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 Die Welt ist ein Buch. [PV Chocolate]

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Invité
Lun 2 Mar - 20:40

Wilhelm Horvath ♔ Lola Ambrey

« Die Welt ist ein Buch. Wer nie reist, sieht nur eine Seite davon. »
Les bibliothèques se vident de plus en plus. Les gens préfèrent goûter au soleil et à l'air frai à l'extérieur ou, au contraire, rester chez eux avec leur ordinateur et leur télévision. Les pages de livres sont de moins en moins tournées. On préfère lire sur un ordinateur ou sur une liseuse, voire même ne pas lire du tout et regarder les adaptations (parfois hasardeuses) au cinéma. Après tout, on a bien mieux à faire que de passer plusieurs heures assis tout seul dans un coin à lire un livre.

J'en viens donc au cas de Wilhelm qui, bien évidemment sinon je n'en parlerai pas, est à l'opposé de ce que l'on peut rencontrer de nos jours. Ayant grandi dans les livres, il est tout à fait naturel pour lui de préférer l'atmosphère de la bibliothèque et la bonne odeur des livres ainsi que sentir les pages sous ses doigts, que de regarder et caresser un écran ou taper sur un clavier.
Oh mais ce n'est pas un technophobe, loin de là ! Il sait utiliser un téléphone (il en a un d'ailleurs : un vieux Nokia qui a connu Jeanne d'Arc et Nicolas II, mais qui se fait appeler "téléphone" quand même) et un ordinateur comme tout le monde, bien entendu. Mais disons simplement qu'il préfèrera chercher ses réponses dans les livres et les encyclopédies, plus sûrs que certains sites internet que je ne citerai pas.

Le seul problème qu'il peut rencontrer dans la bibliothèque de Chantilly (et ce bien qu'elle soit superbe et très, très complète), c'est qu'il n'y a majoritairement que des livres en français. Evidemment, puisqu'il s'agit d'une bibliothèque française pour des français dans une ville française. Rien d'étonnant, hein. Mais Wilhelm ne se décourage pas. Malgré ses légères difficultés en français, le hongrois ne renonce pas à sa bibliothèque et n'hésite pas à passer deux ou trois fois plus de temps sur un livre déjà très long pour en comprendre l'intégralité. D'ailleurs, lorsqu'il se rend à la bibliothèque, son dictionnaire français/hongrois ne le quitte pas.

Aujourd'hui, Wilhelm a justement prévu de travailler son français. Son fameux dico sous le bras, il a passé de longues minutes à balayer les étagères d'aides linguistiques. Le Cerf rencontre donc quelques difficultés en français, ce qui, ma foi, est tout à fait normal quant à son arrivée en France très récente. C'est plutôt cette aisance qu'il a acquise très rapidement (grâce à ses quelques souvenirs de cours de français à l'école, semble-t-il) qui est surprenante. Son accent ne s'entend pas - ou très peu, de temps à autre - et, mis à part quelques hésitations, de légers problèmes de compréhensions et un vocabulaire plutôt simple, on ne peut soupçonner son origine d'Europe de l'Est facilement. Mais ce sont ces hésitations et ces soucis de compréhension qu'il cherche à diminuer et ce vocabulaire qu'il cherche à enrichir en se rendant souvent à la bibliothèque. Le Français pour les Nuls, J'apprends, je parle le Français, Des dictées pour progresser, Vous et la langue de Molière… Tout y passe ! Mais, en règle générale, Wilhelm préfère ne pas être vu lorsqu'il est à sa table, dans un coin de la bibliothèque municipale de Chantilly, avec une simple lampe en guise d'éclairage et sa pile de livres, en train de lire ce genre de livres (il préfère d'ailleurs ne pas être dérangé tout court lorsqu'il lit un livre quelconque). Sauf que, ce soir-là…


Dernière édition par Le Cerf le Mar 3 Mar - 17:54, édité 1 fois
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Invité
Mar 3 Mar - 1:08
HRP:
 


