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 [PV Cygne] Règlement de comptes et poursuites

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Peter Pan
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Sam 31 Mai - 15:01
Voilà, on y était, au commissariat. Peter était assis sur sa chaise bancale qui tapait sur le sol régulièrement au fur et à mesure qu'il se balançait. Le policier l'avait laissé ici en compagnie d'un autre en attendant que quelqu'un arrive. Bien sûr, il n'allait pas le laisser seul ce serait trop facile. Il le regardait fixement comme un chien de garde, c'était assez amusant. Et pourquoi la deuxième personne était nécessaire ? Elle n'avait rien fait d'illégal. Pour les procédures, ils disaient.

Quelques heures plus tôt, la musique emplissait toute la boîte de nuit, le son comme on dit. Les gens bougeaient, se trémoussaient, transpiraient. D'autres buvaient, parlaient, draguaient. Comme Peter. Il "faisait connaissance" avec une jolie demoiselle blonde lorsqu'un gars sorti de nulle part se mit devant lui et prit la jeune fille pour "parler seul à seul" avec elle. Déjà, ça ne se faisait pas de couper une discussion, ni d'embarquer quelqu'un sans son consentement. Mais en plus, s'il ne faisait rien, la loi allait lui reprocher de n'avoir rien fait pour aider. Fin bon, il l'avait peut-être aider mais pas en son avantage. Il prit l'homme par l'épaule et le retourna pour qu'il le regarde.
- Qu'est-ce que tu me veux, toi ?
Oulala il ne connaissait pas la politesse apparemment. Ce mec était vraiment un déchet.
- Déjà tu parles mieux que ça, et ensuite tu laisses la jeune fille tranquille on était en train de discuter.
Il laissa échapper un rire tonitruant et lança un regard méprisant à Peter.
- Et bien, tu peux aller en trouver une autre pour discuter, celle là est à moi.
Et le coup de poing fusa naturellement dans sa face de rat. D'où il traitait les femmes comme des objets ? Il se prenait pour qui sérieux ? Peter aurait bien voulu s'arrêter là et continuer à parler avec la jolie fille mais le gars insista, évidemment. Bien sûr, la super soirée a tournée en baston et le vieux gars à face de rat a fini à l’hôpital. Le problème, c'est qu'un idiot n'a pas pu s'empêcher d'appeler la police et là, tabasser la police c'était une moins bonne idée. Ce qui est dommage, c'est qu'il n'a pas pu finir sa conversation avec la jolie blonde.

D'ailleurs, le policier de tout à l'heure vint le chercher et le fit asseoir dans une autre salle où il y avait une chaise en face de lui, et une à côté de lui. Le policer s'assit sur celle d'en face. La porte s'ouvrit derrière lui  et deux personnes entrèrent. Il n'avait pas besoin de se retourner, il savait déjà qui c'était. La jolie fille blonde accompagnée d'un policier.
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Dim 1 Juin - 15:10

Règlement de comptes et poursuites
Le Cygne et Peter Pan

Elle se fit pousser rudement à l'intérieur d'une salle peu éclairée, meublée seulement d'une table et de trois chaises. Elle alla s'asseoir sur la seule restée libre. A côté d'elle se trouvait le jeune homme avec qui elle avait discuté plus tôt dans la soirée, en face un policier qui les regardait d'un oeil dur. L'entretien allait commencer. Elle était pressée que tout cela se termine, que cette histoire finisse et qu'elle puisse rentrer et oublier rapidement cette soirée ratée. Ca n'avait pas si mal commencé, pourtant...

Rien que quelques heures auparavant, elle faisait la queue pour entrer dans la boîte de nuit du centre-ville. Elle s'était préparée spécialement pour l'occasion, avait enfilé une petite robe qu'elle avait recouverte d'un gilet, et s'était même maquillée. Plus tôt dans la journée, l'envie lui avait pris de sortir et de s'amuser, histoire de se relâcher quelque peu. Et, une fois entrée dans la boîte, elle avait commencé à danser et à boire, et tout se passait pour le mieux. Bien que, n'ayant pas réellement d'amis, elle fut sortie seule, la soirée se déroulait à merveille.

Et puis, ce garçon était arrivé. Le même qui était assis juste à côté d'elle maintenant. Un jeune homme brun, aux yeux noisette, plutôt musclé. Assez mignon. Il s'était adossé au bar et avait engagé la conversation avec elle. Ainsi, ils avaient discuté pendant quelques minutes, parlant de tout et de rien, flirtant un peu. Et, alors qu'ils dialoguaient encore, un autre homme s'était posté devant elle, l'avait empoignée par le bras et l'avait embarquée avec elle. A peine avait-elle eu le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait que l'autre jeune homme avait réagi en attrapant le nouvel arrivant par l'épaule. Tout le reste s'était passé relativement vite. Les deux types avaient échangé quelques mots, et leur échange avait tourné à la bagarre. C'est là que la soirée devint un fiasco : une personne dans la salle avait fait appel à la police, et le beau brun avait préféré défoncer ces messieurs à coups de poings, plutôt que de les laisser agir tranquillement. Pas commode, le gars.

C'est ainsi qu'elle s'était retrouvée dans cette pièce à l'atmosphère dérangeante. Elle avait été embarquée là par un policier assez violent qui l'avait prise par le bras et trimballée à travers les couloirs du commissariat. L'enfoiré avait eu la bonne idée de la calmer en la giflant lorsqu'elle s'était mise à lui hurler dessus parce qu'elle avait mal.

