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 [Pv Raven, Azure, Alice et Violet] L'ombre de la mort plane toujours...

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Jeu 13 Nov - 16:59
Je marchais. Encore et encore. Dans ma main droite, je tenais un papier ou il y avait écrit une adresse et une heure de rendez-vous, et dans ma main gauche, mon portable avec Google Maps d'allumé pour trouver l'endroit, sans me perdre.  Je devais me rendre à 9h30 dans une petite cave planquée à Chantilly. J'avais noté l'adresse la plus proche, après, je devrais chercher. Pour une fois, j'étais calme et silencieux, les yeux rivés tantôt sur mon portable et tantôt sur la route. Pour une fois, j'avais pas trop envie de déconner... Vous vous demandez sûrement pourquoi je suis levé aussi tôt et pourquoi je marche, seul, dehors ? Un petit flash-back s'impose. Il m'est arrivé un truc peu commun... Quelque chose que je pensais n'arriver que dans un bon film d'action ou d'espionnage. Ouais...

-Trois jours plus tôt-

Comme tous les jours, je m'étais levé plutôt tard, du style début de l'après-midi. Comme d'habitude, j'avais bouffé comme un goinfre pour mon petit déjeuner... Sauf que ce n'était pas un jour habituel. Quelques jours plus tôt, j'avais appris que mon magasin de jeux fétiche avait reçu une nouvelle tournée de Super Smash Bros for 3DS. J'étais censé avoir le jeu bien avant, sauf que à sa sortie, j'avais choppé la crève, et ni Lloyd ni Zack n'étaient présents pour aller me l'acheter, et quand j'ai voulu y aller en me sentant mieux, ils étaient en rupture de stock. Et après, j'avais plus trop eu le temps, mais aujourd'hui, je pouvais. Une fois préparé, je mis ma veste que je porte quasiment tout le temps, avant d'ouvrir une porte. Mes cousins étaient encore au lit, on avait passé une bonne soirée à faire les cons, et ils étaient crevés. J'avais laissé un petit post-it à leur attention sur le réfrigérateur, pour leur dire que j'étais parti, et que je reviendrais dans pas longtemps. Je remontais dans ma chambre sans faire de bruit pour prendre les clés de mon scooter et d'ouvrir mon garage pour le sortir, avant de refermer la porte. Je sais, y'a plus badass que de sortir un scooter comme ça de son garage, mais on faisait avec les moyens de bord... Attendez que j'aie mon permis et la bagnole qui va avec !

Je m'asseyais sur mon engin Peugeot avant d'insérer la clé dans la fente et de démarrer ledit engin. J'avais de la chance, on avait beau être un dimanche, y'avait pas des masses de gens dehors... Bon, faut dire aussi que j'suis un peu débile pour sortir alors que le ciel est gris et que j'allais sûrement me prendre la saucée mais rien ne peut m'arrêter pour tout ce qui est gaming. Sauf une bonne grippe qui te fait monter à plus de 39 de fièvre... C'est chiant. Ça m'apprendra à sortir en t-shirt quand il fait froid... Avant de démarrer, j'avais bien évidemment pensé à mettre mon casque. J'suis un tocard mais pas un suicidaire non plus. Je m'engageais sur la route peu peuplée en direction de mon magasin. Et étrangement, j'avais pas besoin de GPS ou quoi que ce soit pour y aller... En même temps, j'y allais tellement qu'on pourrait me comparer à un ivrogne qui va dans un bar pour prendre son pinard, sauf que moi c'est dans mon magasin pour prendre des jeux. C'est une activité comme une autre ! Certains vont bien se défoncer au shit jusqu'à pas d'heure pour rentrer chez eux défoncés comme si c'était leur première fois ! Une fois arrivé au magasin, je garais mon scooter, accrochais l'antivol correctement. J'ouvris la porte avant de rentrer et de saluer le vendeur. J'allais dans le rayon et... DISJONCTAGE DU GABRIEL LES AMIS. Tales of Xillia 2 Day One Edition, FFX-X2 Remaster, Street Fighter 4 Ultra et j'en passe... Zoghozehgozh je veux ces jeeeeeux ! C'est pas juste, pourquoi que j'suis pas riche moi !

Ahem. Je me dirigeais vers le rayon des jeux 3ds avant de regarder. Il ne restait plus qu'un exemplaire du jeu et un mec s'en approchait dangereusement pour le prendre... Pris d'un élan de vivacité aussi grand que ma connerie, je lui pris le jeu sous le nez en mode vieux connard qui ne pensait qu'à lui. Ou en mode... Niiiiiiiiiinjaaaaaaaaa. L'est à moi ce jeu, pas touche ! Hmpf. J'allais à la caisse et sortit mon portefeuille dans lequel une soixantaine d'euros étaient tapis. Mes économies... Pour une juste cause ! Enfin j'allais pouvoir jouer à ce jeu que je voulais ! Enfin j'allais pouvoir mettre une branlée à Meiko sur ce jeu ! Elle qui voulait voir mon skill de demi-asiat' en intérim... Mais il faut que je m'entraîne, car sur 3DS c'est pas mon fort. Le vendeur me parlait.

- Hé, j'ai vu comment tu lui as piqué le jeu Gab', joli !

Le concerné ne se retourna pas. Heureusement. Je me mis à rire avant de déposer le jeu sur le comptoir.

- T'as vu ça ! Même un ninja ça fait pas mieux. Naruto à côté c'est une p'tite bite ! Haha !

Je m'entendais bien avec ce gars là, on avait pas mal de références en commun et il avait aussi une bonne expérience en gaming. En même temps, c'est le gérant du magasin et je suis l'un de ses plus fidèles client. Normal non ? Après avoir salué le vendeur et être sorti mon saint Graal en main, je  mis le jeu dans une poche que j'avais emmené et que j'avais accrochée à mon guidon, près des compteur, pour être sûr que rien n'en tombe. Ça serait con de ma part. Je rentrais tranquillement chez moi, avant de monter dans ma chambre, ignorant si les deux zigotos étaient réveillés, avant de déposer ma poche et d'ouvrir le boîtier de mon jeu. Nyaaaaaaaa, enfin, ouuuui mon préééécieeeeux. C'était l'instant Gollum de Gabriel. Après avoir fait quelques parties d'échauffement en classic mode. J'vais pris Meta Knight, un des persos que je jouait le mieux, et j'avais commencé par du niveau 7 pour m'échauffer. J'avais gagné. Mario avait fini rasé, Kirby ressemblait à un carré et Link avait les oreilles en pointe. Je fis quelques autres parties tranquilles au niveau 9 avant de me rendre compte d'un truc... MERDE, J'AVAIS OUBLIE D'ALLER ME CHERCHER DES BRETZELS. Erreur impardonnable. Je remis ma veste et partit en vitesse à la supérette, portefeuille dans ma poche.

Je rentrais dedans, pris un ou deux paquets de bretzels, une poche à 10 centimes et repartit. Mais, sur la route, quelqu'un m'agrippa et me tira par surprise dans une ruelle, avant de se tenir face à moi, les bras croisés et le regard sérieux. Cékilui ? Qu'est-ce qu'il me voulait ? S'il il tente quoi que ce soit, j'le stun et repli stratégique. Technique de joueur de MH... Le type s'assit sur une poubelle, me toisant avec son air à la fois sérieux et fatigué... Il ne parlait pas. Il était muet ? Comme Yumi ? Ah ben finalement non, il sortit une sort de petit papier de sa poche, avant de le lire et de parler.

- Gabriel Valtier. Alias l'Agent Sapphire. J'ai besoin que tu me rendes un service.