Il était tôt ce matin-là lorsque je me suis réveillée. Et comme tous les matins, je me demandais quoi faire de la journée. Cinéma ? Non j'y suis déjà allée il n'y a pas longtemps. Et puis, je doute fort qu'ici il y ait mieux qu'une rediffusion d'un film épique avec Stallone et une tonne de mec avec leurs oignons... Vu comme le gars nous avait agressé pour nous vendre ces places. Cuisine ? Bof, aujourd'hui j'étais pas tentée, ce serait une pasta box ce midi et une soupe ce soir. Bon et entre du coca et des gâteaux, mais ça faut pas le dire. Je n'avais pas envie de rester enfermée à la maison de toute façon. Bon, qu'est-ce qu'il me reste... Piscine ? Bibliothèque ? Parc ? Ouai, j'avais bien envie d'aller au parc, ça faisait longtemps que je n'y avais pas mis les pieds. Oh et puis non... La bibliothèque me tentait plus, je n'aurai qu'à passer par le parc pour m'y rendre, comme ça je fais d'une pierre deux coups.

Alors j'avais glandé toute l'après-midi et j'avais finalement décidé d'y aller le soir, en espérant que ça soit ouvert... Et MIRACLE ! Elle l'était. J'entrai alors en évitant de faire du bruit, bien qu'à m'a connaissance, je suis assez maladroite pour me reprendre la porte que je viens d'ouvrir en pleine face.
Il faisait sombre et on distinguait assez mal certains endroits reculés. L'endroit était désert. Enfin non, malgré la pénombre je pouvais voir une silhouette dans un coin plus loin.
Je parcourrai les rayons à la recherche de livres intéressants. Je ne suis pas difficile, j'aime tous les genres, amusants, effrayants, historiques, poésie, roman, théâtre, magasines... Mais ce soir, j'avais plutôt la tête à vouloir lire un livre qui me ferait réfléchir. Prenant, posant, reprenant, reposant, je lisais avec entrain les résumés en espérant trouver LE livre qui me retournerait le cerveau tout en me permettant d'ouvrir une vision plus élargie sur le monde. Ou était-ce tout simplement pour enrichir ma culture et ne pas passer pour une idiote dans les conversations ? Quoi qu'il en soit j'avais déjà lu Le meilleur des mondes de Haldous Huxley, du même genre que 1984 de George Orwell, et cette fois-ci j'étais bien décidée à me trouver une autre perle comme ces bouquins.
J'ai finalement opté pour Fahrenheit 451 de Bradbury, dont le résumé me paraissait plutôt encourageant. et dont j'avais lu et entendu quelques éloges dans la presse et par des connaissances. L'histoire d'un pompier du futur qui brûle les livres. Jusqu'au jour où il se met à en lire, refuse le bonheur obligatoire et rêve d'un monde perdu où la littérature et l'imaginaire ne seraient pas bannis. Devenant du coup un dangereux criminel... Un bon roman contre utopique comme on les aime.

Préférant être plutôt seule, je m'installai relativement à distance de la silhouette que j'avais vue en entrant. Mais voilà, il fait très sombre et comme je ne l'avais pas distinguée réellement, je suis devenue parano. OUI. Imaginez si c'était un monstre ou un fantôme ?? Je n'avais pas lu deux pages de mon merveilleux roman que je me levai pour aller rejoindre la table de la figure sombre. Plus je m'approchai, plus elle semblait humaine. Ouf... Me voilà rassurée, déjà je ne suis pas toute seule... Et encore moins avec un mort. Cette silhouette m'apparaissait maintenant clairement, de près, avec une petite lumière à côté d'elle. C'était un garçon... Plutôt mignon qui plus est. Il avait de jolis cheveux blancs et de beaux yeux bruns dorés. Il devait avoir mon âge, ou environ.

- Heu bonsoir, cela ne vous dérange pas que je m'assoie ici ? Je suis désolée, je suis un peu parano, j'ai peurs toute seule comme ça, et il fait vraiment très sombre alors...