Assise sur sa chaise, elle attendit que l'homme d'en face se décide à parler, tentant de calmer ses nerfs. Elle jeta un coup d'oeil du côté du jeune homme à côté d'elle. Elle ne connaissait même pas son nom. Si seulement l'autre imbécile n'était pas venu rajouter son grain de sel, ils auraient pu terminer leur conversation tranquillement. Elle aurait bien aimé discuter avec lui encore un peu, et au lieu de ça elle se retrouvait au commissariat, pour une raison stupide. Quel beau souvenir elle garderait de cette soirée...

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Peter Pan
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Lun 2 Juin - 13:09
Une personne s'assit à côté de lui. Il tourna la tête et la regarda pendant quelques secondes. Oui c'était bien elle, la fille blonde. Comme c'était étrange... Avec ces deux policiers postés derrière eux et celui devant eux, il avait l'impression d'être un criminel. Enfin, un vrai, tabasser quelqu'un c'est pas un crime pour lui. Peter ne porta peu d'attention aux personnes présentes dans la pièce. Il ne savait pas pourquoi mais cette atmosphère le dérangeait, il se sentait mal à l'aise. Il se déconnecta un peu et fixa la lumière en face de lui, il détendit tout les muscles de son corps mais rien n'y changeait. Il y avait toujours cette putain de tension dans cette pièce et ça le gênait.

Le policer en face d'eux demanda la version des faits à la demoiselle, les policiers devaient déterminer pourquoi Peter avait tabassé ce gars. Ensuite, il la demanderait à Peter, il leur prendra leurs identités histoire d'être dans les règles, il devra payer une amende qu'il ne pourra jamais remboursé et c'est là qu'il état censé improvisé. De plus Peter n'était pas répertorié comme une personne existante dans n'importe quelle ville. Un gars qui n'a pas de maison, travaille dans une troupe de théâtre super louche et encore pleins d'autres trucs, il n'était pas la personne la plus crédible au monde. Quand il a cessé d'exercer en Chine pour venir à Chantilly, il a orchestré sa mort comme monsieur tout le monde qui n'a ni famille, ni amis.

Là, il était dans la merde, il fallait qu'il gagne du temps. La fille racontait la soirée avec trop de précipitation à son goût, elle allait trop vite, il allait falloir qu'il ralentisse tout ça. Faire la commère et blablater pendant de longues minutes sur des détails futiles, ce n'était pas trop son truc. Mais il n'avait pas le choix, il allait falloir qu'il tente le coup ce serait toujours mieux que de ne rien faire. Le plus chiant, ça va être l'amende. Avec leur super salaire à l'Organisation, il va devoir payer sur deux mois. Heureusement qu'il n'avait pas réellement besoin de dormir ou de manger parce que c'aurait été pire. Mais il n'avait pas l'intention de payer, il agirait avant. Et puis comme il n'existe pas pour le reste de l'humanité, une fois qu'il sera sorti de ce commissariat, il ne restera rien de lui. Il s'envolera, comme un rêve.

D'ailleurs, ça faisait longtemps qu'il n'était pas allé faire un tour dans les airs, ça commençait à lui manquer. Même s'il n'avait pas d'ailes, c'était extrêmement palpitant et il pouvait voler à côté des oiseaux. Il en était sacrément fier de son pouvoir, il était le seul humain capable de voler librement. Comme un gamin, il aimerait montrer à tout le monde à quel point ils étaient des déchets face à lui qui pouvait voler. Oui parce qu'au fond, Peter était toujours un gamin capricieux, narcissique et tellement de choses encore. Il s'était toujours demandé s'il pouvait pousser son pouvoir jusqu'à voler vers la lune. Ce serait le plus beau de tous ses voyages...

Quelqu'un lui frappa l'arrière de la tête et il sortit de ses pensées. Le policier en face de lui le regardait avec insistance, comme s'il attendait que quelque chose se passe.

- Alors ?
- Quoi ?
lui répondit Peter avec aucune décence.
- Ne jouez pas ce jeu avec moi, que s'est-il passé selon vous cette nuit-là ?

Ah, il en était encore à la soirée. Il aimerait lui cracher au visage qu'on s'en foutait, que ce n'étaient que des détails inutiles et que de toute façon, le gars l'avait cherché. Mais il se retint, s'il voulait éviter les ennuis et disparaître dans la nature comme prévu. Il lui raconta longuement avec le moindre petit détail ce qui s'était passé. Par contre il aurait dû éviter de dire qu'il avait bu deux ou trois verres parce que maintenant, le policier croit qu'il était saoul alors que c'est faux. Il tenait très bien l'alcool mais maintenant il risquait plus gros, il venait d'empirer son cas. Il jeta un œil à la jeune fille blonde et se demanda qu'est-ce qu'elle avait bien pu raconter sur la soirée, au cas où elle l'aurait enfoncé.
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Mar 3 Juin - 20:05

Règlement de comptes et poursuites
Le Cygne et Peter Pan

L'homme se décida à parler, rompant le silence délicat qui s'était installé dans la pièce. Il demanda à Elisa ce qu'il s'était passé durant la soirée. Elle lui donna sa version des faits, tentant de se souvenir le mieux possible des détails importants ; mais elle s'expliqua brièvement. Sa seule envie était de s'en aller rapidement de cet endroit lugubre et de pouvoir s'enfouir sous une couette, puis dormir. Pour toujours. Une certaine tension s'accumulait en elle, une inquiétude grandissant progressivement, un stress qui augmentait chaque seconde de plus qu'elle restait enfermée dans cette salle. Un petit quelque chose de malsain traînait dans ce commissariat, ce soir-là, un petit quelque chose qui la mettait mal à l'aise et lui procurait l'envie de fuir, de partir très loin et d'oublier toute cette histoire. Elle était préoccupée, et cela se ressentait à son ton de voix. Elisa n'avait jamais été très douée pour cacher ses sentiments ; puis elle n'en avait ni l'envie ni le courage. Elle voulait juste se tirer de là.

