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 It's never too late for stalking.

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Ven 10 Avr - 12:50
it 's never too late for stalking.

feat ethan & astrid cooper

Chantilly, ville où tout a commencé, ville où tout finira. Elle semble radieuse tout en ignorant les terribles évènements qui s’y sont produits. Depuis toujours, c’est une ville à deux visages, façonnée par les diverses légendes y prenant racine. Chantilly le jour, Chantilly la nuit. Chantilly l’accueillante, Chantilly la repoussante. Elle déteste cette ville, ce qui s’y est passé, cette réalité qu’elle a toujours fui. Elle la déteste et pourtant aujourd’hui, la voilà. Faisant face à ses démons, à ses espoirs périmés, avec pour seule ambition de définitivement tourner la page. C’était ce qui l’avait fait changée d’avis. Tourner la page. Je déteste cet endroit. Elle replace une mèche brune derrière son oreille, le visage toujours aussi froid et impassible. Une valise grise à sa droite, elle fait face à la plus grande décision de toute sa vie. Quitte à mourir de manière totalement idiote, autant le faire volontairement. Je n’aurai jamais de place au paradis de toute façon alors autant en profiter pour entrainer le plus de monde possible avec moi. Un rictus apparait sur son beau visage. J’ai toujours su que j’étais une bombe.

Lassée d’attendre, elle se décide enfin, sort son passe-partout et force la serrure. Facile, quand on a l’habitude. Elle entre, siffle d’admiration. Propre, ça va compliquer les choses. Ne se préoccupant guère des animaux présents grognant sur son passage, elle se dirige dans le couloir et ouvre toutes les portes à la recherche d’une chambre libre. Il y en a deux, sans état d’âme elle réquisitionne la plus grande. Non mais. Elle pose sa valise sur les couvertures vertes du lit et tourne sur elle-même pour observer la pièce. Les murs sont blanc et taupe. Argh, quelle horreur. Le blanc ça te viole la rétine quand y’a un peu de soleil. Faut du rouge, du noir, du gris argent aussi, c’est plutôt classe. Bref, je m’en occuperai plus tard. Pour le moment, elle a faim. Et soif aussi. J’ai vu la cuisine en entrant, ça doit être par là. Bingo. Elle ouvre le frigo, tombe sur un reste de gâteau au chocolat avec un petit mot dessus. « Pour mon grand frère adoré », pff, mes fesses ouais. Rien à foutre qu’il y ait son nom dessus, j’l’ai vu, j’le mange. Point. Elle se saisit également d’une bière et se dirige vers le canapé du salon où elle s’allonge nonchalamment en calant sa tête contre un coussin. La voilà à peine posée qu’une minuscule boule de poils saute sur elle en miaulant. Curieuse, Astrid la prend entre ses doigts pour l’amener près de sa tête. Oooh, qu’il est mignon. Je crois que c’est un bâtard. Je vais éviter de dire tel maitre tel chat, je risque de prendre cher. Elle repose le chaton sur son ventre, celui-ci se met alors à marcher jusqu’à son décolleté où il se met en boule et s’endort. J’ai rien dit, tel maitre tel chat. Tous les deux des purs obsédés sexuels. La jeune femme se saisit du chaton par son cou, ce qui a pour effet de le paralyser temporairement, et le repose au sol. Dégage, je suis pas intéressée. Le portable de la brune sonne, il est 14h. Elle souffle longuement puis s’endort sur le canapé, le reste du malheureux gâteau gisant à terre dans son assiette et la bouteille à moitié vidée.

***

On la tapote sur la joue. J’ai horreur de ça putain. Elle ouvre un œil, puis deux. Un visage est penché au-dessus d’elle. Chevelure ébène, regard sombre. Aucun doute. C’est un abruti. En moins de deux, son poing est déjà dans la face du jeune homme. J’espère lui avoir cassé le nez tiens. Il l’insulte. Va te faire.

- C’est toi qui as commencé aussi, crétin.

Je n’en ai pas l’air mais je suis contente de le revoir. Sa belle gueule d’abruti me manquait. Le frapper c’est donc un peu comme si je lui montrais mon affection. Un peu. Ses commissures se relèvent légèrement. Astrid passe une main dans sa chevelure toujours aussi soyeuse et s’assied sur le canapé. Elle pose son regard sombre sur le corps du jeune brun, le scrute pendant de longues secondes sans rien dire. Il n’y a rien à dire de toute façon. Si je parle, c’est pour dire une connerie. S’il parle, c’est pour faire la même chose. Autant se taire. Quoique non, mes conneries sont indispensables.

- Ca fait longtemps, Ethan Cooper.
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Mer 15 Avr - 21:32

- J'ai déjà pas assez de temps pour détester les gens que je déteste. Je vais pas m'amuser à t'aimer.

Connard. Et un râteau, un. Ethan ne passait pas par quatre chemins pour bâcher les filles un peu trop collantes et insistantes. Même avec la bague au doigt, elles trouvaient le moyen de le faire chier. Il range son matériel de sport, boit une gorgée de boisson énergisante – l’eau bleue que tous les petits rêvent d’avoir vous savez (si t’as jamais rêvé de ça pendant ton enfance alors t’es pas dans le game) - devant la demoiselle qui venait de se manger le plus beau recalage de tous les temps. Il la dévisage tout en buvant, mauvaise habitude qu’il a. C’était une connaissance avec qu’il avait fait la fête une ou deux fois, sans plus. Elle ne lui avait rien fait mais il fallait qu’il mette des barrières dès maintenant avec les meufs qui n’arrivaient pas à comprendre qu’il était plus comme avant. Maintenant, il veut se construire une vie, et pas passer de lit en lit. Il fallait qu’il mette des barrières car un homme, aussi fort soit-il, aura toujours une faiblesse qui s'appelle la femme. Il lui adresse un bref « salut » et quitte la salle pour aller vers les douches. Un entrainement aussi intensif, c’était le meilleur moyen pour canaliser Ethan. Parce que oui, là il était à peu près calme. Il laisse couler l’eau chaude le long de son corps, et vide son esprit en décontractant ses muscles.