J'espère qu'il ne va pas trop me prendre pour une folle... Il lisait des livres de français, avec un dictionnaire franco-hongrois à ces côtés. Mince, si ça se trouve il ne m'a même pas comprise... Oh aller Lola, tu psychote, il lit des bouquins français, il doit tout de même avoir quelques bases. En tout cas, belle approche...
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Invité
Mar 3 Mar - 17:31

« Die Welt ist ein Buch. Wer nie reist, sieht nur eine Seite davon. »

Wilhelm Horvath ♔ Lola Ambrey


« Heu bonsoir, cela ne vous dérange pas que je m'assoie ici ? Je suis désolée, je suis un peu parano, j'ai peurs toute seule comme ça, et il fait vraiment très sombre alors... »
 
Wilhelm ne pu alors s'empêcher de sursauter. Il avait entendu les pas de la jeune fille venir vers lui mais il n'a pas daigné relever la tête et le fait qu'elle s'adresse à lui le fit sursauter. C'est plus fort que lui. Il releva alors la tête, les yeux clairs écarquillés vers elle alors que ses mains se plaçaient déjà sur le livre qu'il lisait pour le cacher. Pourquoi le cacher ? Aucune idée. Parfois, il ne faut simplement pas chercher à comprendre ce garçon. De toute façon, il était trop tard, la nouvelle venue avait certainement déjà remarqué ses livres d'apprentissage du français.

Le hongrois secoua alors vaguement la tête, faisant signe à la jeune fille qu'il ne voyait aucun inconvénient à ce qu'elle s'installe à sa table. Cependant un peu perplexe quant au choix de cette dernière, étant donné que toutes les autres tables étaient libre.

« Aucun problème. »

Il dû s'éclaircir la voix pour prononcer ces quelques mots, se rendant compte que son long silence de lecture la lui avait quelque peu fait perdre. Automatiquement, il attrapa sa pile de livres pour la faire glisser de l'autre côté de la table afin de laisser de la place à la jeune fille, bien que ce geste ne soit pas réellement utile étant donné que la table fut grande et qu'elle ne tenait qu'un livre. Observateur, Wilhelm remarqua tout de suite le titre du bouquin : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Un très bon choix. Un livre certes assez court puisqu'il ne s'agit que d'une nouvelle, mais au thème contre-utopique très intéressant. Le blond sourit alors à la jeune fille après son regard vers la couverture du livre, comme pour lui faire comprendre que le choix qu'elle avait fait lui plaisait beaucoup.

Observateur, certes, mais visiblement pas assez pour remarquer que la nuit était déjà tombée. Absorbé dans ses bouquins, Wil n'avait pas prêté attention au temps qui passait et au soleil qui s'était couché. Il devait être très tard. Wilhelm releva sa manche gauche et regarda sa montre. 20h passé. Étonnant que le bibliothécaire ne les ait pas encore virés pour fermer l'établissement. Peut-être avait-il encore des choses à faire… En tout cas, Wil comptait bien rester jusqu'à la fermeture, encore une fois. Et peut-être était-ce également le cas de la jeune fille qui venait de le rejoindre par peur de rester seule dans la bibliothèque sombre…

« Vous aimez ce genre d'histoires ? »

Peut-être ne voulait-elle pas être dérangée non plus pendant sa lecture du livre dont le hongrois faisait allusion… Wilhelm se sentit alors mal à l'aise. Lui qui n'avait pourtant pas l'habitude de parler en premier venait de lui adresser à nouveau la parole et le regrettait dès le dernier mot prononcé. Il serra les dents et tenta de fuir en déviant rapidement le regard vers les étagères à sa droite. Couvertes de livres du sol au plafond, Wil en venait même à se demander comment le bibliothécaire pouvait bien faire pour nettoyer ces étagères qui semblaient être sans fin. Cela expliquerait donc peut-être le fait que celui ou celle en charge du bâtiment n'ait toujours pas fini son travail à cette heure tardive. Wilhelm parcourra rapidement les étagères du regard, admirant au passage les quelques livres aux couvertures de toutes les couleurs faiblement éclairés par la lampe de sa table.

Puis, ce rendant compte que fuir le regard d'une personne à qui on vient juste d'adresser la parole était une acte impoli, le Cerf ramena ses yeux sur le visage de la demoiselle. Bien que la faible lumière de la lampe mal orientée ne permette pas de bien voir son visage, Wil estimait une tranche d'âge pour la jeune fille entre 15 et 18 ans. Quoique certainement plus proche des 16 ans, d'après lui. Pas plus. Mais pour vouloir lire un livre de la sorte, elle devait sans doute être déjà assez mature mentalement, ce qui n'était pas sans déplaire à Wilhelm. Un visage plutôt enfantin, donc, et des cheveux longs, bruns. Très jolie. Il regretta alors de ne pas pouvoir la voir correctement.