OUAAAAAAAAAAAAAAAAH LE MEC. D'ou il connait mon identité et mon nom d'agent alors que je savais même pas qui c'était ? Bizarre. C'était un agent de Mère Grand lui aussi ? Nan, je pense pas, mais faut pas se fier aux apparences... Comme pour le mini Uragaan d'un event de MH3. Petit mais si balèze... J'avais été surpris ! Fronçant les sourcils, je lui répondis.

- C'est bien moi. Comment tu connais mon nom ? Es-tu un agent de Mère Grand ? Et toi, t'es qui ? J'te connais pas. Qu'est-ce que tu me veux ? Fais vite, j'ai la dalle.

Le mec se mit a avoir un genre de sourire carnassier. Sur quel genre de psychopathe j'étais tombé moi encore ? Fait chier... J'veux manger mes bretzels en jouant à SSB, rien de plus ! J'ai pas demandé à me faire attraper par un pedobear qui veut abuser de mon corps si viril et musculeux ! D'toute façon si il tente un truc, c'est mon pied dans ses burnes et rien d'autre !

- Mon nom n'importe peu, et qui je suis ? Je ne suis qu'un simple inconnu qui vient demander un service à un agent secret. J'ai mes sources, je sais très bien qui tu es... Pour mon service, je ne peux pas te le demander comme ça en pleine rue.

Il revint se placer face à moi avant de rouler son papier en boule et de me le lancer. Je l'avais réceptionné avant de le déplier et de le lire.

"Rends-toi dans trois jours au matin au lieu que j'ai indiqué en bas de cette feuille. Si tu ne viens pas, je dévoilerais ton identité à certaines personnes. Je suis sûr qu'il s seront ravis de te charcuter et de te torturer jusqu'à la mort..."

... Ouah. C'était pas n'importe qui... Il connaissait mon identité, et comptait me dévoiler au grand jour si je ne venais pas. Soit je viens, soit je finis en kebab/hachis parmentier/lasagnes/insérer un nom de bouffe. J'étais forcé à sortir un matin... Quelle poisse. J'avais pas envie, mais je le devais. Je relevais la tête pour demander des comptes à cet inconnu et... Personne. volatilisé comme un fantôme. Comme une silhouette qu'on aurait aperçu et qui ne menait à rien... Je sortis de la ruelle et repris la route, perplexe, en train de réfléchir à cette offre forcée. Qu'est-ce que ce gars pouvait me vouloir pour mettre ça en jeu ? Une rançon ? Que je tue quelqu'un pour lui ? Une connerie dans le genre ? Soucieux, je franchis le pas de ma maison, saluant mes cousins au passage. Enfin Zack, mon seul cousin éveillé car Lloyd pionçait ENCORE. Vue son métier en même temps... Je remontais à l'étage ou étaient les chambres avant d'ouvrir doucement la porte de la chambre de mon cousin avant de déposer le papier sur sa table de nuit pour qu'il en soit informé.

Je retournais dans ma chambre avant de rejouer à ma 3ds. Ou en étais-je déjà... Ah ouais, la Crea-Merd... Main. Quel combat facile... J'esquivais sans peine ses coups en sautant ou en volant. FLAP FLAP MOTHERFUCKER I'M META KNIGHT ! Je la vainquis sans grande difficulté. Bref, ending pour ce personnage, l'image qui allait bien et tout... Et je continuais à jouer la journée et la soirée durant, en essayant d'oublier cette connerie qui m'était arrivée. Le soir, avant d'aller dormir, je repris le papier. Lloyd m'avait dit d'être prudent si j'y allais...

-Fin du flash-back-

Je marchais toujours, empruntant rues et ruelles pour finalement arriver à destination. Au premier abord, il s'agissait d'une maison tout à fait normale... Tu parles d'une planque toi ! Mais bon, c'était pour passer discretos j'suis sur. Je toquais à la porte puis une femme ayant environ la trentaine m'ouvrit. Plutôt grande de taille, cheveux châtains et yeux bleus, clope au bec. Elle m'avait l'air sympa mais j'étais quand même sur mes gardes. D'un coup, elle m'adressait la parole, avec une voix... Roque. Elle fume 10 clopes par heure ou quoi ?

- Oui ? C'est pour quoi ?

Je sortis le papier que j'avais rangé dans ma poche en approchant de la maison, avant de le déplier et de lui montrer. Le regardant d'un air perplexe, elle prit un air plutôt flippant et m'invita à l'intérieur. Une fois dedans... J'étais plutôt impressionné. C'était peut-être une maison banale, reculée certes mais banale, mais l'intérieur était plutôt bien décoré, et ça devait coûter la peau du cul si vous voulez mon avis. Mention spéciale au vase de jade à côté de l'escalier... La dame me conduisit près de cet escalier, avant d'ouvrir la porte de la cave à vin. Et là... C'était pas une cave à vin. Un escalier dérobé avait été creusé dans le bois. Elle me confia également une lampe torche pour pas que j'me vautre la gueule... M'ouais bon, mon portable pouvait servir mais pourquoi pas ? Je m'engouffrais donc dans l'escalier pendant que la femme fermait la porte.

Une fois arrivé en bas, je pus voir un encadrement creusé dans la roche, le tout bouché par une porte... On se croirait tellement dans un film d'espionnage ! J'vais finir par me prendre pour James Bond si ça continue. Etant poli de nature, je toquais à la porte. Ma réponse fut un "Entrez !" avec la même voix que celle de l'inconnu. Je rentrais donc, toujours méfiant, dans la pièce. Cette pièce contrastait totalement avec le reste... Oubliez le luxe et bienvenue dans une pièce noire mal éclairée par une lampe plutôt défaillante. C'était le type d'endroit parfait pour une salle d'interrogatoire planquée d'un méchant de film. Vous comprenez que c'est pas mon genre d'endroit, que je préférais rester chez moi à geeker et à glander mais ce luxe ne m'était pas permis aujourd'hui. De la pénombre présente sortait l'inconnu d'il y a 3 jours qui m'invita à m'asseoir sur une chaise, pendant que lui s'asseyait sur la chaise d'en face. Un type ayant l'air d'avoir environ 35 - 36 ans avec les cheveux grisonnants et un manteau trop grand pour lui... Pedobeaaaaaar ! Je repris un air sérieux, avant d'ouvrir la bouche.

- Bon. Pourquoi je suis venu ici ? Que me veux-tu à la fin ? J'espère que c'est pas un canular ou quoi. J'ai pas risqué mon identité pour venir me faire emmerder par un gamin...

L'homme assis en face moi posa ses mains sur la table, avant de me parler sur un ton calme et monotone, limite machinal. Je parlais à Terminator himself ou quoi ?

- Rassures-toi, je ne suis pas venu ici pour me jouer de toi ou quelque chose de similaire. Non, je suis venu te donner une mission. A toi, l'Agent Sapphire. Je vais te dire quelle est cette mission.

Je croisais mes bras avant de me reculer légèrement dans ma chaise, fermant les yeux. Comment connaissait-il mon nom d'agent sérieux ? J'le connais même pas quoi ? Et en plus, y'a rien qui pourrait expliciter mon nom d'agent ! A moins que ça soit un contact de Mère Grand elle-même et qu'elle m'ait inscrit sur une sorte de liste de gens aptes à remplir cette mission... Je m'attendais à tout en ce moment. L'inconnu reprit encore la parole, ne m'ayant toujours pas dévoilé son identité. C'était chiant à la fin !

- En ce qui concerne ton nom d'agent, j'ai mes sources, ce n'est pas important. Ta mission consiste en un assassinat. Tu dois assassiner une certaine femme...

Il se dit bien informé mais il me demande d'assassiner une femme ? On a pas du lui dire que faire du mal aux femmes n'est pas trop dans mes principes, sauf si ça met ma vie en péril auquel cas je dois me défendre.