***

- Ouais à lundi ~

Il poussa la porte et prit la route de la résidence Otelo tout en mangeant sa barre de céréale, son sac sur l’épaule, les cheveux mouillés et en bataille lui conférant un charme Cooperesque. Il faisait grave beau, et putain c’était ça qui lui fallait pour avoir la forme. Le soleil, sa vitamine naturelle quotidienne. Le brun arriva à destination et monta quatre à quatre les marches, y’avait l’Atletico Madrid qui jouait fallait pas qu’il rate ce match. Il pénétra la clef dans la serrure. Déverrouillée. Quoi… ? Indy est déjà rentrée ? Perplexe, il jette son sac et ses vans dans l’entrée comme d’hab, et se dirige vers le salon. Visiblement occupée. Surpris et désemparé, le brun écarquille les yeux, encore plus quand il reconnait le corps fin et élancé de la jeune fille, étalée comme un sac sur le canapé. ... Voyez le contraste de cette fille entre son apparence et son attitude de bonhomme. Son regard noir finit par se poser sur la bouteille de bière et les vestiges de gâteaux au chocolat. Un sourire s’esquisse sur sa gueule d’amour. Astrid. Je savais que tu viendrais. Elle était cute quand elle dormait. Juste quand elle dormait. Pourquoi ? Parce que cette fille c’était Ethan. Sans ses qualités. La méchanceté d'un homme fait de lui un démon. La méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer. Son sourire s’efface, un frisson imperceptible lui parcoure l’échine. Quand une meuf veut montrer sa méchanceté même le diable s'assoit pour apprendre des leçons. Il fronce les sourcils, son visage s’assombrit et finit par s’approcher pour la réveiller sans délicatesse. Rien à foutre.

- Bouge ton gros cul du fauteuil, y’a bientôt mon m…

Bruit sonore. Une trace rouge orne désormais la joue du beau brun. Le poing avait fusé droit sur son visage, ne lui laissant pas le temps de réagir. Cette fille était rapide, c’est vrai. Il avait l’habitude des filles un peu lentes, que ce soit dans tous les domaines, là fallait qu’il soit sur ses gardes comme s’il était avec un mec de son niveau. En attendant, il ne se fit pas prier pour l’insulter. Putain la pétasse. Il serre les dents la douleur le faisant salement grimacer.

- Je te mettrais bien une gifle, mais ça pourrait être vu comme de la maltraitance d'animaux.
- C’est toi qui as commencé aussi, crétin.
- Tss… Ta gueule ne m’as pas manqué. Menteur.

Un magnifique salaud, un superbe connard, un sublime enfoiré...Ethan faut que t’arrêtes d’être un paradoxe sur pattes. Faudrait que tu cesses de sauter à pieds joints dans tous ces rôles, tous ces personnages que tu t’es inventés et qui ne te correspondent pas au final.
Il la toise en se massant la mâchoire, soupir et finit par s’affaler à côté d’elle. Son parfum… Si ça lui avait manqué… Pas elle, juste son parfum frai. Il tourne son visage vers elle, et esquisse un sourire narquois. Fallait qu’il la nargue. Qu’est-ce qu’elle lui répétait chaque jour déjà ? « Putain mais crève jamais je remettrai les pieds dans ta ville de merde, t’as compris l’autiste ? Jamais. » Laisse-moi rire Astrid, très fort.

- Ca fait longtemps, Ethan Cooper.
- … Je pensais que tu ne voulais pas venir ? Attends qu’est-ce que t’avais dit ? Il l’imita en prenant une voix de femme exagérée. Jamais je ne reviendrais ici. Jamais. Sinon je suis pas une Cooper. Pause rageante ponctuée de son sourire mauvais. Chère Stridou, j’ai le regret de t’annoncer que tu as perdu. C’est triste, je te pensais plus têtue, dit-il en prenant un ton nonchalant et ironique. Il rapproche ses lèvres de son oreille et lui susurre doucement. C’est le fait d’avoir était loin de moi qui t’as ramolli ? T’inquiète une semaine ici et t’auras retrouvé ta vivacité, cousine.

Il y aura toujours cet éternel jeu entre eux. Et le jeu se finira quand j'aurai gagné. Il s'écarte, et se renfonce dans le canapé en posant ses pieds sur la table basse. Son regard se pose sur la canette de bière. Il s'en saisit puis regarde Astrid.

- Tu devrais arrêter de boire, c'est mauvais pour la santé.

Et pour illustrer ses paroles si profondes et si crédible dans sa bouche, il but une gorgée devant elle. Foutage de gueule of course.



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Ven 17 Avr - 15:21
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feat ethan & astrid cooper

- … Je pensais que tu ne voulais pas venir ? Attends qu’est-ce que t’avais dit ? Jamais je ne reviendrais ici. Jamais. Sinon je suis pas une Cooper.

Elle croise les bras, relève un sourcil. Mépris profond. C'est toi qui a insisté pendant des mois pour que je vienne. J'ai juste eu pitié d'un pauvre gosse qui sait pas se démerder tout seul. Piquée à vif.  Belle imitation, c'est comme s'il avait mué à l'envers. Ce qui n'est pas trop possible sachant qu'il n'a jamais dépassé le stade de puceau prépubère.