Elle ne dit rien qui aurait pu empirer la situation de son "camarade", car elle ne voulait pas lui causer tort. Il y arrivait très bien tout seul. Et puis, elle avait apprécié sa compagnie, plus tôt. Et, bien qu'elle ne se soit retrouvée au poste par sa faute, il n'avait rien fait de mal, du moins il n'avait rien fait contre elle. Il l'avait seulement défendue. Il n'était pas profondément malintentionné ; il devait juste apprendre à contrôler sa colère. Néanmoins, elle n'hésita pas à faire part de la manière dont l'inconnu-qui-s'était-fait-péter-la-gueule lui avait agrippé le bras, sans oublier de préciser l'odeur forte d'alcool qui émanait de sa bouche.

Aussitôt qu'elle eût terminé, l'agent posté en face d'eux interrogea Peter, comme s'il se fichait complètement de tout ce qu'elle lui avait raconté. Mais Peter était perdu dans ses pensées, et ne réagit pas avant que l'un des deux policiers debout derrière eux ne lui fiche une beigne sur l'arrière de la tête. Le personnel était définitivement violent, ici... ils n'avaient pas le droit de traiter les personnes qu'ils arrêtaient de la sorte, peu importe ce qu'ils avaient fait. Elisa repensa à la façon dont elle avait été emmenée jusqu'à cette pièce, chose qui eut le don d'intensifier sa colère. Elle continua de ruminer ces pensées pendant que l'autre parlait, et l'exaspération finit par l'emporter juste au moment où il finit son long discours. Ils n'avaient définitivement pas le droit de se montrer aussi exécrables envers eux, sous aucun prétexte.

"Oh, j'ai oublié de préciser un détail important tout à l'heure, ça me revient. Une fois que j'ai été amenée au commissariat par votre personnel, un policier m'a amenée jusque dans cette salle. Seulement il me tirait par le bras assez violemment et j'avais mal, et quand je lui ai demandé de se calmer il m'a ignorée, alors j'ai haussé le ton et il m'en a collé une. Je sais pas si vous considérez ça comme quelque chose de banal ou pas, mais j'ai l'impression que les agents d'ici sont assez hostiles, et ça me plaît pas d'être traitée comme une pauvre bête. Alors j'espère que vous comptez vous calmer parce que je vais pas laisser un pauvre flic me lever la main dessus et le laisser s'en tirer comme ça."

C'était sorti. Elle allait beaucoup mieux. Son petit tour allait sûrement empirer la situation et les enfoncer tous deux encore plus profondément. Mais elle en avait eu besoin, et elle se sentait bien plus détendue maintenant que son flot de colère s'était quelque peu déversé sur ces messieurs. Elle avait beau être fragile en apparence, son impulsivité était bien réelle ; et elle aurait regretté de ne pas être intervenue comme elle l'avait fait. Au moins, la couleur était annoncée.

Elle fixait l'homme en face d'elle, les yeux droit dans les yeux, sans le lâcher du regard, alors que la tension continuait de monter, doucement...

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Peter Pan
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Jeu 12 Juin - 0:06
Ça puait. Ça puait le faux et les embrouilles dans ce commissariat. Il ne savait pas pourquoi mais il avait l'impression que tous les policiers ici étaient des agents de MG. La vieille serait tellement tordue qu'elle aurait les forces de police avec elle et comme ça, dès qu'un agent du GML faisait un pas de travers, elle le chopait et s'en débarrassait en toute légalité. Peut-être que ce genre de fourberies n'intéressaient pas la vieille mais elle en serait bien capable. Un ou deux agents en moins chez son pire ennemi ne pourrait lui faire que du bien. Surtout qu'elle sait très bien à quel point GML a des agents instables mentalement et bien plus difficiles à tenir et, dans ces cas-là, les délits arrivaient rapidement et étaient récurrents. Elle en savait surement des choses, la vieille.

La jeune fille à ses côtés évoqua au policier qui les interrogeait la façon brutale dont on l'avait traitée. Ce genre de comportement était rare chez des gens civilisés, contrairement aux agents qui côtoyaient la violence tous les jours. Cela ne l'étonnerait pas qu'ils s'en soient habitués. Mais il y avait un truc qui l'avait troublé dans ce que la jeune fille avait dit. Il tourna la tête et la fixa comme pour la sonder tandis qu'elle regardait le policier en face d'eux. Et pourtant, elle avait tout de banal. C'était peut-être un...instinct, un pressentiment ?

Le policier s'excusa pour la brutalité de ses agents, prenant pour prétexte qu'ils étaient un peu à cran en ce moment et qu'il réglerait ce problème lui-même. Voilà, la jeune fille était sûrement rassurée désormais, lui n'en était que plus inquiété. Il ne pouvait pas rester ici plus longtemps. Il venait de mettre le doigt sur ce qui le gênait depuis le début. C'était une impression d'exécution. Ils avaient trouvé le loup et l'avaient en cage sous bonne garde pour pas qu'il s'enfuit. Il ne resterait plus qu'à l'éliminer. Pourquoi ? Pour ce qu'il est, tout simplement. Un loup, un chasseur, un ennemi. Comme MG pourrait considérer les agents de GML. Conclusion: il devait trouver la faille et se tirer. Ou tout simplement foncer dans le tas et s'enfuir.