- Une femme du nom de Alice Liddel. J'ai entendu dire que tu es proche d'elle, toujours selon mes sources. Tu es donc la personne la plus apte à la tuer. Acceptes-tu cette mission ?

... Enfoiré. D'un coup, mes yeux s'ouvrirent, laissant entrevoir une puissante haine sur mon visage. Il venait vraiment de me demander ce à quoi je pensais ou j'ai des hallucinations auditives ? Nan, je pense pas que ça soit ça. Je le regardais d'un regard noir et haineux, digne d'un vengeur qui se retrouve devant la personne qui a tué toute sa famille. Je décroisais mes bras, et serrais mes poings sur la table. La rage commençait à monter. D'une voix et d'un ton froid, je repris la parole.

- Répètes un peu pour voir ? Redis ce que tu viens de dire... Et je te défonce la gueule.

D'un coup, le visage neutre du mystérieux personnage se changeait en un sourire... Une sorte de sourire narquois. Il se foutait réellement de moi ou quoi ? Me demander ce genre de chose pour sourire comme ça... C'est une belle ordure ce type. J'avais envie de le rouer de coups et de l'encastrer dans le mur mais puissant...

- T'es sourd ou quoi ? Je t'ai demandé d'aller tuer cette Alice. C'est assez clair comme ça non ? C'est...

Sans lui laisser le temps de terminer sa phrase, je me levais, défonçant ma chaise au passage avant de rusher vers lui et de l'attraper par le col et le plaquer contre le mur, sans lui laisser le temps de riposter. La mèche de la bombe était allumée... Jamais il n'aurait du dire ça. Maintenant, je vais tellement le charcuter que l'autre en haut elle le reconnaîtra même plus. Je plongeais mon regard noir, haineux et de couleur rouge dans le sien, pour qu'il voie les démons qui m'habitaient en ce moment. Et ils avaient soif de sang... De son sang.

-...Une femme dangereuse. Poses moi immédiatement ou...

C'en était trop. Sans réfléchir, je lui donnais un violent coup de tête, mais sans pour autant l'assommer. J'avais envie de le faire souffrir, de l'entendre pousser des hurlements de douleur... Je serrais encore plus l'étreinte que j'avais sur son col, à tel point que si j'avais une force herculéenne, je l'aurais envoyé à l'étage du dessus.

- Maintenant, t'arrêtes tes conneries. Tu crois sérieusement que je vais aller la tuer tout ça pour tes petits caprices de merde ? Jamais. Tu peux dévoiler mon identité aux agents ennemis, ils peuvent aller me tuer j'en ai rien à foutre. Je te tuerais avant que tu le fasses.

Il me donna un coup de poing dans le ventre. L'adrénaline et la fureur que je ressentais en ce moment étaient tellement puissants qu'ils en avaient annihilés la douleur, à tel point que tout ce que j'avais ressenti n'était qu'une vulgaire caresse. A mon tour, je lui donnais un coup de mon genou droit dans le ventre, avant d'appuyer bien fort, ce qui lui coupa le souffle. Alors que j'étais en train d'avoir un sourire à la limite du psychopathique... Ma conscience avait repris le dessus. Arrêtes, Gabriel. Tu veux vraiment souiller tes mains et ton âme à cause de ce type ? Tu veux finir en taule à 18 ans et ne pas pouvoir profiter de la vie ? Tu veux vraiment qu'Alice te prenne pour une brute ? Un type sans cœur qui tue pour le plaisir ? Alors sois gentil et poses-le. Je le lâchais au sol avant de manquer de lui donner un coup de pied dans la tête. Regardez-moi ce pauvre cloporte, au sol, se tenant le ventre et souffrant. Je tournais le dos avant de repartir, le regard plus froid que jamais.

- On se reverra. Et comptes pas sur moi pour t'épargner, ordure.

J'ouvris brusquement la porte avant de la refermer en la claquant, laissant l'autre guignol souffrir le martyr au sol. Qu'est-ce qu'il ne pouvais pas être résistant à la douleur... Ou alors, c'est moi qui ne contrôlait plus ma force à cause de la rage. Vous ne me comprenez pas ? Imaginez qu'on vous demande de tuer votre petite amie. Voila. Je ressortis de la maison comme d'un moulin, ignorant totalement la femme. Je marchais dans les rues de Chantilly d'un pas enragé, poings serrés, et une expression froide dans laquelle on ne pouvait ni lire ni discerner d'émotions fixé au visage, tel un antagoniste avant son combat final contre le héros d'une histoire. Je marchais vite et sans regarder ou j'allais. Sans le vouloir, je bousculais une personne, qui se retourna avant de m'insulter. Je me retournais et la toisait d'un regard noir, avant de reprendre ma route. En passant en plein centre-ville, je croisais mon ami le gérant du magasin de jeux que je fréquentais le plus. Il m'avait salué, mais je n'y avais même pas prêté attention et je l'avais ignoré. J'étais bien trop plongé dans mon monde pour y prêter attention.

Près de chez moi, y'avaient des jeunes d'une quinzaine d'année en train d'emmerder un pauvre chat. Je m'approchais d'eux par derrière, avant de me racler la gorge. L'un, qui avait l'air d'être le caïd, me provoquait ouvertement avec des expressions du genre "tarlouze" ou encore "t'as pas d'couilles". Ce qui me fit passer à l'action fut une insulte sur mes yeux rouges... D'un coup, brutalement, par surprise, je lui casais mon pied dans la gueule. Il se tenait la tête, ayant mal, essayant de riposter. Il courrait vers moi, à l'aveugle... Je lui fis un croche-pattes pour qu'il se vautre au sol. Il peinait à se relever. Un de ses amis l'aida a se relever et ils battirent en retraite, n'ayant même pas essayés de se défendre en voyant la branlée que j'avais foutu a l'un d'entre eux. Que d'la gueule je vous dit... Quand au petit chaton, je le pris dans mes bras et toqua à la porte d'une maison voisine. Une dame, plutôt dodue, m'ouvrit la porte et attendrie par le chaton, me remercia, toute contente d'avoir une boule de poils à caresser et tout. Bah, j'avais fait au moins un heureux aujourd'hui, et taper sur ce gamin m'avait un peu défoulé.

J'arrivais chez moi. En trombe j'ouvris la porte avant d'aller me caler dans la salle à manger, fulminant. Mon grand cousin, Lloyd, avait l'air légèrement énervé, mais voyant mon état, il était venu vers moi, me demandant ce qui n'allait pas. J'avais tellement envie de lui dire, mais mon caractère de merde quand je suis énervé allait m'en empêcher. Quand ça va mal, j'ai beaucoup de mal à dire ce qui ne va pas... Quant à Zack, il eut une réaction similaire... Je le savais, curieux comme il est ! Mais c'est mes cousins, j'les aime comme ils sont. Je les regardais, de mon regard resté inchangé depuis tout à l'heure, avant de poser ma tête contre la table, regardant la fenêtre.

- Laissez moi seul. J'ai pas envie d'en parler. Lloyd, si tu veux vraiment le savoir, vas à l'adresse qu'il y avait sur le papier. Tu verras par toi-même.