- Chère Stridou, j’ai le regret de t’annoncer que tu as perdu. C’est triste, je te pensais plus têtue.
- Cher crétin, j'ai le regret de t'annoncer que tu es le véritable perdant, réplique-t-elle en montrant ses paumes comme si elle n'y pouvait rien

Vivre avec Ethan, c'est dur. Vivre avec Astrid, c'est impensable. On a beau dire que cette peste équivaut à Ethan sans ses qualités, on oublie de préciser que des qualités, le jeune brun n'en a pas non plus. La seule différence est qu'Astrid est une fille donc par définition un être complexe, indéfinissable et totalement incompréhensible. Et démoniaque quand on la fait chier. Enfer est un bien petit mot pour définir ce que je vais te faire subir. Rictus.

- C’est le fait d’avoir été loin de moi qui t’as ramolli ? T’inquiète une semaine ici et t’auras retrouvé ta vivacité, cousine.
- J'attends de voir ça avec impatience... lui susurre-t-elle la voix tout aussi suave

Le voilà le lien qui relie Ethan à Astrid et Astrid à Ethan, un fil cousu, noir, qui les attache. Ils s'aiment, se détestent, s'attirent, se repoussent. Véritable jeu du chat et de la souris. Comment pourrait-on définir leur relation si complexe par de simples termes ? On ne peut, on ne peut qu'observer leurs éternelles prises de tête pour comprendre qu'il y a derrière l'insulte le respect, derrière la gifle l'amour, derrière les reproches le manque. Ethan s'écarte, Astrid tourne le regard vers la fenêtre puis le repose sur la bouteille dont vient de se saisir le jeune. Leurs regards se croisent.

- Tu devrais arrêter de boire, c'est mauvais pour la santé.
- Tu devrais continuer, avec un peu de chance tu crèveras et tu me foutras enfin la paix.

Elle se relève. Si un homme te fait chier, tourne-lui le dos pour qu'il puisse avoir un aperçu de ta magnifique paire de fesses. Vengeance froide. Une main dans sa chevelure de jais, la belle se retourne, le toise. Ses doigts se glissent dans la poche de sa veste, en retirent une feuille de papier pliée en quatre qu'elle déplie avec précaution pour tendre au jeune brun.

- Je ne suis pas venue en touriste. Son ton est sérieux. Tu me connais, je n'aurais pas changé d'avis sans avoir trouvé quelque chose avant. T'imagines même pas comment je suis tombée dessus, regarde.

C'était un samedi soir comme les autres, mêlé d'alcool et de drague. Elle tombe sur lui, plutôt mignon, ils finissent la soirée ensemble dans son appart. Les heures passent, comme d'habitude elle s'ennuie, se sent seule. Elle n'a rien à faire alors elle fouille un peu partout. Mauvaise habitude. Il lui a dit être ingénieur informaticien dans une grande banque en ligne, la même où sa famille tient des comptes depuis plusieurs années. Dont son père. Souffle de nostalgie. Elle cherche son dossier. Protégé. Ca l'intrigue. Les données cryptées ne résistent pas à ses bases en hackage et aux dossiers de sa rencontre du soir. Le relevé bancaire de son père n'a en soit rien d'anormal alors elle cherche, longtemps, puis trouve. "Intérêts généraux". Tous les 23 du mois à 20h43 une quantité fixe d'argent zst prélevée du compte. Puis, quelques mois avant le décès des parents d'Ethan, plus rien. Ce vide continue pendant des mois, jusqu'à la date de décès de son père. "Intérêts généraux : retards cumulés". Une importante somme d'argent est prélevée plusieurs minutes avant sa mort mais celle-ci passe presque inaperçue compte tenue des importantes entrées et sorties d'argent de Marc Cooper. Cependant, deux choses ne sont pas crédibles. Le relevé est protégé et la banque aurait dû signaler ce comportement suspect. La jeune brune laisse quelques instants à Ethan pour parcourir le relevé bancaire avant de prendre à nouveau la parole.

- Je pense que je n'ai pas besoin de te faire de dessins sur ce que cela signifie.

Elle inspire. La vraie question c'est de savoir ce que toi tu vas faire. Parait que t'as refait ta vie maintenant. T'as une femme, des tas d'amis ô combien formidables, un travail, une nouvelle famille. T'as jamais continué les recherches auxquelles tu prétendais tenir à cœur. Et pourtant, t'as insisté pendant des mois pour que je vienne. Tu n'as jamais rien dit aux autres et ce n'est pas par volonté de tourner la page. Tu sais que c'est dangereux. T'as pas envie de risquer leur vie. La mienne tu dois t'en foutres royal. Elle ferme les yeux, expire, les ouvre. Enfoiré. Ses lèvres se tordent brièvement en une expression de dégoût, son visage redevient aussitôt impassible et froid. Elle se relève et marche en direction de la baie vitrée. Bras croisés. Sa moue est méprisante.

- Je sais très bien ce que t'attends de moi. Ses mots martèlent l'air environnant. Je ne risquerai pas ma vie pour que tu puisses tranquillement passer la tienne à galocher des putes.
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Lun 20 Avr - 22:45
- Tu devrais continuer, avec un peu de chance tu crèveras et tu me foutras enfin la paix.
- Je te pousse déjà à bout ? Tu sais que ce n’est que le début ?


Sourire narquois qui se profile doucement en coin. Une fois lancé, Ethan c’est un vrai p’tit connard insolent et désabusé. Tant qu’on perturbe pas le cours de sa vie, tant qu’on coupe pas la ligne droite pleine d’ambition qu’il a fait de son existence, il en aura rien à foutre de votre univers, il fera pas d’effort pour essayer de s’y synchroniser, il voudra pas tenter de vous comprendre si vous forcez pas les choses. C’est pourquoi Astrid avait du mal avec lui. Malheureusement pour elle, il était pas comme les autres, ceux qui chialaient à la moindre remarque tranchante crachée par la brune. Il s’était endurci le petit Ethan. Même trop.
Fallait pas s’attendre à un autre style de retrouvailles entre Astrid et Ethan. C’est comme ça qu’on se fait des déclarations dans la famille. Et même si Ethan en avait plus qu’assez de cette guerre ridicule, de ces répliques acérées, il n’en démord toujours pas. Parce qu’après tout c’est elle qui a commencé et on a également un égo surdimensionné chez les Cooper, alors hors de question d’enterrer la hache de guerre le premier.
Alors que la demoiselle s’était levée, le brun s’était affalé dans le fauteuil, la tête basculée en arrière et posée sur le dossier. Il fixe distraitement le plafond avant de poser son regard sur la feuille qu’elle lui tendait désormais. Un sourcil perplexe se lève tandis que son regard interrogateur finit par survoler le papier en question.