Le policier lui demanda son nom et son lieu de résidence. Peter était coincé. Il dit un nom assez banal et courant en espérant qu'un gars dans la ville s'appelait comme ça et l'adresse d'une maison au pif. Le policier tapa sur son clavier et fixa pendant de longues secondes l'écran en fronçant les sourcils. Puis son visage se défigea. Merde. De un, ce nom n'existait pas dans la ville, et de deux avec le lieu, ce n'était pas cette personne qui y habitait. Peter savait très bien que ses chances étaient réduites avec la chance, il n'avait pas une très bonne entente avec elle. Et pour finir en beauté, le policier s'en était rendu compte mais avait fait comme si c'était normal, même si le regard en coin avec son coéquipier l'avait quelque peu trahi.

Le policier leur dit que Peter était mis en garde à vue pour quelque jours, le temps que les procédures se fassent, et la jeune fille était libérée mais ils la recontacteraient peut-être. Bien sûr, il dit à un policier de la raccompagner tandis que deux autres allaient mettre les fers aux mains de Peter. Sauf qu'il en était hors de question. Peter sourit poliment et se leva lentement. Il se dirigea vers les deux policiers en les fixant, eux et leurs menottes. Puis ce fut rapide. Il mit un crochet à la mâchoire à l'un et un coup de poing au ventre à l'autre. Quant au troisième, il se contenta de lui échapper étant donné qu'il était occupé avec la jeune fille. Peter n'osa pas la tirer par le bras au cas où ce qu'il pensait était faux et qu'il allait l'entraîner dans sa galère. En plus, elle le ralentirait et il aurait plus de chances de se faire attraper.

Il courut en direction de la sortie du commissariat, bousculant les policiers qui circulaient et ne comprenaient pas pourquoi il sprintait comme un dératé. Les policiers derrière lui criait de l'arrêter mais personne n'agissait assez rapidement. Il réussit à sortir du commissariat. Il se dirigea vers la forêt, empruntant le chemin le plus court. Il entendait les voitures de polices qui commençaient à démarrer. Mais il allait prendre des raccourcis piétons et une fois le bois atteint, il serait sauvé en espérant qu'aucun policier ne le poursuivrait à pied. Et si c'était le cas, il l’abattrai une fois aux bois, il n'aurait pas le choix. Les idiots de policiers, ils ne l'avaient pas assez fouillé, il était encore armé.
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Lun 4 Aoû - 15:53

Règlement de comptes et poursuites
Le Cygne et Peter Pan

Après s'être excusé du comportement agressif des agents, rassurant au passage la jeune femme, le policier interrogea à nouveau le jeune homme à côté d'elle, lui demandant son prénom et son lieu de résidence. Une fois la réponse donnée, on leur annonça qu'Elisa était libre de repartir, et qu'elle serait peut-être recontactée, mais que le garçon serait mis en garde à vue pour quelques jours. Elle eut un léger pincement au cœur, et ne put s'empêcher d'éprouver une légère culpabilité. C'est un peu de ma faute, s'il avait pas essayé de me défendre il en serait pas arrivé là... toute cette histoire est bien trop stupide. Elle se fit accompagner par un agent, qui l'amena jusqu'à l'extérieur, avant de retourner au commissariat, la laissant seule avec ses pensées. Elle resta immobile un instant, repensant à la soirée hors du commun qu'elle venait de vivre.

Elle revit la boîte de nuit, la conversation, puis elle visualisa à nouveau l'échange de bonnes faveurs entre son assaillant et son sauveur qui les avait menés jusqu'ici. Elle soupira. Il avait fallu qu'un imbécile vienne gâcher sa soirée. Ce n'était pas mal parti, pourtant. Elle aurait même pu se faire un ami.

Elle se décida finalement à rentrer chez elle, et se mit à marcher en direction de son lieu de résidence, l'esprit encore chamboulé par ce qui s'était passé ce soir-là. A peine eut-elle fait quelques pas qu'elle manqua de se faire renverser par une personne qui sortait en trombe du commissariat, et qui était manifestement trop occupée à fuir en direction de la forêt pour prendre le temps de s'excuser auprès d'elle. Bientôt, elle vit une horde de policiers se précipiter à l'extérieur du commissariat, certains commençant déjà à démarrer leurs voitures, tandis que d'autres couraient dans tous les sens en petits groupes, tentant de retrouver celui qui leur avait faussé compagnie.

Elle sourit. Son compagnon d'infortune était visiblement parvenu à s'échapper, malgré le nombre important de policiers qui étaient contre lui. Elle avait dû être trop absorbée dans ses pensées pour entendre quoi que ce soit, et n'avait pas remarqué les hurlements et autres bruits qui s'étaient échappés du commissariat, quelques secondes auparavant. Mais le jeune homme ne se tiendrait pas longtemps éloigné de l'armée de policiers qui étaient prêts à se lancer à sa poursuite. Du moins pas sans une aide extérieure.

L'agent qui les avait interrogés se dirigea vers elle à la hâte, et parla d'un ton pressé.

"Vous là ! Vous avez vu vers où il est parti ?

- Euh, oui, il s'en est allé par là ! Dépêchez-vous, vous avez encore une chance de le rattraper !"