Il avait décidé d'aller y voir et après s'être mieux réveillé, il était parti, nous laissant Zack et moi à la maison. J'allais me caler sur le canapé avant d'allumer ma playstation 3 pour jouer, avec une manette simplement noire. Celle avec laquelle j'avais appris à Alice à jouer. J'espère qu'il n'allait rien lui arriver, sinon je deviendrais fou. Ultra Street Fighter IV... Ah ben finalement je l'avais. Tant mieux. Je lançais donc le mode arcade, le grand classique ou t'as un enchaînement de combats jusqu'à arriver jusqu'au boss de fin. En difficile. J'avais un grand besoin de me défouler, et j'avais rien d'autre à faire. Mon choix de personnage se porta sur Blanka. Une bête verte brésilienne utilisant la rage comme vecteur de puissance et se battant avec de la foudre et des coups puissants et brutaux venant de son imposante musculature... Parfait. Je lançais donc la partie, m'enchaînant les combats en étalant mes adversaires. C'était pas Ethan, mais j'avais l'impression que c'était aussi facile. A part M. Bison, qui m'avait mit une ou deux défaites mais c'est Bison quoi, faut pas chercher l'est permacrack ce type. Je proposais la manette à mon petit cousin, avant d'aller me chercher une canette de coca. Je remontais non sans énervement dans ma chambre, avant d'allumer mon pc pour aller voir un bon film en streaming pour me calmer. Finalement, j'allais me remater les premiers épisodes d'Albator... C'était soit ça soit un film bien bourrin, et j'suis pas trop d'humeur.

Après avoir eu le temps de regarder un ou deux épisodes, j'entendis la porte de ma maison s'ouvrir. D'un pas pressé, je descendis dans mon salon et je vis Lloyd, qui avait un air sérieux. Et il semblait se préparer à un truc... Ne me dites pas que... Non. C'est pas possible. Il ne pouvait pas. J'eus un pincement de cœur, suivi d'une nouvelle montée de rage intense. Même lui... Même lui avait osé m'abandonné. Les larmes n'étaient pas loin. Des larmes de rages... D'un ton sec, je pris la parole. L'ambiance était froide et tendue...

- Lloyd... Ne me dis pas que...
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Invité
Sam 15 Nov - 3:37
Me revoilà de nouveau à devoir partir en mission aux Etats-Unis dans deux jours. Deux jours à peine... Bon. Ça me laissait au moins le temps de me reposer et de me préparer. Luke m'avait mis au courant dans l'après-midi après avoir avertit Meghan également, après tout, que serait notre équipe sans elle ? Sans l'un de nous ? Depuis qu'on se connait, on a toujours été proches tous les trois. La synchro ça nous connait , on n'a pas besoin de parler : il suffit d'un geste ou d'un regard et on se comprend tout de suite ! Et pourtant...tout le monde a l'impression que nous sommes amis depuis l'enfance. D'une, c'est impossible parce que je vivais à Chantilly et de deux, je ne les ai connus que quand je suis rentré à la Lincold Academy à l'âge de quinze ans. Nous ne suivions pas les mêmes cours car j'avais une année de moins qu'eux, mais comme les entraînements physiques et de tirs étaient en commun, c'est de là que nous avons fait connaissance. Je me souviens que la première fois que j'ai rencontré Luke, il m'avait sorti un " Hey you! How are you doing to control your gun as well as being in first year ?! It's not possible you need to have a secret because you have not looked very strong ! " . (Dis donc toi ! Comment tu fais pour maîtriser ton arme aussi bien en étant en première année ?! C'est pas possible tu dois avoir un secret car t'as pas l'air d'être très costaud ! ) Disons qu'à l'époque...il avait raison , je n'étais pas très fort et en plus je n'avais pas l'habitude qu'on vienne me parler aussi soudainement alors je lui ai répondu en étant assez mal à l'aise" It's just...natural for me , that's all." (Euh...bah c'est naturel c'est tout.) Luke lui s'était mis à me regarder comme s'il avait vu un fantôme jusqu'à ce que j'aie vu un sourire carnassier se dessiner sur son visage " You know what? Starting today , you will be my rival! " (Tu sais quoi ? À partir d'aujourd'hui, tu seras mon rival !) . Voilà d'où vient notre rivalité - aussi stupide soit-elle - je n'étais pas trop pour au début, mais finalement ça ne nous avait de chercher à nous améliorer et de cette rivalité, nous sommes devenus meilleurs amis. Meghan ? C'était une camarade de classe de Luke et je l'ai rencontrée presque en même temps quand elle a vu qu'il était en train de me taquiner, elle est intervenue en lui disant de me laisser tranquille et qu'est-ce que mon ami a répondu ? "It's you who should leave us, we are in discussion between guys here !" (C'est plutôt toi qui devrais nous laisser , nous sommes en pleine discussion entre mecs là !) Ah...ils n'ont vraiment pas changé ces deux-là , ils sont toujours les mêmes haha ! Heureusement que Meghan est là parce que Luke et moi, on a tendance à aller un peu loin dans nos duels alors elle est toujours là pour nous remettre sur le droit chemin.

Enfin bref , on avait prévu de se revoir tous les trois le lendemain pour se préparer et comme j'allais partir pour minimum une semaine je voulais profiter de me détendre un peu avec mon frère et mon cousin avant d'aller me reposer. Et moi quand je me repose , surtout quand je suis fatigué , y'en a pour longtemps ! Oh...plus de dix heures de sommeil au moins...quoi ? Vous ne trouvez pas que c'est assez ? Honnêtement, moi non plus ! Mais bon, je n'ai pas le choix, je suis quasiment amené tous les jours à bosser quelque part, si ce n'est pas à l'agence, c'est au Night's club et si c'est aucun des deux, c'est pour une mission en tant qu'ESI. Vous voyez ? j'ai des journées bien remplies. Arrivé le soir , nous avons prévu une soirée geekage - dédicace à Luke qui ne pouvait pas venir au grand désarroi de ce dernier car il avait à faire - en mangeant des chips , en buvant du Coca-Cola et tout ce qui va avec , de quoi bien accompagner nos parties. Et quoi de mieux pour une soirée comme celle-ci ? Des tournois ! On a d'abord jouer à Mario Kart 8 où je me défendais plutôt bien et quand est venu le moment de jouer à Street Fighter, Gabriel nous a fait littéralement THE break down ! J'ai des efforts à faire, on dirait.

Exténué, je me suis retiré dans ma chambre avant tout le monde pour aller dormir. J'espérais juste bien récupérer surtout qu'il m'arrive parfois de refaire le même cauchemar... soit d'imaginer l'accident de mes parents qui leur a coûté la vie, soit celui de revoir la mort de mon mentor devant mes yeux tout en ayant les mains et les vêtements tout ensanglantés...
Heureusement cette nuit là, j'ai pu dormir à poings fermés. Non mon cauchemar, je ne l'ai qu'entre aperçus le lendemain. À quoi il ressemble ? Si je vous dis qu'il a des yeux bleus , qu'il a dix neuf ans et qu'il partage une partie de mes gênes. You see who is he ? ( Vous voyez qui c'est ?) Un indice : Zack. Si vous ne voyez toujours de qui il s'agit je ne peux rien faire pour vous , sorry . Blague à part, il avait eu la brillante idée de me réveiller en mettant une musique horrible dans les oreilles ! C'était quoi déjà ? Ah oui le Nyan Cat. Je me suis levé en sursaut , le cœur battant à toute allure  What the he-...?! Et au même moment, mon frère s'est enfuit dans le salon en rigolant. Le problème n'était pas la musique en elle-même, c'est juste que j'ai tout simplement horreur qu'on me réveille et j'ai tendance à ne pas être de bonne humeur que ça soit frère ou pas. Là ne faisait pas exception et à peine s'est-il enfuit que je suis rentré en trombe dans le salon à moitie réveillé en criant:

- Damn it ! ça ne va pas ou quoi ?! T'aimerais que je vienne dans ta chambre te casser les oreilles pendant que tu dors ?! Non ! T'as vraiment de la chance d'être mon frère parce que sinon ton téléphone tu aurais pu lui dire goodbye !