- Je ne suis pas venue en touriste. Tu me connais, je n'aurais pas changé d'avis sans avoir trouvé quelque chose avant. T'imagines même pas comment je suis tombée dessus, regarde.

- En jouant la putain comme d’habitude, je suppose,
dit-il distrait en continuant de lire le document, une once de jalousie dans sa voix.

Cooper, clairement en train de chercher la merde alors qu'ils se retrouvent à peine. Mais passons. Le papier était un relevé bancaire. Pour une personne normale, ce relevé semblait tout à fait normal. Mais pas pour l’œil avisé d’un agent secret. Le document confidentiel présentait plusieurs anomalies et incohérences. Il avait été falsifié ça ne faisait aucun doute, et les dates ne correspondaient pas. De plus, la somme d’argent prélevée était trop importante pour que la banque ne signale pas cette action comme « suspecte ». Le regard d’Ethan s’assombrit.

- Je pense que je n'ai pas besoin de te faire de dessins sur ce que cela signifie.
- …


Il ne dit rien. Il n’y avait rien à dire. Sa main se resserre sur la feuille qui commençait à se froisser tout doucement. Manquait plus que ça. Une banque corrompue. Ca sentait à plein nez le cartel ou l’organisation mafieuse dirigée par des personnes puissantes, véreuses et immorales. Des personnes intouchables en somme. La rage bat au niveau de ses tempes. Il a la haine. Cette colère qu’il avait drainé pendant toute ses années, la même qu’il eut du mal à enfouir, remontait subitement à la surface, car toutes ses hypothèses  se révélaient exactes. Au final, on pouvait pas dire qu’il était ravi de cette découverte vu la gueule qu’il faisait. Peut-être qu’il aurait voulu plus rien savoir de cette histoire... Ca faisait tellement longtemps, ça a tellement trainé que finalement, on pouvait facilement douter de sa volonté à venger sa famille.
Au fond, redorer le blason des Cooper était une proposition alléchante qui t’attirait énormément pas vrai ? Mais c’est vraiment ce que tu veux Ethan ? Il sait pas, il hésite. Et il se perd dans ces pensées un peu folles, ces envies de tout plaquer dont il a de plus en plus de mal à trouver la source, paumé dans sa rancune. C’est ça. Il est paumé, Ethan, complètement paumé. Il sait pas si ça vaut le coup ou non, s’il devrait persister dans sa quête avec Astrid ou lâcher pour de bon. Pourquoi avoir fait venir sa cousine alors ? Justement, c’était compliqué à expliquer.

- Je sais très bien ce que t'attends de moi.


Il relève doucement la tête, ses mèches noires retombant sur ses yeux qui venaient de se poser sur la demoiselle, désormais tournée vers la baie vitrée du salon. Ah bon… ? C’est bizarre parce que moi-même je sais pas ce que j’attends de toi. Je sais pas vraiment pourquoi je t’ai demandé de venir Astrid. Au début, je pensais t’avoir demandé de me rejoindre pour résoudre cette affaire familiale, mais au final… Plus j’y réfléchis et plus je sais que c’est pas pour ça…

- Je ne risquerai pas ma vie pour que tu puisses tranquillement passer la tienne à galocher des putes.

Là il freeze. Galocher des putes ? Légère moue déçue devant sa remarque si peu originale. On lui avait déjà craché cette réplique, ça manquait cruellement d’imagination tout ça. Quoiqu’il en soit, fallait qu’il la remette à sa place là, parce qu’elle pétait plus haut que son cul et s’entendait plus pisser. Ethan était remonté et était lancé pour la descendre sur place, et ainsi lui fermer pour de bon sa putain de gueule. Il se lève et se dirige vers la brune pour planter son regard noir dans le sien. Il la toise. Il est pas rancunier, Ethan pas vrai ? Lalwl. La rancœur c’est son matériau préféré, c’est avec elle qu’il forge les meilleures armures. Alors il est déjà en train d’esquisser une nouvelle risette, il a de nouveau son air charmant qui sied si bien à sa belle gueule.

- Dis-moi Astrid, c'est ton string hyper serré qui provoque le manque d'oxygénation de ton cerveau ou t'es conne de nature ? Connard d’Ethan, qui aborde désormais un sourire cruel et hautain adressé à sa belle cousine, un sourcil légèrement haussé. La seule pute dans mon entourage désormais c’est toi, tu vois. Faut croire que j’ai pas réussi à faire le ménage jusqu’au bout…

Astrid voulait être blessante, pas de problème, Ethan savait lui rendre la pareille. C’est ça le problème avec le brun ; il peut faire les pires coups de putes sans jamais venir s’excuser une seule fois, et puis il suffit qu’on l’atteigne un peu et il se montre rancunier et mauvais comme jamais. Trop compliqué pour lui d’exprimer clairement ce qui le heurte. Silence pour que ses propos fassent effets. Dernière œillade méprisante, il finit par se détourner d’elle. Soupir las… Remord.