Wilhelm se rendit alors compte que la dévisager ainsi n'était pas non plus très poli. Alors il afficha un joli sourire, espérant ne pas l'avoir froissée et ne pas avoir l'air d'un gars dérangé.
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Invité
Jeu 5 Mar - 17:57
D'un geste vif, il avait fait passé ses livres d'un côté à l'autre de la table afin de me laisser de la place pour m’asseoir.

- Aucun problème.

Il avait l'air très gentil en tout cas, et il m'avait comprise. Ce qui prouve déjà qu'au moins il parle français. Bon point, je n'avais pas eu l'air stupide. Je m'assis alors et entamai ma lecture, en espérant que ça ne le dérange pas d'avoir une inconnue à ces côtés quand il lit.

- Vous aimez ce genre d'histoire ?

M'avait-il demander juste avant de détourner le regard vers les étagères à sa droite. Il avait fait des efforts pour cacher son accent étranger, et pourtant j'avais perçu un léger malaise lorsqu'il m'avait adressé la parole. Quoi qu'il en soit, il s'était déjà égaré dans les étagères et contemplait les livres aux multiples couleurs qui s'y trouvaient. Avait-il déjà lu ce livre ? Bien sûr, puisqu'il t'en parle... Lola tu es stupide parfois. Il venait de retourner la tête vers moi, et cette fois-ci, c'est moi qu'il contemplait. Ou du moins, qu'il regardait. Je répondis en lui rendant le sourire qu'il m'adressait.

- Oui. A vrai dire je lis de tout, j'aime beaucoup lire, mais j'avoue que ce genre de sujets ne me laisse pas indifférente. Vous l'avez déjà lu je suppose. Vous l'avez bien aimé ?

Lui lisait des livres d'apprentissage de français, et il avait un dictionnaire franco-hongrois.

- Vous êtes étranger. Vous êtes en France depuis longtemps ? Vous parlez très bien le français en tout cas.

Le bibliothécaire était venu nous voir, sortant discrètement de derrière une étagère, si bien que je ne l'avais même pas remarqué. Et il me fit sursauté en nous disant de partir, car quand même, il était tard. Sauf que je n'avais pas lu mon livre. Et bien il faudrait que je revienne demain. Et je reviendrai plus tôt, ça m'apprendra.
J'allai reposer mon livre où je l'avais trouvé et remis mon manteau, mon écharpe et mes gants. Je replaçai mes cheveux d'un geste sûr. J'allais sortir, mais observant le garçon je me rendis compte qu'il galérait pour ranger ses livres. Bon aller, je suis gentille, je vais l'aider. J'attrapai deux de ses livres et regardai les auteurs pour aller les reposer. Finalement, nous sommes sortis ensemble en saluant le bibliothécaire et s'excusant du dérangement.

- Vous venez de Hongrie... Vous parlez probablement allemand, je me trompe ? Si jamais... Vous avez des problèmes en français, pour comprendre, ou pour parler. N'hésitez pas... Au fait, je m'appelle Lola, j'espère qu'on se reverra prochainement !

Oui bon, ok, sous-entendu DEMAIN. Je lui tendis alors un bout de papier sur lequel j'avais gribouillé quelques chiffres. Mon numéro de téléphone quoi. Je lui fis à nouveau un large sourire avant de repartir en direction du parc pour rentrer chez moi. Gentil le garçon en tout cas. Et mignon.
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Invité
Mer 11 Mar - 13:22

« Die Welt ist ein Buch. Wer nie reist, sieht nur eine Seite davon. »

WILHELM HORVATH ♔ LILY NIGEL ♔ LOLA AMBREY

« Oui. A vrai dire je lis de tout, j'aime beaucoup lire, mais j'avoue que ce genre de sujets ne me laisse pas indifférente. Vous l'avez déjà lu je suppose. Vous l'avez bien aimé ? »


Oui, Wilhelm avait lu Fahrenheit 451, et pas qu’une fois. Il aimait beaucoup relire un livre plusieurs fois. Cela lui permettait alors de juger le déroulement de l’histoire et de voir les différents détails tout en connaissant le dénouement. Les nouvelles de Ray Bradbury étaient alors dans son top 10. Il aurait aimé en parler avec la jeune fille mais s’abstint de lui parler des autres œuvres de l’auteur, de peur de paraître ?? sans doute… Wilhelm se contenta donc de hocher la tête en souriant, ne s’étalant pas sur le sujet.