Il aboya un ordre à l'adresse d'un groupe d'agents, et rapidement tous se dirigèrent en direction du centre-ville. Elle réprima un rire moqueur. Il avait été bien aisé de les duper, et elle tirait une certaine satisfaction de s'être jouée d'eux. Considérez ça comme une vengeance personnelle, à l'égard de votre comportement de tout à l'heure. Elle se dirigea ensuite vers l'arrière du bâtiment, feignant de repartir de l'autre côté pour retourner chez elle.

Une fois assurée que les policiers étaient bien partis, elle vérifia une dernière fois que personne ne pouvait la voir, avant de déployer ses ailes et de s'envoler en direction de la forêt. Sa curiosité avait été piquée, et elle ne comptait absolument pas laisser le jeune homme lui échapper. Du moins pas avant de savoir au moins comment il se prénommait. Après avoir survolé le bois pendant quelques minutes, elle commença à se résigner, se disant qu'il était sûrement déjà bien loin. C'est alors qu'elle perçut un mouvement, juste en dessous d'elle. Elle s'approcha, puis se posa sur une branche sur la route du garçon, qui courait toujours, de façon à ce qu'il puisse la voir.

"C'est pas très poli de partir comme ça sans prévenir, tu sais. Elle sourit. Je crois qu'on les a semés. Au fait, moi, c'est Elisa."

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Peter Pan
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Mar 5 Aoû - 11:07
Lorsque Peter sortit du bâtiment échappant aux policiers trop surpris, il bouscula quelqu'un mais ne s'en rendit pas compte tellement il était absorbé par sa liberté. Il prit discrètement dans une poche bien cachée de la poudre brillante et s'en saupoudra. D'habitude, elle lui permettait de voler mais il y avait ici bien trop de curieux et il dut se contenter d'une petite dose pour agrandir ses enjambées. Malgré cela et tous les raccourcis qu'il prenait, la police allait sûrement le rattraper. Tant pis, il ferait avec.

Il profita de son avance pour regarder derrière lui. Personne ne le suivait et étrangement c'était mauvais signe pour lui. La police poursuivait toujours un suspect en fuite même s'il s'agissait d'une simple bagarre. Bon, Peter minimisait les choses, il l'avait tabassé quand même le pauvre gars. Pff tu parles, pauvre gars ? Juste un pervers immature et irresponsable, oui !

Ah qu'il aimait courir Peter ! Certes un jogging aurait été plus convenable qu'une course poursuite mais il faisait avec ce qu'il avait. Il entendit des sirènes au loin vers le centre-ville mais l'une d'elle se rapprochait dangereusement de là où il se trouvait. Quelqu'un avait dû éloigner les policiers mais un d'eux n'était pas dupe. Ça devait être l'un de ceux qui étaient à l'extérieur et qui l'avait vu courir comme un dératé. Mais qui avait fait dévier les policiers ? La fille peut-être. Mais pourquoi ?

Il n'eut pas le temps d'y réfléchir que les policiers l'obligèrent à sortir de ses pensées. Alors qu'il distinguait clairement la lisière du bois, une voiture de police surgit d'une ruelle à sa gauche et l'obligea à tourner et à s'éloigner de la forêt. Peter jeta un coup d'œil derrière son épaule et s'aperçut que la voiture s'était arrêté et qu'un policier en descendait. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : un de ses copains n'allait pas tarder à surgir de l'autre bout de la rue, coupant la route à Peter. Ils l'avaient cerné, bien joué.

Mais il n'avait pas dit son dernier mot. Il s'arrêta de courir et attendit que l'autre voiture arrive. Qui d'ailleurs ne se fit pas prier et en quelques secondes, quatre policiers - deux à chaque voiture -  se tenaient debout flingue en main pointé sur lui. L'un deux chuchota quelque chose dans son talkie walkie. Sûrement pour prévenir les autres qu'ils avaient trouvé le fuyard. Et que certains d'entre eux n'allaient pas tarder à rappliquer. Il fallait qu'il agisse vite. Et il se prépara : il se retourna vers la voiture qui l'avait obligé à tourner prêt pour courir vers les bois. L'un des policiers saisit son mégaphone et s'adressa à lui :

- À quoi rime tout ceci ? Mains en l'air ! fociférait-il.

Cet idiot utilisait un mégaphone alors qu'il se trouvait à quelques mètres de lui. Peter sentait les effets de la poudre s'estomper et le temps pressait. Il commença par marcher vers la voiture de police faisant croire à ceux ci qu'il était docile. Puis il accéléra et chargea les policiers.

- Arrêtez-vous, les mains en l'air ! paniquait-il.

Il tira mais la balle ne frôla même pas Peter. Les deux autres étaient trop loin désormais pour ne pas risquer de blesser leurs camarades. Et avant qu'ils ne rechargent, Peter usa de son élan et de sa poudre pour assommer les deux policiers (ou du moins les étourdir) et sauter sur le toit de la voiture sur laquelle il continuait à courir. Il tourna à l'angle de la rue et alors qu'il imaginait sa liberté vers la forêt acquise, un coup de feu retentit. Il ne savait pas si la balle l'avait seulement frôlée ou touchée mais son bras gauche le lançait terriblement. Heureusement Peter avait une bonne résistance et ce ne fit que le ralentir pendant quelques secondes.