- T’es qu’une gamine qui ne comprend rien à rien…

Maintenant il savait. S’il lui avait demandé de venir c’était pour conserver le seul repère qu’il avait de sa famille, pour qu’il ait le dernier membre des Cooper qu’il considérait réellement, près de lui. Il lui avait demandé de venir parce qu’il avait besoin d’elle en fait. Il avait besoin d’elle pour ne pas oublier d’où il venait et qui il était. C’était un Cooper, et on n’effaçait pas les ardoises aussi facilement. Il ne fallait pas qu’il oublie ce qui s’était passé. La seule au courant de toute cette intrigue étrange, c’était elle. Alors il avait besoin d’Astrid pour se rappeler de tout ça. Certes Ethan était entrain de se créer une nouvelle vie, avec donc de nouveaux repères, mais Astrid faisait partie de ses points d’accroches depuis longtemps. Il pouvait pas la rejeté comme ça, c’était impossible… Il l'aimait bien, malheureusement. Sauf qu’elle ne voulait pas le comprendre, elle était plongée dans sa jalousie maladive. Il pousse un long soupir évitant le regard de sa « jumelle » lorsqu’il passe ses deux mains dans ses cheveux.

- Tu m’rends fou Astrid. Sérieux tu m’rends complétement taré...



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Mer 22 Avr - 13:41
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feat ethan & astrid cooper

- Dis-moi Astrid, c'est ton string hyper serré qui provoque le manque d'oxygénation de ton cerveau ou t'es conne de nature ?

Au moins j'en ai un, ce qui dans ton cas te fait cruellement défaut. C'est connu, on ne parle pas de choses qu'on ne connait pas. Mon string te bite, au moins moi je porte des souvets décents. Son sourire hautain l'irrite. Je suis supérieure à lui dans tous les domaines à part la taille physique et le nombre de gamines qu'il a sauté, il me saoule à vouloir jouer les grands durs alors qu'au final c'est qu'une tapette. Astrid ne perd pas facilement son sang froid mais sa prétention est à toute épreuve. Dès qu'on commence à l'irriter, elle s'enferme dans une rôle de femme hautaine et blessante. La meilleure défense, c'est l'attaque. Si tu ne veux pas être blessé, blesse en premier.

- La seule pute dans mon entourage désormais c’est toi, tu vois. Faut croire que j’ai pas réussi à faire le ménage jusqu’au bout…

Rictus. Sachant que c'est toi qui a insisté pendant des mois pour que je vienne, faut croire que tu recherches vraiment la compagnie des putes. Aurais-je dans le plus grand des hasards blessé l'égo surdimensionné de mon obsédé de cousin ? Nooon, connaissant ses pensées prudes et chastes, c'est vrai que j'ai fortement exagéré la chose. J'devrais faire un sondage auprès de toutes les chadasses de cette ville pour savoir combien t'en as baisé. Et combien à la fois. Sale pute.

- T’es qu’une gamine qui ne comprend rien à rien…

Il soupire, elle lève les yeux au ciel. Nooon, aurait-il des remords ? Regretterait-il de m'avoir - encore une fois - traitée de pute ? J'aurais dû filmer la scène krr krr. Mauvaise, Astrid s'en fout littéralement. Une excuse ne répare pas une assiette cassée, tu dois sûrement le savoir. C'est p'têt pour ça que tu préfères fermer ta gueule au lieu de me supplier de te pardonner.

- Tu m’rends fou Astrid. Sérieux tu m’rends complétement taré...
- Ok.

Elle hausse les épaules, une expression de dédain profond sur les lèvres. Si un homme te repousse, fais-toi désirer. Et elle s'en va, le laissant en plan. Elle jubile. Crétin. C'est lui qui a besoin d'elle, pas l'inverse. Elle s'en fout. Alors elle va simplement se barrer et le laisser venir jusqu'à elle en rampant, sa fierté à terre. Je sais que tu le feras. Sinon, pourquoi aurais-tu insisté tout ce temps ? Tu n'es pas très futé, Ethan Cooper. Montrer que quelque chose nous tient à cœur, c'est dévoiler ses faiblesses. Tu ne pensais tout de même pas que je ne m'en servirais pas... ? Tss, l'amour t'as rendu faible. C'est quoi la prochaine étape, le pardon du prochain ? Putain Ethan... Elle arrive dans sa chambre, claque la porte, saute sur son lit où elle s'allonge pensive. Je me demande combien de temps ça va mettre pour qu'il ravale toute sa fierté de merde. Des heures sûrement, putain. Elle fouille dans son sac, en sort un sandwich au poulet, une canette de coca et des maltesers. Je devrais refaire des provisions, au cas-où la cuisine explose et que je ne puisse rien manger pendant des jours. On sait jamais avec cet abruti à proximité de la cuisine. Le sandwich est rapidement fini. J'ai oublié de manger ce midi et les gâteaux au chocolat ça cale pas. Sa valise gît au pied du lit, malmenée de partout. Ne s'étant installée nulle part depuis plusieurs années, Astrid l'utilise presque tous les jours et ne la vide jamais. On sait jamais, ça se trouve il va craquer et va me foutre à la rue. Soupir. C'est ce crétin qui n'y comprend rien. En même temps, je m'attendais pas à ce qu'il comprenne, faudrait déjà lui offrir un cerveau au préalable. Son portable sonne. Coup d'oeil. Putain.

- C'est pour quoi ? demande-t-elle d'une voix méprisante. Si t'appelles pour me critiquer tu peux raccrocher direct, j'suis pas d'humeur. ... Et après, qu'est-c'que ça peut te foutre à toi ? ... Tss, faut pas jor tu t'inquiètes, ça va me donner la nausée. ... J'en ai rien à foutre, c'est ce que t'as toujours voulu, pourquoi tu t'plains ? ... Arrête de vouloir passer pour la victime de l'histoire putain, t'as toujours voulu que je me barre de ta vie pour baiser ma mère tranquille. ... C'est ça crève.