Et là , en pleine dispute la porte de la maison s'est ouverte violemment laissant apparaître un Gabriel dans un état dans lequel je ne l'avais jamais vu auparavant. Qu'est-ce qu'il a ? Comme j'étais préoccupé par mon cousin, ma colère contre mon frère à l'instant s'était estompée pour le moment. Lorsque je me suis approché de lui, il a dirigé son regard vers moi, un regard remplit de haine et de colère . En revanche son visage paraissait sans émotions. Je ne le reconnaissais plus. Je ne reconnaissais pas du tout mon cousin-là. Je me suis alors tourné vers Zack , lui lançant un regard inquiet et confus puis mon intention s'est à nouveau portée sur Gabriel . Quand je lui ai finalement demandé ce qui n'allait pas, ce dernier s'est appuyé contre la fenêtre, le regard à l'extérieur en me disant de le laisser tranquille et qui si vraiment, je voulais savoir, je devais me rendre à l'adresse indiquée sur le papier. Quel papier ? Je n'allais pas le lui demandé, après tout le meilleur moyen pour qu'il se calme est de le laisser tout seul avant de dire quelque chose de vexant ou de faire une action irréversible. Et je sais très bien de quoi je parle, car je l'ai déjà vécu, surtout que quand je m'énerve, il ne vaut mieux pas me pousser dans les limites à part si vous ne tenez pas à la vie. Hé bien, j'ai l'impression que pour Gabriel, c'est pareil, disons que c'est de famille.

Après ça, je n'ai rien dit. Je l'ai laissé avec Zack dans le salon et je suis retourné dans ma chambre. À vrai dire, je pensais savoir où il avait pu laisser cette fichue note. Quelque chose me disait que sa colère avait un rapport avec ça. Maintenant que j'y pense ...il y a trois jours , mon cousin était venu me signaler qu'un homme mystérieux l'avait intercepté dans la rue en lui remettant une adresse avec laquelle il devait se rendre ...aujourd'hui. Je l'avais mis en garde quant au fait de faire attention et qu'au cas ou il pouvait m’appeler en cas de problème mais d'après l'état dans lequel il est , Gabriel s'y est rendu et il s'est passé quelque chose. Je ne sais pas encore quoi, mais c'était quelque chose de grave pour le perturber à ce point.
Je cherchais le fameux papier et il était effectivement posé sur la commode avec un petit mot de Gabriel me prévenant qu'il était sorti. Quant à la note, il y avait effectivement écrit une adresse non loin d'ici. À ce moment-là, prit d'un élan déterminé, je n'ai même pas cherché à réfléchir ou même à me poser des questions que je me suis empressé de faire un petit passage dans la salle de bains pour faire ma toilette et m'habiller en quatrième vitesse sans oublier de me munir de les pistolets que j'ai accrochés à ma ceinture. Je me dois de régler le problème au plus vite ! Habituellement, je n'aurais jamais loupé le moment de grignoter en me levant, mais mon esprit était tellement focalisé dans le fait de savoir ce qui avait autant énervé Gabriel que limite, je m'en fichais. Alors après avoir fini de me préparer, je suis retourné dans le salon. Mon cousin était toujours face à la fenêtre. Zack quant à lui essayait de lui remonter le moral et moi d'un pas décidé, je me suis dirigé vers la porte d'entrée puis en passant, j'ai posé une main sur l'épaule de mon petit frère.

- Je reviens, je vais voir ce qu'il s'est passé. Garde un œil sur Gabriel pour moi, d'accord ?

Connaissant Zack, je n'avais pas à m'inquiéter. Il a toujours eu le truc pour faire sourire les autres et malgré le fait qu'il soit amnésique, il n'a toujours pas perdu cette faculté bien que cette fois, je doute fort que cela ait un effet sur Gabriel... cependant , j'étais confiant et avant de quitter les lieux , je lui ai souri mais ce sourire comptait pour deux.

Savoir ce qui s'était passé, c'était tout ce que je voulais. À l'allure où j'allais, je suis rapidement arrivé là ou l'adresse devait me mener. J'apercevais au loin une maison, tout ce qu'il y a de plus banal et ...une femme et un homme discutaient , enfin vu comment ils se criaient dessus ils étaient plutôt en train de se disputer. Je me dirigeais vers eux, tout en essayant de lire sur leurs lèvres et l'homme en question semblait dire " Cet enfoiré...va me le payer ! Mais avant je dois aller faire un tour au bar ! " Et là, ça a fait tilt dans ma tête Se pourrait-il...qu'il parle de Gabriel ? Alors pour en avoir le cœur net, je me suis approché des deux individus. La femme en me voyant est rentrée dans la maison en faisant un sourire narquois puis elle a laissé le type tout seul avec moi. Ce dernier m'a jeté un regard froid et s'il pouvait tirer des rayons lasers avec, je suis persuadé qu'il l'aurait fait. Dans tout les cas s'il voulait m'intimider il était loin , très loin de me peur faire. Puis d'un air sérieux et professionnel, je lui ai dit :

- C'est vous qui aviez donné rendez-vous à Gabriel ?

Il me dévisageait et a ensuite dirigé son regard vers ma ceinture ou étaient placés mes armes. Je n'aime pas du tout ses manières, il me prend pour une bête de foire ou quoi ?! Je fronçais mes sourcils prêt à dire quelque chose quand tout à coup , le visage de mon interlocuteur s'est éclaircit en laissant place à un sourire narquois avant de lâcher un petit rire . Je rêve où il se moque vraiment de moi ?!

- Je sais qui tu es, ces yeux...tu es son cousin Lloyd Valtier , je me trompe ? Je sais aussi que tu es sous la couverture d'agent Raven et tu exerces à côté le métier d'ESI en tant que tireur d'élite, c'est bien ...très bien même.

W-what ?! ... Comment peut-il connaitre mon identité aussi facilement ?! J'en restais sans voix. Gabriel le lui aurait dit ? Non, ce n'est pas son genre, c'est forcément autre chose. C'est peut-être un autre agent dont j'ignore l'existence ?

- Comment pouvez vous avoir toutes ces informations ?

L'homme me regardait à nouveau avec le même air que tout à l'heure. J'étais franchement étonné, mais mon expression ne changeait pas.

- J'ai mes sources. Si j'ai envoyé cette note à ce gamin, c'était à la demande du patron parce que j'ai une mission à confier. À la base, elle devait lui revenir, mais il en fait qu'à sa tête. Finalement tu seras plus apte à l'accomplir et si tu n'acceptes pas ...je ferais en sorte que son identité soit révélée aux yeux de tous , ce n'est pas ce que tu veux n'est-ce pas ?

Lorsqu'il parlait de mon cousin, je ressentais comme une certaine haine à son égard . Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre les deux mais dans tous les cas c'était lié à cette mission, j'en suis persuadé. Et il ose maintenant me menacer de révéler l'identité de Gabriel et de risquer qu'il lui arrive quelque chose comme se faire assassiner ? Ce type est juste une ordure sans scrupule ! Même s'il s'agit d'un agent de Mère-Grand - d'après ce que j'ai compris - , j'en ai rien à faire car sa tête je l'ai déjà gravée dans ma mémoire. Que nos chemins ne se croisent pas après ça , c'est mieux pour lui. Qu'on me menace encore , c'est une chose , mais qu'on menace quelqu'un de ma famille ça s'en est une autre . Et que me voulait-il ?! Si Gabriel est sorti de ses gonds, c'est qu'on lui a demandé quelque chose contraire à ses principes. Je soupirais légèrement agacé puis je l'ai questionné à nouveau :

- ... Qu'est-ce que vous voulez de moi ?