Alors qu'il pénétrait enfin dans la forêt, il aperçut au dessus de lui une ombre blanche. Ça le fit cogiter assez longtemps pour qu'il fasse connaissance avec un arbre et de très près. Le choc violent avait dû lui casser le nez, son bras lui fit par la suite encore plus mal et il était complètement sonné. Il dut s'adosser à l'arbre qui avait causé son malheur pour ne pas perdre l'équilibre. Alors qu'il "agonisait", un oiseau des plus étrange se posa sur une branche en face et se mit à le fixer.

- C'est pas très poli de partir comme ça sans prévenir, tu sais. Elle sourit. Je crois qu'on les a semés. Au fait, moi, c'est Elisa.

En fait, l'oiseau parlait et avait un prénom pas parce que c'était un oiseau étrange, simplement parce que c'était la fille du commissariat. Mais avec des ailes blanches. Il avait en face de lui la vision parfaite d'un ange, vision apocalyptique à ses yeux. Il gémit et grogna. Il le savait que cette fille était bizarre, pensa-t-il avec la toute mauvaise foi du monde. Pas à un moment cela lui avait traversé l'esprit. Une fois moins sonné, il put vraiment regarder la jeune femme. Ouais, vraiment un ange... Et joli prénom.

- Les policiers. C'est toi qui les a éloignés ?

Il ne daigna même pas donner son nom. Il le faisait rarement surtout auprès des jeunes filles qui en général oubliaient de le lui demander après une bonne nuit passée. Sauf que là, sa nuit avait été tout sauf paisible et attrayante, bien au contraire.

- C'est... joli, dit-il en désignant les ailes blanches. T'es quoi au juste ?
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Ven 12 Sep - 15:26

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Le Cygne & Peter Pan

"Les policiers. C'est toi qui les a éloignés ?"

Elle resta muette un court instant, prise de court par la question subite, puis lâcha un petit "Oui." à l'égard du personnage qui se trouvait en dessous d'elle. Personnage dont elle ne connaissait toujours pas le nom, d'ailleurs. Décidément. N'avait-elle pas été suffisament subtile en lui donnant le sien, sous-entendant qu'il pourrait faire de même ? Ne serait-ce que par politesse. Enfin, elle ne pouvait même pas l'appeler ! De nature curieuse, elle aurait voulu le lui demander, posant au passage une dizaine d'autres questions. Mais elle ne voulait pas braquer son interlocuteur, aussi décida-t-elle d'attendre un peu avant de céder à l'indiscrétion. Et puis, s'il ne finissait pas par se résigner, elle n'aurait qu'à lui attribuer un surnom.

"C'est... joli, dit-il en désignant les ailes blanches. T'es quoi au juste ?"

La question l'amusa tout d'abord, puis, en réalisant la signification qui se terrait derrière ses ailes blanches, elle pâlit, et son sourire s'effaça. Elle garda le regard rivé dans le vide pendant quelques secondes, revivant des événements passés, se remémorant ses anciennes péripéties et les obstacles qu'elle avait dû traverser.
Une fois ressortie de sa transe, elle se reconcentra sur le jeune homme, l'observant intensément, tout en cherchant une réponse à lui donner. Parce qu'en réalité, elle ne savait pas elle-même la réponse. Elle finit par sauter à terre, se retrouvant face à face avec le garçon, pour lui fournir l'information.

"Le Cygne."

En réalité, c'était son nom de code qu'elle lui avait donné, mais il lui correspondait bien. Et puis, ses ailes étaient bien celles d'un cygne, elle ne lui avait pas menti.

Maintenant qu'il était en face d'elle et qu'elle le voyait plus précisément, elle remarqua une énorme tâche sur son bras gauche, et vit également que son visage était quelque peu déformé. Il était salement amoché. Alors qu'elle fit les gros yeux en s'en rendant compte, et qu'une légère inquiétude la traversait, elle constata qu'il était en fait complètement écroulé contre l'arbre.

"M-mais tu... qu'est-ce qui t'es arrivé ? La vache !! Il faut qu'on te soigne ! On peut pas aller à l'hôpital... qu'est-ce qu'on va faire ?!"

La panique la gagnait doucement. Plus les secondes passaient, plus son état s'empirerait, et elle ne voulait pas se retrouver avec un évanoui sur les bras. Et, son esprit ayant tendance à se rompre au cours de situations difficiles, elle ne représentait pas la personne la plus fiable et digne de confiance pour les sortir de là. Son coeur s'affolait de plus en plus, tandis qu'elle tentait de trouver une solution à leur problème apparent.

Elle ne connaissait personne à Chantilly, encore moins un médecin qui accepterait de pratiquer une opération clandestine. Et elle ne pouvait décemment pas emmener le blessé à l'Organisation, du moins pas sans compromettre la vie du jeune homme, et la sienne au passage. Enfin, la dernière option était de le soigner d'elle-même. Ce qui ne se passerait absolument pas, étant donné qu'elle n'avait aucune idée de comment pratiquer la moindre opération. Et il lui faudrait déjà connaître la source du mal pour ce faire. Alors quoi ? Ils étaient condamnés : soit il devrait rester adossé contre cet arbre jusqu'à-ce que son agonie s'achève, soit il devrait se rendre. Et aucun de ces deux choix n'était réellement plaisant.