Puis elle baissa la tête vers les livres que le hongrois lisait. Cela avait suffit à lui faire comprendre que l’homme en face d’elle n’était pas français. Le compliment qu’elle lui fit (« Vous parlez très bien le français en tout cas. ») ne suffit cependant pas à faire disparaître la gêne du hongrois.

« Merci beaucoup… »
Il sourit à nouveau, reconnaissant.
« Je suis arrivé en France il y a un peu plus de quatre mois maintenant. Mais j’avais déjà un niveau scolaire avec les leçons de Hongrie. »


Wilhelm ne laissait rien paraître, mais intérieurement, il était très gêné. Encore. Non pas par la présence de la jeune fille, qu’il trouvait très sympathique, mais plutôt par son propre comportement. Depuis l’arrivée de la brune à sa table, Wil avait l’impression de n’avoir cessé de gaffer. Déjà, avec sa question alors qu’elle lisait son livre tranquillement, et ensuite parce qu’il avait l’impression de trop parler. Et le hongrois savait très bien que trop parler de soi n’était pas bon. Premièrement, son identité devait être dissimulée aussi longtemps que possible. Deuxième, ça embête les gens de devoir écouter des choses dont ils ne s’intéressent pas.

Fort heureusement pour lui, le bibliothécaire ne tarda pas à couper court à la conversation pour les mettre à la porte. A la fois soulagé et déçu, Wilhelm fut contraint de ranger ses affaires sans avoir fini ce qu’il avait entamé. Dans la précipitation, Wil fit tomber un de ses livres, ce qui le fit grimacer. Lui qui avait horreur de la maltraitance envers la littérature… La jeune fille vint alors vers lui pour l’aider à ranger ses livres d’apprentissage du français. Il sentit alors qu’ils allaient bien s’entendre. Il a des personnes, comme elle, avec qui on sent tout de suite que le feeling va passer. Elle était gentille et semblait aimer la littérature presque autant que lui. Comment pouvaient-ils ne pas s’entendre ?

« Vous venez de Hongrie... Vous parlez probablement allemand, je me trompe ? »


Mais oui ! Voilà d’où lui venait ce léger accent ! Wilhelm ne pu alors s’empêcher de sourire avant de répondre :

« Oui, je viens d’une petite ville à quelques heures à peine de l’Autriche… L’allemand est en quelques sortes ma seconde langue maternelle. »


N’ayant plus que faire de savoir s’il était mauvais d’en dire trop sur lui, la satisfaction d’avoir rencontrer une allemande avec qui s’exprimer facilement dans une langue qu’il parlait parfaitement. Voilà donc un point en plus en faveur d’une possible amitié.

« Si jamais... Vous avez des problèmes en français, pour comprendre, ou pour parler. N'hésitez pas... Au fait, je m'appelle Lola, j'espère qu'on se reverra prochainement ! »


Sur ces mots, elle lui tendit un papier. Un peu hésitant, Wilhelm ne su vraiment que faire de ce papier et le garda donc en main un instant en remerciant et saluant Lola qui partait déjà vers le parc. Elle rentrait sûrement chez elle. Wil regarda le bout de papier et sourit en constatant que Lola y avait inscrit une suite de chiffres, son numéro certainement. Il le rangea soigneusement dans la poche de sa veste à côté de ses clés, de sorte à ne pas le perdre et ne pas l’oublier en rentrant chez lui.