Peut-être que je me trompais mais j'avais l'impression qu'il ne m'avait pas tout dit comme ses sources par exemple , qu'elles sont-elles ? Si c'est un agent de Mère-grand, pourquoi ne m'a-t-il pas simplement dit qu'il en était un? Il est étrange mais doit avoir ses raisons , donc ce n'est pas mon problème.

- Je suppose que tu connais Alice Liddel ? C'est elle notre cible et ta mission sera de l'assassiner.


Je baissais là tête et je ne disais rien. Aucun mot ne sortait de ma bouche. I was dreaming ? Il parlait bien d'Alice...la Alice avec laquelle je m'entend si bien et qui est la petite amie de Gabriel ? Non, je ne peux pas y croire, je ne VEUX pas y croire et pourtant... mais je dois voir la vérité en face : ce type voulait que j'assassine Alice. Au fond de moi , je voulais refuser cette mission, je ne pouvais tout simplement pas faire ça ! Je n'aime pas tuer des personnes innocentes et encore moins celles que j'apprécie. Et c'est là .. que je me suis rappeler ce que mon mentor me disait de son vivant " Whatever happens , when a mission is entrusted to us , no matter it is, we have to do until the end . This is our duty." (Quoiqu'il arrive dès qu'une mission nous est confiée , peut importe soit-elle, nous devons aller jusqu'au bout . C'est notre devoir).Notre devoir...notre mission...

- Alors ? Ta réponse ? Je ne pas que ça à faire donc fait vite.


Je serrais les poings par frustration en m'en voulant à moi-même et il y avait de quoi après ce que j'avais l'intention d'accepter. Ce n'était pas pour la mission en elle même mais plutôt pour mon cousin parce que...je préfère autant qu'il me déteste et de trahir à contre-cœur une amie que de le voir se faire assassiner. De toute façon quoique je fasse je perdrais quelqu'un d'important , que pouvais-je fais d'autre...? J'ai brusquement relevé vers l'inconnu le regard déterminé. Gabriel... Alice...pardonnez-moi.

-...j'accepte.


L'homme me regardait, satisfait de ma réponse, mais moi, je ne disais rien de plus. Ce que je m'apprêtais à faire était la pire chose que j'allais faire de ma vie , je ne me le pardonnerais jamais et jamais je ne pourrais me racheter ! Jamais...surtout envers Alice et Gabriel. Mais que pouvais-je bien faire ? Quelle est la solution ? Refuser ? Moi je ne veux pas me salir les mains mais mes principes m'incitent à faire le contraire, je ne peux pas...les ordres sont les ordres , tel est notre devise en tant qu'ESI et si je ne les suis pas que me reste-t-il ? Mais de l'autre côté, je vais perdre mon cousin et une amie. J'avais les mains et les pieds liés tel un prisonnier, ironique n'est-ce pas ?

- Enfin. Enfin, je vais pouvoir enfin terminer ce que j'avais à faire et faire ce fichu rapport sans intérêt au patron.


Je ne lui ai même pas répondu. La seule chose que j'ai faite été de lui lancer un regard noir reflétant mon esprit en ce moment même. Il était mêlé de haine, de tristesse, d'angoisse de...de remords. Puis je me suis mis dos à lui et je suis parti. Je marchais et chaque pas que je faisais étaient à la fois rapides et hésitants. Sans m'en rendre compte, j'étais rapidement arrivé devant la porte de la maison. Et je suis planté là devant, comme un idiot pendant une bonne minute en n'osant pas entrer. Non pas comme un idiot , JE suis un idiot d'accepter une mission pareil , that's all. Puis je me suis mis dos à lui et je suis parti. Je le regardais en affichant inconsciemment un air à la fois sérieux et désolé, parce que je l'étais au plus profond de mon être. Mine de rien, Gabriel a beau être mon cousin, mais je le considère un peu comme un autre petit frère alors savoir qu'il souffre me fait aussi mal qu'à lui et d'autant plus si c'est moi qui en suis à l'origine.

- ...si. lui disais-je à peine perceptible avant de détourner mon regard sur le côté.

Et c'est là que j'ai vu son expression de nouveau changer du tout au tout. Il avait compris. Il avait compris quel était mon dessein - aussi traumatisant soit-il - d'assassiner la fille qu'il aimait. Les yeux pleins de rage , il s'est précipité vers moi et m'a balancé en pleine figure ce qui faisait mal , ce que je ne voulais pas entendre et pourtant je le devais . J'étais impuissant, tellement frustré...tellement en colère contre moi-même que je me suis mis à extérioriser tout ça à mon tour.

- Tu crois... tu crois que ça n'a pas été difficile pour moi ?! Les ordres sont les ordres que je dois suivre , tel est mon devoir , aussi cruels soient-ils ! Et si je n'ai plus rien à me rattacher, qu'est-ce que j'ai alors ?! Tu peux me le dire, hein ?! J'ai galéré toute ma vie , on m'a rabaissé, humilié et j'ai tout perdu , même mes parents ! Toi tu les as encore , tu as toujours eu une vie tranquille avec tes amis , ta famille et tu as même trouvé quelqu'un qui tient à toi plus que qui que ce soit , pas moi ! J'ai dû faire des sacrifices de ma propre personne pour devenir ce que je suis aujourd'hui , tu es loin de savoir ce que j'ai enduré pour en venir jusque-là alors ne viens pas me faire la morale !


Ma voix puissante emprunt de colère résonnait dans toute la pièce et à ce moment-là, il y a eu un grand silence. En un instant, tout ce cumul de rancœur, d'incertitude et de désespoir était sortit d'un coup sans que je puisse ne rien contrôler. J'étais tout simplement incontrôlable.
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Jeu 4 Déc - 8:07
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Rage, fureur, haine... C'étaient les émotions qui régnaient en mon âme en ce moment. Il y a des fois ou je me suis énervé comme n'importe quel être humain, c'est normal. Mais là... Ce palier de rage dépasse de loin tout ce que j'ai pu subir jusqu'à présent. Si j'pouvais me transformer en démon et libérer toute ma colère en un ouragan de magie destructrice, ça serait déjà fait. Lloyd venait de partir et avait demandé à Zack de me surveiller, de peur que je fasse de la merde ou que j'aille chercher le type pour le buter. J'avais besoin de me calmer... Je lançais Street Fighter IV avant de faire l'arcade avec Blanka, la bête verte brésilienne de foudre. Pendant que je jouais, mon cousin essayait de me dire de la merde et de faire des conneries pour me réconforter, mais ça n'avait aucun effet. Ça me laissait indifférent, de marbre. C'est comme essayer de raisonner un zombie par la parole: essayez, vous n'y arriverez pas et vous vous ferez bouffer. Sauf que je ne bouffe pas de chair humaine, heureusement. Après avoir gagné sans trop de difficultés, je laissais ma manette à mon cousin avant de lui ébouriffer les cheveux, sans un seul sourire, seulement une expression de froideur sur mon visage.

- Merci d'avoir essayé.

En toute froideur, mais peut-être y avait-il une légère once de sentiments dans cette phrase ? Je sais pas et je m'en contrefous. Je laissais ma manette à mon cousin, il pouvait faire ce qu'il veut, tant que ça casse pas ma ps3. Je me dirigeais vers la cuisine avant d'ouvrir brutalement le frigo et de prendre une canette de coca. Sans le vouloir, en l'ayant ouverte, je l'avais serrée tellement fort que le coca avait jailli sur le sol. Je la lançais dans la poubelle avant de prendre un chiffon et de nettoyer la tâche vite fait à l'arrache. Puis, je repris une seconde canette et l'ouvris, plus "calmement". Je remontais dans ma chambre, avant d'ouvrir mon lecteur DVD et de mettre le DVD 1 d'Albator, contenant les deux premiers épisodes. Je m'allongeais sur mon lit, pieds nus, avant de soupirer de frustration et de regarder l'épisode, pendant que Zack foutait on ne sait quoi en bas. Ça avait réussi à atténuer ma rage au bout du premier épisode... Mais pour combien de temps ? Je regardais un second épisode, plus calme que précédemment, la flamme de la rage s'étant affaiblie.