Elle raccroche, comme d'habitude jette son portable contre le mur et mange son oreiller pour contenir sa rage. C'est toujours pareil. Sa mère l'appelle, plusieurs fois par jour, et si elle ne répond pas c'est l'autre connard qui lui fait la morale. Sa mère s'inquiète pour elle, lui lui en veut de faire inquiéter sa mère à ce point, elle les hait pour mener leur petite vie tranquille bien loin de tous ces problèmes. Putain. Elle s'allonge, l'oreiller serré contre son ventre. Elle pense, cogite. Ca sert à quoi... ? Elle ferme les yeux. Un peu trop longtemps. Mais c'est déjà trop tard.

***

Hurlement. Froid, puissant. La peur est réelle. Elle crie, crie, se réveille, s'effondre au sol. Crie encore et encore. Se saisit de la paire de ciseaux préalablement posée sur la table de chevet. Dos au mur, elle la pointe face à elle, face aux démons de ses insomnies. Elle n'ose plus fermer les yeux. Sa main levée tremble, l'autre serre sa cuisse jusqu'au sang. Ainsi, la douleur l'empêchera de trouver à nouveau le sommeil. De les rencontrer à nouveau. Ces cauchemars. Ceux qui la terrifient. Ceux pourquoi elle a si peur de s'endormir seule. Son père était la seule personne capable de la rassurer. Mais maintenant, elle était à nouveau seule.

- LAISSEZ-MOI !

Son esprit embrouillé ne fait plus la différence entre imaginaire et réel. Mais l'eau qui ruisselle en continue sur ses joues existe bel et bien. Elle voit une ombre s'approcher plus près que les autres. Elle tente de la terrasser avec la pointe des ciseaux mais sa main tremble trop. Elle les lâche. Porte ses mains à son visage. Se cache.

- Laissez-moi... supplie-t-elle d'une voix éteinte. Laissez-moi...
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Ven 24 Avr - 22:37
- Ok.

Et elle lui tourne le dos et part s’enfermer dans sa chambre.
Waaah nan alors là c’est déloyal. C’est de la triche. C’est trop facile putain de répondre juste un  « ok ». C’EST TROP FACILE TU PEUX PAS PUTAIN T’AS PAS LE DROIT. Ethan il bouillonne de rage. Cette fille n’a aucune répartie. AUCUNE BORDEL. Tout ce qu’elle sait faire c’est employer le « ok » des meufs vexées et énervées. Les « ok. » - avec le point hein histoire de montrer qu’elles sont bien vener – c’était la hantise des gars. Putain ELLE ME SAOULE A FAIRE CA. Ca nique toutes mes punchlines, c’est faible comme contrattaque…  Il avait perdu la manche. Pff au moins ça confirme ce que j’ai dit. C’est qu’une pauvre conne qui ne sait pas se défendre. En plus d’être puérile, elle est conne. Wah quelle putain de combo vraiment. La honte de la famille. Si j’étais son père je l’aurai renié avant de clamser. C’est peut -être pour ça, au fond, qu’il s’est laissé tuer. Pour ne plus à supporter son déchet de fille, cette merde de l’humanité. Acéré, il aurait pu lui cracher ça à la gueule pour lui broyer un peu plus ce qui lui restait de cœur, en supposant qu’elle en ait encore un.

- Tss…


Saoulé de tout ça, le brun saute sur le canapé dans lequel elle se trouvait juste avant, met les pieds sur la table basse et allume la télé pour mater son match qui avait déjà commencé depuis longtemps. Après tout, s’il était rentré, c’était pour ça. Osef du reste. Elle peut se suicider qu’il en aura rien à foutre. Cette fille n’en valait pas la peine. Puis c’est pas comme s’il n’avait plus personne si elle disparaissait de sa vie. Il s’était construit une famille, ok elle était petite mais elle lui suffisait largement. Elle, elle n’avait personne. Personne ne l’aimait. Elle avait que lui. Y’avait que lui qui la supportait. Si elle le perdait, elle avait plus qu’à se laisser mourir car elle perdait son seul et unique repère. Ethan pouvait jouer de ça, et la faire souffrir encore plus, mais faut croire qu’il avait un cœur d’artichaut en dessous de cette carapace d’acier.
Elle trouvera pas un autre Ethan Cooper, oh non. Ce gars, c’était le seul qui pouvait lui tenir tête et lui fermer sa gueule en quelques phrases. La preuve : écoutez ce silence jouissif.

1 – 1. Il avait loupé plusieurs belles actions. Heureusement qu’il repassait en boucle les moments forts du match. Ethan court à la cuisine se chercher des douceurs à grignoter. Gâteaux, redbull, paquet de schroumpf en main, il retourne au salon à toute vitesse. Parfait. Ah nan manque un truc. Il prend son portable et se met à textoter. Faut toujours commenter un match avec des potes. C’est beaucoup plus convivial de faire ça en direct mais j’ai pas le temps d’aller chez Romain. Tant pis on fera ça à l’ancienne. Et quand y’a foot, plus rien autour ne l’intéressait. Il oublia qu’il devait passer à l’agence, il oublia de faire une lessive et il oublia Astrid. Enfin il l’aurait pu l’oublier s’il n’avait pas entendu crier au téléphone. Il tend l’oreille, comme un félin. Visiblement, elle n’aimait pas spécialement celui qui l’avait appelé. Fracas d’un portable qu’on jette violemment sur le mur. Voire pas du tout. Ethan hausse les épaules et se reconcentre sur son match. C'pas mon problème.