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Dernière édition par Le Cygne le Jeu 30 Oct - 21:16, édité 1 fois
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Peter Pan
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Mer 22 Oct - 19:25
HRP:
 

Peter laissait son bras pendre à son côté. La balle l'avait sûrement atteinte, un frôlement ne pouvait pas faire aussi mal. Il déchira avec son autre main un pan de sa chemise et le plaqua sur son épaule. Il s'imbiba vite de sang. Son nez aussi était en piteux état. Il ne pensait pas se l'être cassé mais il saignait énormément, le sang lui barrant la figure.
La jeune fille qui l'avait aidée était toujours devant lui dans son arbre. Ce n'était pas dans sa nature de remercier les gens, mais il lui devait bien. Alors il la remerciait à sa manière.

- Peter.

Sa question sembla la troubler, son regard se perdit dans le vide. Et lorsqu'elle revint à elle, elle descendit de son arbre et se tint devant Peter pour lui donner sa réponse.

- Le Cygne

Peter ne répondit pas, il n'avait rien à répondre. Elle lui lançait encore une énigme qu'elle ne comptait pas lui révéler. En même temps il la comprenait, lui même ne voulait pas donner rien que son nom. Quoi qu'il en était, elle avait quelque chose de spéciale et ce genre de capacité ne se trouvait que dans l'Organisation. Ils étaient donc collègues.

- M-mais tu... qu'est-ce qui t'es arrivé ? La vache !! Il faut qu'on te soigne ! On peut pas aller à l'hôpital... qu'est-ce qu'on va faire ?!

- Ça ? C'est ta faute. Lorsque tu volais, tu m'as intriguée.


Non son but n'était pas de la culpabiliser, c'est simplement sorti tout seul. En général, son côté franc parlait un peu trop souvent pour lui. Mais elle avait raison de s'inquiéter. Enfin, heureusement qu'elle était là elle l'aiderait à le sortir de là et de toute façon, il ne comptait pas lui laisser le choix. Il entreprit donc de lui expliquer rapidement ce qu'ils allaient faire.

- La balle est sûrement plantée dans mon épaule, mais je ne sais pas à quelle profondeur. Il y a un endroit dans cette forêt où j'ai de quoi me guérir, je t'y conduirais. Par contre tu ne peux pas me porter je suis trop lourd, mais tu sais voler. Et... attends.

Il attrapa à sa ceinture une pochette en cuir celée d'un lacet. Il prit une poignée de poudre dorée dans sa main, tendit le bras et l'ouvrit. Elle brillait même dans la pénombre, c'en était fascinant.

- Ceci. C'est... très spéciale. Dis toi c'est comme de la drogue et qu'on en a besoin maintenant. Comme tu voles déjà j'aurais pas besoin d'en utiliser beaucoup, mais comme je suis lourd tu vas en avoir besoin. Approche toi.

Il attendit qu'elle le fasse pour qu'il s’agrippe à elle et qu'elle l'aide à se lever. Ensuite il saupoudra la poudre dorée sur eux. Ils étaient prêts. Il leva son bras valide et pointa une direction. Il connaissait cette forêt quasiment par coeur, il le savait, c'était là bas.
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Mar 20 Jan - 21:59

Règlement de comptes et poursuites
Le Cygne & Peter Pan

Le jeune garçon était tellement couvert de sang que son visage s'en retrouvait à peine visible. Et plus le temps passait, plus son état empirait : ses vêtements s'entachaient progressivement, et petit à petit la tâche rouge s'étendait, prenant le dessus sur les autres couleurs, qui s'estompaient lentement avant de disparaître. Cette aggravation progressive de la blessure de Peter n'aida évidemment pas à calmer le Cygne, qui se retrouvait plus affolé chaque seconde. Elisa n'avais jamais été très douée pour le contrôle de soi.

"- Ça ? C'est ta faute. Lorsque tu volais, tu m'as intriguée."

Aïe. Ces mots tranchants firent l'effet d'une claque à la jeune fille, qui hésita entre se sentir coupable ou offensée pendant un instant, durant lequel elle resta silencieuse, ne sachant pas réellement comment réagir. Puis, la raison finit par la rattraper, lui faisant comprendre que l'affirmation était ridicule, et que ce n'était en aucun cas de sa faute si le garçon ne savait pas regarder devant lui et éviter un obstacle aussi visible qu'un énorme tronc d'arbre. Cependant, elle était trop concernée par l'état de ce dernier pour lui envoyer une remarque sarcastique à la figure, et préférait apparemment laisser sa panique dominer toutes ses actions.

"- La balle est sûrement plantée dans mon épaule, mais je ne sais pas à quelle profondeur. Il y a un endroit dans cette forêt où j'ai de quoi me guérir, je t'y conduirais. Par contre tu ne peux pas me porter je suis trop lourd, mais tu sais voler. Et... attends."

Il sortit quelque chose de sa poche, une petite pochette dans laquelle il plongea la main, pour attraper une poignée de poudre scintillante, dont Elisa n'avait aucune idée de l'utilité. Elle resta étonnée, pendant que Peter continuait ses explications :

"- Ceci. C'est... très spéciale. Dis toi c'est comme de la drogue et qu'on en a besoin maintenant. Comme tu voles déjà j'aurais pas besoin d'en utiliser beaucoup, mais comme je suis lourd tu vas en avoir besoin. Approche toi."

Elle s'exécuta, et le laissa s'appuyer sur ses épaules pour pouvoir se relever. Il les saupoudra ensuite tous deux de poudre, avant de pointer une direction du doigt. Le Cygne ne comprenait pas grand chose à cette histoire, mais, trop agité pour pouvoir faire des remarques, et n'ayant de plus aucune autre alternative, il préféra se pencher en avant pendant que son compagnon montait sur son dos.

"- Prêt ?"