A la fin de l'épisode, pendant l'ending, j'entendais le bruit de la porte qui s'ouvrait. Lloyd était de retour ? Déjà ? Tant mieux. Il pourrait m'aider à décompresser. Je sautais de mon lit et d'un pas lourd et en traînant des pieds, je descendis les escaliers. J'arrivais face à face avec mon cousin, qui avait l'air sérieux, mais je pouvais percevoir dans son regard une certaine... Tristesse ? Non. C'est impossible. Pas toi... Même toi, mon cousin, qui est si proche de moi, était en train de m'abandonner ? Non, je n'y croyais pas. Une sorte de pincement de coeur, suivi d'une immense chaleur se firent ressentir en mon corps. Une montée de rage si intense... Encore plus intense que celle de tout à l'heure. Mon expression faciale avait changé du tout au tout. D'un air froid et sans expressions, j'étais passé à une expression de rage intense, comme si je m'étais retrouvé devant la personne qui avait causé tous mes problèmes. Dire que j'étais en rogne en ce moment, c'est un putain d'euphémisme puissance 1000. D'un ton sec et froid, je lui avais demandé si il avait vraiment accepté. Et d'une voix presque inaudible, il venait d'affirmer tout ce que je venais de dire. Gros blanc. De quelques secondes. Je regardais mon cousin droit dans les yeux, avec une rage et un dégoût qui n'étaient jamais apparus chez moi. Mes yeux rouges ne ressemblaient plus qu'à des globes de sang, semblables aux yeux d'un démon. Mes sourcils étaient si froncés, qu'on aurait dit un animal enragé qui n'avait plus qu'une envie: tuer. C'est comme si il y avait une sorte d'aura noire autour de moi... Une sensation oppressante se faisait ressentir dans la salle. Ma rage était à son paroxysme.

- Qu'est-ce qu'il t'a pris d'accepter cette putain de mission ? Tu sais très bien que t'aurais pas du. Tuer Alice ? Et puis quoi d'autre ? Tu sais très bien ce que je ressens. Tu comptes rester la à écouter les ordres et a tuer comme un vulgaire pantin ? Tu veux vraiment retirer celle qui fait mon bonheur ? Je ne te pensais pas comme ça... Mais saches que même si t'est mon cousin, je ne te laisserais pas toucher a un de ses cheveux. Je la protégerais, même si la balle que tu as prévu de tirer se logerais dans mon cœur. Ouais... Tu m'entends ? Jamais. Que dirais tu si Yumi était dans le camp adverse et que c'était elle que tu devrais tuer ? Le ferais-tu ? Non, car tu es humain, et que ta conscience t'en empêcherais. Réfléchis, Lloyd... Saches que si tu le fais, je ne te considérerais plus comme mon cousin, mais comme un monstre. Réfléchis aux conséquences... Je t'en sais capable. T'as beau avoir un métier ultra dur et contraignant... Il te reste quand même une petite voix qui te dit si ce que tu fais est bien ou mal hein ?

Tout était sorti d'une traite. Tout ce que je retenais en moi en ce moment était sorti d'un coup, tel une lance venant le transpercer, emplie d'une aura noire. Je ne parlais plus, je criais. Sur les dernières paroles que je venais de prononçais, une larme avait coulé sur ma joue droite. Pas une larme de tristesse ni de mélancolie, mais une larme de rage. Un pur concentré d'eau et de haine venait de s'éclater sur le sol, tel un verre qu'on faisait tomber d'une table. J'étais mal... C'est comme si Lucifer en personne venait de s'emparer de moi, et qu'il contrôlait tous mes gestes et toutes mes paroles. Et ce que j'avais dit avait l'air d'affecter mon cousin... Et là, après ma tirade, il se mit à en sortir une. Tout ce qu'il venait de dire... C'était assez blessant. Mais cette entaille n'était rien comparé à cette déchirure béante qui venait de m'être infligée.

- Ton devoir ? Tu parles d'une connerie toi. Tu n'était pas obligé d'accepter cette mission. On a tous des choix dans la vie, et tu viens de faire le mauvais, croyant que tu étais forcé de faire ça. Et les ordres ? Je m'en fous pas mal. J'vais retrouver celui qui t'a demandé de faire ça et je fais l'encastrer dans le mur. Tellement profondément qu'on le confondra avec le décor. Et tu auras toujours quelque chose a laquelle te rattacher... T'es pas seul putain ! Idiot ! On est là ! Tu as Zack, tu as des amis, tu as Luke et Meghan, tu as Yumi, et tu m'as moi ! Tu crois que c'est pas assez suffisant pour te rattacher ? Tu sais que tu peux compter sur nous peu importe les circonstances. Et tu crois que moi non plus je n'ai pas été rabaissé et humilié ? Sérieusement ? Tu penses que moi non plus je ne me suis pas fait caillasser, insulter et frapper ? Erreur de la nature, fils rejeté, monstre, démon... J'ai vécu avec ces traumatismes moi aussi et pourtant, je suis là tel que je suis ! Ils font partie de moi, et je ne peux pas les rejeter. Tu n'as pas eu une vie tranquille, mais à quel prix ? T'es balèze, encore plus viril que moi et j'suis sûr que tu peux avoir n'importe quelle femme à tes pieds tellement t'as la classe ! Toi aussi tu as des amis, toi aussi tu as de la famille, et je suis sûr que quelque part dans ton entourage, tu as quelqu'un qui tient à toi plus qu' n'importe qui d'autre, donc je t'en prie, arrêtes de faire ça. Moi aussi j'ai du faire des sacrifices ! Et je ne te fais pas la morale. Je t'empêche juste de faire une connerie. Quand tu te rendras compte que tout ça est con et que tu décideras de ne pas le faire, tu me remercieras. Tu as peut-être ton sens du devoir et de la justice, et moi, j'ai le mien. Et il me dit de t'empêcher d'accomplir cette mission, peu importe le prix que je devrais payer.

Et voila bordel. je m'étais mis à légèrement chialer. De rage. Je haïssais montrer mes faiblesses, mais là, ça en était trop. C'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le base. Je lui en voulais tellement... Tellement de vouloir faire ça. S'il le faisais, je lui en voudrait toute ma vie. Sinon, ça passera... Furieux, mon cousin posa ses armes et sortit de la maison en trombe. Je le regardais faire, mon regard étant passé d'une haine sans égal à un regard inexpressif, bordé de larmes. Sur le coup, je m'en voulais terriblement... Qu'est-ce qu'il était allé faire sans ses armes ? Lui qui en porte au moins toujours une sur lui ? Ne me dites pas qu'il a eu une idée à la con genre repartir en Amérique sans rien dire ou bien... Planquer une arme pour accomplir sa mission après tout ? Non, il ne le ferait pas, j'en suis persuadé... Lloyd est peut-être très attaché à son travail et à ses missions, mais il n'est pas sans cœur non plus. D'un pas lourd, traînant, je me dirigeais vers le canapé avant de regarder le sol, d'un air plutôt déprimé et désespéré. J'ignorais si Zack était encore dans cette pièce.

- Si y'a quelqu'un... S'il vous plait, laissez moi seul. J'ai envie de voir personne.