1 – 2. Plusieurs minutes s‘écoulent et plus aucune action ne permit à Madrid de remonter. Fin du match. Le barca l’emporte.
Au final, elle avait perdu la guerre. Lui il était tranquille entrain de vivre sa p’tite vie, alors qu’elle, elle se rendait malade. Qu’elle crève. Il avait toujours la haine contre elle. Et pourtant il pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable. Putain… Nan elle l’a cherché c’est bien fait pour sa gueule. Il le pensait pas. Il avait beau s’en convaincre, c’était un mensonge. Et ce qui suivit le prouva.
Plusieurs cris d’effroi résonnèrent soudainement dans l’appart. Ils étaient proches. Ils venaient de la chambre au fond du couloir.
La chambre d’Astrid.
C’était elle qui criait.
Le cœur du brun s’était arrêté pendant une fraction de seconde. Il saute par-dessus le canapé et se précipite vers la chambre en question, qui était plongée dans l’obscurité. Il aperçoit la jeune fille complétement paniquée, hors d’elle, comme si elle était possédée.
Cette vision lui glaça le sang. Encore plus lorsqu’il vit ce qu’elle tenait. Putain Astrid fait pas ça.

- LAISSEZ-MOI !

Nan. Le brun accourt vers elle, sans réfléchir. A vrai dire, il avait pas besoin de réfléchir longtemps. Les gens qui savent mettre leur fierté de côté sont sans doute les plus intelligents. Il lui retire les ciseaux des mains. Ses mains brulantes tentaient de cacher son visage mais le jeune homme lui maintient fermement les poignets. Elle tremble comme une feuille, toute frêle.

- Chuut… Chuut… Hey hey c’est moi, regarde, c’est moi, c’est Ethan…

Il lui relève son visage, et plante ses yeux onyx dans les siens, éteints. Le faciès familier et regard rassurant du jeune homme mirent certes en confiance la brune, mais elle tremblait toujours. Le jeune homme finit par la prendre dans ses bras. Je viens d’enterrer toute ma fierté putain… Tant pis, parfois faut savoir faire des concessions. C'est ça qui faisait de lui quelqu'un d'intelligent et c'est pour cela qu'il avait toujours une longueur d'avance sur elle.
Il enlaça doucement le corps de la jeune femme contre lui, se balançant légèrement comme pour la bercer.

- Allez, c’est rien… T’as fait un cauchemar, mais c’est fini… J’suis là… C’est fini…

La dernière fois qu’il avait fait ça avec elle ça remontait à genre… Jamais. Nan en fait, ça datait tellement qu’il s’en souvenait plus. La dernière fois qu’il avait consolé Astrid c’était quand ils étaient petits. Ethan en grandissant, n’avait plus jamais consolé une seule fille. Au contraire, il passait son temps à les faire pleurer. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de Maelyss. Re-inversion de la tendance. Il est redevenu câlin mais seulement avec un nombre trèèèès restreints de filles – ce qui au fond plaisait à sa jolie blonde possessive. Ses marques de tendresses étaient destinées le plus souvent à Maelyss of course,  à Alice parfois et à Indy occasionnellement. Avec Astrid ça restait rare. Très rare. Les seuls fois où ils se montraient leurs sentiments par des mamours, c’étaient quand ils étaient bourrés. Ou alors quand l’un avait vraiment envie d’un bisou de l’autre. Dans ce cas là ils cédaient. Mais pas longtemps. La jeune femme était détendue. Fallait croire qu’Ethan avait un don. Il se recule un peu, lui tenant les mains.

- Ca va mieux… ? Silence. Si t’as peur que ça recommence, t’as qu’à dormir avec moi. Pour cette nuit seulement.


Car ouais sa compassion avait des limites.



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Sam 25 Avr - 20:15
it 's never too late for stalking.

feat ethan & astrid cooper

- Chuut… Chuut… Hey hey c’est moi, regarde, c’est moi, c’est Ethan…

Il l'enlace pour qu'elle cesse de trembler. Pâle comme la mort, elle le laisse la bercer doucement. C'était quand la dernière fois ? Y'a longtemps. Quand elle criait la nuit, son père venait la prendre dans ses bras puis l'emmenait regarder un film au salon pour qu'elle se changeât les idées. Quand il la prenait dans ses bras, elle se sentait en sécurité. Quand Ethan la prend dans ses bras, ça ne lui fait rien. Seul son regard la fait se sentir moins seule.

- Allez, c’est rien… T’as fait un cauchemar, mais c’est fini… J’suis là… C’est fini…

Ses commissures se relèvent légèrement. Vu et revu. Mensonges. Combien de fois on lui a déjà sorti ces mots ? Tu te fourvoies Ethan Cooper. Comme tant d'autres. Ne pense pas que tes mots sans sens vont y changer quelque chose. Elle continue de fixer ses prunelles aussi sombres que les siennes, elle est plongée dans son regard. Quelque part, ce sentiment familier la rassure. Elle arrête de trembler, sa respiration se calme.

- Ca va mieux… ? Si t’as peur que ça recommence, t’as qu’à dormir avec moi. Pour cette nuit seulement.
- Ca changera rien, murmure-t-elle la voix lasse

Les yeux dans le vague, ce n'est pas vraiment à lui qu'elle parle. Plutôt à toutes les personnes qui lui ont déjà sorti la même chose. Pour que ça recommence, faudrait déjà que ça s'arrête. Doucement, elle baisse la tête. Yeux éteints. Il la secoue pour qu'elle continue à le regarder. Le regard d'une personne en dit toujours long sur ses pensées. Elle ne dit rien, ne pense rien. Ne le regarde pas vraiment.

- Tss.

L'air méprisant qu'elle aborde n'est pas adressé à Ethan mais plutôt à elle-même. Elle ferme les yeux, expire profondément, se relève en s'écartant du jeune homme. Croise les bras. Le toise. Oh Ethan, serais-je descendu aussi bas pour que tu te comportes ainsi ? Elle détourne le regard, souffle. Faiblesse.

- Tu n'as rien vu.