Ils s’étaient échangé quelques SMS. Mais avec l’antiquité de Wilhelm, ce n’était pas très glorieux. Lola et Wilhelm avait finalement convenu de se retrouver à la bibliothèque le lendemain. Le hongrois s’y rendit donc un peu plus tôt dans la soirée, en toute fin d’après-midi. Il ne devait pas être plus de 18h et le soleil n’était pas encore couché.

Assis à la même table que la veille, Wilhelm attendait patiemment la jeune fille qui ne devait alors plus tarder. Son dictionnaire franco-hongrois sur la table, il était allé reprendre les quelques livres d’apprentissage du français qu’il avait trouvé. En allant les chercher, il était passé devant une autre jeune fille, d’approximativement le même âge que Lola, brune également, assise dans un coin en train de lire un livre. Cette fille, Wilhelm l’avait déjà vue plusieurs fois à la bibliothèque. Souvent seule, il la voyait toujours avec un livre intéressant et leurs regards se croisaient beaucoup, bien qu’ils ne se soient jamais adressé la parole.
De la table où il s’était installé, Wilhelm voyait très bien cette fille aux livres, assise seule à l’autre bout de la pièce.
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Dim 22 Mar - 23:38
Depuis le début de l’après-midi, Lily demeurait à la même place, allongée sur le canapé, emmitouflée dans une grosse couverture. Il y avait des jours comme ça, durant  lesquels la jeune fille ne souhaitait pas sortir. Alors, elle s’était décidée à regarder la télé, enchaînant émissions absurdes sur émissions absurdes. Jetant un rapide coup d’œil à l’horloge de son portable, elle constata que déjà cinq heures sont passés depuis qu’elle s’était installée entre deux coussins. Elle bailla et étira ses jambes tout en retirant l’édredon qui la recouvrait. Il était 17h45, le soleil commençait tout doucement sa descente ; dans quelques heures, il laisserait place à la lune. Soupirant, elle se décida et finit par enfiler une paire de converses et un manteau. Elle attrapa sa besace et y fourra ses clés, son portable et les livres qu’elle devait rendre à la bibliothèque municipale. Sans attendre une minute de plus, elle ouvrit la porte d’entrée et avant de la franchir totalement avertit sa colocataire de son départ.
Malgré la présence du soleil dans le ciel, il faisait tout de même bien frais. Elle frissonna et replaça son écharpe, ses mains consciencieusement dans ses poches, elle marchait pratiquement seule, en direction de la grande Bibliothèque, son petit paradis.
Environ cinq minutes plus tard, elle était arrivée et était en train d’essuyer machinalement ses pieds sur le paillasson. Se dirigeant vers le bureau de la bibliothécaire, elle ôta son manteau et son écharpe. Elle rendit rapidement ses livres et traversa un vaste espace centrale.  Observant attentivement chaque rangée de livres, elle finit par choisir celle contenant des pièces de théâtre ; elle n’avait pas particulièrement envie d’attaquer un gros roman pour le moment.  Son doigt survolant le dos de chaque livre présent sur cette gigantesque étagère, elle se stoppa net dans sa réflexion et attrapa deux petits livres. Durant quelques instants, elle considéra la couverture des deux œuvres et laissa un sourire naître sur ses lèvres. Ouvrant sa besace, elle plaça Roméo et Juliette de Shakespeare et Antigone d’Anouilh à l’intérieur. Sortant de ce rayon, elle se dirigea distraitement jusqu’à une table inoccupée et s’y installa. Elle posa son manteau, son écharpe et sa besace sur la table, en sortit ses deux ouvrages et débuta sa lecture d’Antigone. Quelques minutes après, sentant le regard insistant de quelqu’un posé sur elle, elle releva ses yeux de son livre et parcourut le peu de personnes présentes en face d’elle. Son regard croisa celui d’un jeune homme aux cheveux étonnement blancs. Ce devait surement être lui qui l’observait pendant qu’elle lisait. En effet, elle avait déjà eu l’occasion de voir ce garçon à plusieurs reprises, assis à une table avec généralement une pile de livres posée à côté de lui. Jusque-là, leur regard n’avait fait que se croiser, ils ne s’étaient jamais adresser la parole auparavant. Et aujourd’hui, Lily avait une furieuse envie de faire changer les choses. Il avait l’air d’être seul, mais d’attendre quelqu’un ; de toute façon, si elle gêne, elle retournera à ses pièces de théâtre. Elle se dirigea vers le jeune homme, son livre à la main et se posta devant lui. Tendant sa main vers lui, elle se présenta souriante.