Et elle s'envola. Etonnamment, elle ne sentit pas le poids du garçon lui peser sur les épaules, et se sentait presque plus légère que lorsqu'elle volait seule, sans aucune charge à porter. C'était une sensation assez étrange, en fin de compte, car elle avait l'impression de flotter encore plus que de coutume, chose qui lui conférait une sensation de liberté nouvelle et intense. Elle se mit à rire, sans le réaliser, tout en volant. Elle se sentait extrêmement bien, là, dans le ciel, secouée par le vent, et en avait presque oubliée la présence de Peter.

Elle suivit ainsi la direction qu'il était indiquée, et ils arrivèrent bientôt à destination. Elisa se posa alors lentement au sol, laissant son passager descendre, mais gardant toujours un bras à sa disposition pour qu'il puisse s'y tenir. Elle ne connaissait pas du tout l'endroit, et espérait que le jeune homme ne perdrait pas conscience, autrement elle n'avait aucun moyen de retrouver son chemin facilement.

"- Et maintenant ?"

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Peter Pan
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Dim 15 Fév - 21:46
Peter s'accrocha aux épaules de la jeune fille en essayant de tenir debout le temps qu'ils étaient à terre. Il mettait quasi tout son poids malgré lui et la frêle jeune fille devait souffrir sous sa masse. Il les saupoudra tous les deux de sa poudre et ils prirent leur envol.

Il donna la direction de son entrepôt à Elisa. Heureusement, la jeune fille allait vite. Peter avait du mal à rester accrocher à elle, il commençait à vouloir s'endormir. Utiliser la poudre en étant blesser était une très mauvaise idée. Il en avait déjà fait l'expérience, mais ils n'avaient pas eu le choix. En tout cas, Elisa appréciait son vol avec ses grandes ailes blanches qui fouettaient l'air. Ils volaient  à la cime des arbres, tellement vite... Elle riait et il se rappelait des sensations de son premier vol. C'était... magique. Il aurait aimé que tous ses envols soit à chaque fois le premier, il y avait toujours quelque chose de plus beau.

Une fois arrivés, elle le déposa près de l'entrepôt. Ils marchèrent jusqu'à la petite porte d'entrée et Peter sortit de sa poche de jean une petite clé qui ouvrit le gros battant de ferraille dans un grincement de fin du monde. Et oui, quand Peter veut un truc qui ait l'air abandonné, c'est qu'il est VRAIMENT abandonné et pas du tout entretenu. Peter, c'était juste un squatteur permanent. Ils traversèrent la grande salle vide et pleines de cartons qui faisait un peu usine désaffectée. Une petite porte menait aux "appartements", en zone vivable en gros. Peter s'assit sur le premier tabouret qui lui tomba sous la main. Il enleva son T-shirt imbibé de sang, se débarbouilla la figure avec et le jeta dans un coin.

- La porte là bas ça mène à la salle de bains. Il doit y avoir un T shirt à moi autre que celui là pleins de sang qui traîne. Faudrait nettoyer la plaie...

Peter laissa Elisa faire. Il posa ses coudes sur ses genoux et se prit la tête entre les mains. Et le plancher se mit à tourner. Non il était ni bourrer ni défoncer, c'était piiiiire. La balle quelque part dans son épaule le brûlait toujours. Là il en était sûr, elle n'avait pas fait que le frôler. Là Elisa pouvait prendre un couteau et l'achever maintenant que ça n'y changerait pas grand chose, il ne se défendrait même pas. Peter sourit en pensant à l'ironie de la situation. C'était la frêle jeune fille qui aidait le solide gars. Bah bien sûr. Déjà que Peter n'aimait pas être aidé, là c'était... l'apocalypse dans sa tête.

De quoi ? Les souvenirs surgissaient, plus rien n'avait de sens. Un balai infernal lui traversait l'esprit. Une chevelure rousse, en colère. Folle de rage et en feu, oui elle s'enflamme. Et elle le détruit, elle se détruit aussi et il ne reste plus rien. Après une enfant dans des feuilles qui volent, un bâton à la main. Elle frappe et frappe encore et encore un autre bâton. Puis elle ne frappe plus le bâton, elle le frappe lui. Pourquoi ? Elle le frappe jusqu'à la mort, les yeux rouges et pleins de larmes et de rancœur. Pourquoi il pensait à ça ? C'était stupide. Ce ne sont même pas des souvenirs... Des cauchemars ?

Quelque chose de froid se pose délicatement sur sa peau. Il sursaute légèrement et redresse la tête. Plus rien ne tourne maintenant, tout va bien. Il y a ce tissu froid et rassurant sur son épaule. Et la douleur revient. Putain, le délire. Ça avait duré si peu de temps ? Elisa avait seulement eu le temps de trouver un T shirt à lui et de le mouiller. Tout s'était enchaîné en fait... Il n'était même pas sûr qu'il était sorti de son cauchemar. Il jeta un oeil par dessus son épaule. Oui c'était bien Elisa. Il se rassura. Pourquoi cette pensée le rassurait ? Ça se trouve il cauchemardait encore, il ne pouvait pas être sûr. Il se retourna légèrement et, alors qu'elle frottait sa plaie à l'épaule droite, il tendit son bras gauche et toucha sa main. Elle était réelle. Non ce n'était pas un cauchemar.
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Mer 29 Juil - 15:08
[RP abandonné je suppose...]
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Maelyss Haryn
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Mer 29 Juil - 15:11
Message envoyé à Cygne et sans réponse :<
RP abandonné donc à faire déplacer par qqn




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