Ses yeux sont posés sur le jeune homme. Son regard d'onyx est sérieux. Pas un fond de mépris. Juste une profonde détermination. Il n'y a pas de remède à ses problèmes alors elle préfère les garder pour elle, ne jamais en parler, faire comme s'ils n'existaient pas. Eviter la pitié et la compassion à la fois, tenter de vivre normalement. Un peu. Elle croise les bras, souffle longuement, tourne la tête. Elle ne veut pas paraitre comme quelqu'un ayant besoin d'aide. Fierté.

- S'il-te-plait.

Ca la gêne. Elle sait qu'en parfait enfoiré, Ethan n'hésitera pas à ressortir ce qui s'est passé la prochaine fois qu'elle l'insultera ou le traitera avec mépris. Et ça, elle n'en veut pas. Peu importe à quel point la jeune femme est une pute, elle sait également que des choses ne se disent pas. Comme elle n'a jamais crié à la figure de son cousin qu'il n'était pas désiré, contrairement à ce dernier qui le pense régulièrement. Le jour où il le dira de haute voix je le tuerai. Elle ne plaisante pas. Raclement de gorge. Elle s'assied en tailleur sur le lit, il la rejoint et fait de même. Elle se laisse tomber sur lui, appuie sa tête contre son épaule.

- Une vengeance à la Cooper, ça va être drôle.

Astrid lève ses prunelles sombres vers Ethan. Leurs regards se croisent. Sourire. P'têt que ça vaudra le coup finalement, à voir. Si le nom des Cooper est taché de sang, autant que ça soit volontaire. Intérieurement, elle ne pourra jamais l'oublier l'enfer dans lequel ces connards l'ont plongée. La vengeance ne ramène pas les morts mais amène un léger goût de justice. J'vais te faire bouffer tes entrailles société corrompue de merde. Et tant que la vengeance ne sera pas accomplie, elle pourra rester là sans se poser de questions, sans se demander ce qu'elle veut faire de sa vie maintenant.

Après s'être frappés les points comme preuve de leur détermination, la belle brune se relève, s'étire. Vois son portable en morceaux. Grimace. J'ai vraiment chopé une sale habitude. Bon, au moins c'est une bonne excuse pour changer de tel. Elle ramasse les morceaux, les dépose sur le bureau et se tourne vers son cousin.

- Bon ! Par quoi commence-t-on ? demande-t-elle pleine d'entrain

Merde, j'aurais pas dû dire ça. Maintenant il va croire que c'est lui le chef. S'il se met à me donner des ordres je retiendrai pas mes coups.
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Dim 28 Juin - 21:39
La brune s’assit sur son lit, et Ethan vient la rejoindre. Même position en tailleur, même posture, même gueule, même expression, à croire qu’ils avaient logé ensemble dans le même ventre. Si on disait que Tora et Ethan se ressemblaient, alors personne n’avait vu la similitude entre lui et sa cousine. Pourtant, ils étaient bien différents. Parce que même s’ils avaient la plupart de temps les mêmes idées de putes et vécus exactement la même chose, ils n’arrivaient pas à « s’harmoniser ». Y’avait aucune alchimie. Y’avait limite plus de complicité entre lui et MG que lui et Astrid, et on sait tous que la vieille n’est complice avec personne, même pas avec elle-même (la paranoïa à son paroxysme ouais). Vous voyez un peu l’décor. Les deux cousins n’arrivaient pas à se comprendre… Et quand une situation stagnait autant, on arrivait difficilement à y remédier. Astrid pose sa tête sur l’épaule du jeune brun qui ne cillait pas.

- Une vengeance à la Cooper, ça va être drôle.

Il baisse son regard et trouve celui de la jeune fille. Il sourit. Absolument pas. Ah l’batard. Ca va juste être une putain de corvée grave chiante, surtout si je dois faire équipe avec elle. Astrid était aussi fiable que lui, et niveau fiabilité Ethan n’arrivait pas à dépasser la barre des 2. On est pas dans la meeeerde ! Cette fille serait capable de me trahir sans problème, car Astrid est ce qu’on appelle dans la compétition, une salope de haut niveau. Cousins ou pas, on change pas les vieilles habitudes. Tandis qu’elle se lève super déterminée à buter de l’enflure, Ethan, lui, s’avachit en mode gros tas sur le lit. Flemme putain.

- Bon ! Par quoi commence-t-on ? demande-t-elle pleine d'entrain

Par fermer ta gueule, ça serait pas mal. AMOUR GLOIRE BEAUTEEEEEE. Si ça commence comme ça c’est pas gagné. Ok ok j’vais faire des efforts. Il mit ses mains derrière sa nuque, fixe distraitement le plafond.

- Etudions le terrain d’abord. On établira un plan en conséquence.

On peut pas débarquer en mode « yolo on vient vous buter ça serait cool d’émettre aucune résistance, thks a lot ». Faut un minimum de préparation pour tuer d… Wait Ethan… T’es sérieux là ? Tu vas vraiment le faire ? Massacrer un à un les coupables ? T’as pas tiré une croix sur ton passé par hasard ? Ou alors c’était juste pour avoir bonne conscience ? Il ferme les yeux. Finir en criminel et renoncer à sa petite vie tranquille ou alors ne rien faire et laisser les tueurs de nos parents profiter de leur fric ? Astrid n’avait rien à perdre, mais lui c’était différent. Il avait fondé une nouvelle famille. Et il était heureux comme ça. Mais quelque part, ne pas tenir la promesse qu’il s’était faite c’était comme s’il se mentait à lui-même. Après tout, ce qui l’a poussé à rentrer dans l’agence s’était la vengeance de ses parents… Et il va les venger. Le brun se lève, passe à côté de sa cousine sans lui adresser un regard, ouvre la porte de sa chambre.

- J’sors. Y’a des pates dans l’micro si t’as faim.

Il referme la porte derrière lui, sans dire un mot de plus.



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