« Enchantée, je m’appelle Lily. Ça fait plusieurs jours qu’on a l’occasion de se « voir » à la bibliothèque, donc je me suis dit qu’il fallait que je vienne me présenter. D’ailleurs, j’ai remarqué tu venais souvent ici. »

Le regard de la jeune femme s’oriente vers un livre très épais, elle tord le cou et finit par entrapercevoir le « titre ». Elle le déchiffre avec étonnement.

« Oh, je viens juste de remarquer le dictionnaire franco-hongrois sur la table ; pourquoi tu as un ouvrage de ce genre-ci ? »

Encore une fois, sa curiosité avait pris le dessus. Émettant un petit rire nerveux, elle se passa une main dans les cheveux ; son tact était à revoir. Soupirant, elle s’excusa.

« Désolée… Tu sais, t’es pas obligé de répondre. Si je me suis montrée trop curieuse, il faut me le dire, termina-t-elle un petit sourire contrit aux lèvres. »
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Invité
Sam 20 Juin - 13:30
HRP:
 


Ma chère Lola, tu es en retard... Et oui, bien que je fasse de mon mieux, il m'arrivait souvent d'arriver en retard. Lorsque je fais quelque chose, je ne fais plus vraiment attention à l'heure... Du coup, je me mets des alarmes mais là j'avais oublié, et j'étais partie au moins avec trente minutes de retard... TRENTE MINUTES !! C'est bien comme impression tient. J'espère qu'il ne m'en voudra pas trop... Dévalant la rue aussi vite que je pouvais avec mon sac sur le dos, je poussais enfin la porte de la bibliothèque, à bout de souffle et luttant pour tenir debout. Je scrutais la bibliothèque et aperçus Wilhelm. J'étais soulagée de voir qu'il n'était pas parti. Il était en compagnie d'une jeune fille avec de magnifiques cheveux noirs.

- Hallo mein Freund ! Wie gehts ? Dis-je avec un grand sourire. Pardon pour le retard, je n'ai pas vu l'heure !!

La fille devait avoir dans les 14 ans, je ne l'avais encore jamais vue.

- Salut ! Je m'appelle Lola, tu es une amie de... Wilhelm ? C'est comme ça qu'on dit ?

J'eu une certaine hésitation en prononçant son nom, car il me l'avait dit par SMS mais il ne me l'avait pas dit, et je n'en savais pas la prononciation.
Elle me répondit que non, mais qu'elle venait souvent à la bibliothèque et qu'aujourd'hui elle s'était décidée à venir lui parler. J'ai remarqué tout de suite à sa façon de parler qu'elle était très certainement cultivée, et qu'elle avait une certaine confiance en elle. Elle paraissait plutôt gentille et ingénue.

- Lily. C'est un joli prénom ! Bon Wilhelm, on se met au travail ? J'ai apporté quelques exercices que j'ai trouvé sur internet, comme tu as plutôt un bon niveau j'ai essayé de les prendre en conséquence. J'en ai pris sur des trucs simples déjà, puis après sur quelques petites anecdotes de la langue française. J'ai pris plutôt des trucs qui correspondent à notre langage de tous les jours. Et je t'ai apporté un petit livre de poche sur toutes les expressions françaises utiles dans tous les domaines. J'espère que ça t'aidera !

Je ne voulais pas paraître trop agressive dès notre premier "cours", alors j'avais pris de tout, à tous les niveaux et sur tous les sujets et on piocherait dans ce qui l'intéressait. Lily nous regarda et comprit l'utilité du dictionnaire franco-hongrois.

- Tu t'y connais en allemand Lily ? Tu veux te joindre à nous ? Si Wilhelm veut bien, moi ça ne me dérange pas !

Je butais encore chaque fois que je prononçais son prénom et il me faudrait un certain temps pour m'y habituer, mais je ne pense pas qu'il m'en tienne rigueur, il avait peut-être l’habitude qu'on l'écorche en France ?
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