Je sais pas si ça avait été utile et en ce moment, c'est le cadet de mes soucis. J'alla me chercher une canette de coca, encore, avant de me remettre sur le canapé, sans pour autant avoir changé d'expression faciale. Je m'asseyais lourdement, sans prendre en compte ce qu'il y avait autour, avant de regarder par terre et de réfléchir. C'est qui ce type, et pourquoi il a demandé ça... Pourquoi vouloir s'en prendre à elle ? Pourtant, je doute que Alice ait pu s'attirer ce genre de problèmes, et je vois pas pourquoi quelqu'un voudrait la tuer. Mais je jure que si je recroise la personne dans la rue, peuplée ou non, je le tue. C'est simple non ? Mais bon, il fallait que je j'arrête d'être celui qui se reposait sur les autres pour ses problèmes. La preuve, à cause de ça, Lloyd est parti en fureur, on s'est engueulés et j'ignore complètement ce qu'il est allé faire. Je prie pour que ça soit pas un truc qu'il regretterait... Le temps passait, et toujours rien. Bon sang, qu'est-ce qu'il foutait ? Alors que je réfléchissait, j'entendis encore la porte de chez moi s'ouvrir. Qui c'était !? J'avais pourtant demandé à ce qu'on me laisse seul...

- P'tain... J'avais demandé à ce qu'on me laisse seul. Foutez moi la paix à la fin...

Je restais sur place, statique. Je ne voyais rien, mais une ombre semblait s'approchait de moi. Je ne sait pas qui c'était, ni qu'est-ce que c'était, ni pourquoi c'était venu. J'espérais juste que ce n'était pas la faucheuse qui s'apprêtait à brandir sa faux sur moi... Je relevais malgré tout la tête pour connaître le visage de cette personne. D'un coup, les larmes de rage cessèrent, et mon expression s'apaisa un peu.



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Merci les gens 83:
 

Ce que ma connerie peut faire:
 
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Dim 7 Déc - 2:55
HRP :
Spoiler:
 

Je m'y attendais . Je m'attendais à cette réaction de la part de mon cousin lorsqu'il a compris ce que je m'apprêtais à faire , tout ce que je voyais dans ses yeux était de la rage ...envers moi ? Surement . Il me fixait du regard et à ce moment-là , je ne le reconnaissais plus du tout , c'était comme s'il avait une part ténébreuse en lui et que c'était elle qui était devant moi . Mais ce n'était pas le seul , car moi même je ne me reconnaissais plus et de la colère, j'ai commencé à déballer spontanément à Gabriel tout ce que j'avais sur le cœur depuis toutes ces années de galère. Je crois que quelque part je l'enviais, mais je n'étais pas jaloux . J'étais frustré ...frustré de ne pas avoir eu la chance de grandir avec ma famille à mes côtés. Les sourires de mes parents me manquaient terriblement et il y a beaucoup de choses venant d'eux que je ne saurais jamais. Alors c'est pour ça que j'ai voulu grandir par moi-même , peut être trop vite , dans l'espoir d'être capable de renier cette partie de moi que je détestais , celle où je n'osais pas affronter mes craintes parce que je ne voulais plus souffrir et si j'y arrivais , alors j'aurais une totale confiance en moi. Je n'aurais plus eu besoin que quelqu'un me protège parce qu'à mon tour c'est moi qui le protégerais. J'ai réussi à atteindre mon but mais au final c'est moi qui étais en train de faire souffrir celui que je considère comme un frère à cause de cette stupide mission et par la même occasion de m'auto détruire , complètement perdu entre mon devoir et le bien-être de mon cousin.

Et Gabriel...Gabriel qui d'une traite sortait à son tour des mots perçants , sur un ton mêlé entre la rage et la tristesse , et qui m'avait fait l'effet d'un poignard ...non d'une lame en plein cœur. Il était capable de tout pour protéger Alice , même de mourir à sa place. Après ce qu'il venait de me dire , je sentais ma poitrine se serrer par la peur , jamais , jamais je ne pourrais ôte la vie de mon cousin ou de celle qu'il aime et pourtant j'allais le faire de mes propres mains. J'allais devenir un assassin . Comment ai-je fais pour tomber aussi bas ? Puis Gabriel avait raison , si c'était Yumi ou même Meghan , mes deux amies les proches qui étaient à la place d'Alice comment aurais-je réagi ? Je ne saurais pas le dire mais je pense que mentalement , avec tout ce qui m'est arrivé je ne le supporterais probablement pas.

Nos voix résonnaient dans toute la maison , tellement qu'on nous entendait peut-être même en dehors . La tension entre nous deux était encore palpable même après ce qu'il venait de me dire pour me raisonner , je le regardais toujours droit dans les yeux mais cette fois-ci avec en plus une once de regret et la douleur au fond de ma poitrine n'a fait que s’accroître lorsque j'ai aperçu une larme coulé sur la joue droite de mon cousin. Je ne sais pas si c'était une larme de tristesse ou de rage , mais ce qui était sûr , c'est qu'il pleurait et je ne l'avais jamais vu dans cet état auparavant. Et moi je restais planter là , sans rien dire à l'écouter avec le même regard enragé que tout à l'heure comme si c'était ma fureur qui avait entravé tout mon self-control et qu'elle en avait profité pour prendre possession de tout mon être et de ce que je disais. C'était là mon point faible , de me laisser submerger facilement par mes émotions , j'avais appris à canaliser tout ça grâce à mon mentor mais il y a des moments où c'est tout simplement impossible comme lors de la mort de mon instructeur ...et maintenant. J'extériorisé une colère qui m'était tout simplement destinée et non pas vers Gabriel parce que j'avais honte de ce que j'avais accepté de faire .

Puis alors que je ne disais rien , il a continué ses remontrances aussi violemment que tout à l'heure . Des choix dans la vie huh ? Est-ce que j'ai vraiment choisi de vivre comme ça par exemple ? La vie ne fait pas de cadeaux , tel un prédateur qui a sa proie attachée et qu'il la regarde se débattre pour survivre . Je sais que lui aussi a été victime de brimades mais... il avait raison. J'étais un idiot . Un idiot de croire que j'étais encore tout seul , j'ai des amis et de la famille maintenant qui me soutiennent et moi j'en fais qu'à ma tête avec ses histoires de devoir. C'est vraiment ce que mon capitaine voulait me dire quand il me disait de suivre une mission jusqu'au bout ? Quelque chose d'essentiel dans ces mots m'échappait , quelque chose de vitale...mais quoi ? Je voulais le savoir , non...j'en avais tout simplement BESOIN.

Gabriel pensait de moi que j'étais devenu fort . Tu te trompes lourdement sur mon compte mon cousin . J'ai peut-être changé physiquement et j'ai pris de l'assurance mais ce que tu vois en face de toi n'est qu'un mur que j'ai dû me construire pour avancer parce qu'au fond de moi , je suis encore fragile . C'était comme si mes faiblesses avaient était cadenassées , tapis au plus profond de mon être et que la serrure pouvait menacer de rompre à tous moment comme ce qui venait tout simplement d'arrivé . Et les femmes ? L'amour était quelque chose d'abstrait pour moi puisque je ne suis jamais tombé amoureux et même c'était le cas un jour, je ne pense pas être capable de m'en rendre compte tout de suite ni même de m'apercevoir , au contraire , si quelqu'un m'aime réellement . La preuve , je suis tellement aveugle que je n'ai jamais su qui avait le béguin pour moi à l'académie , ironique pour quelqu'un qui est censé être observateur hein ? You are an idiot Lloyd, that's all ! Je ne suis même pas capable de prendre les bonnes décisions , tellement que j'étais sur le point de faire la plus grosse erreur de ma vie si Gabriel n'avait pas été là ... BORDEL !

Après les derniers mots de mon cousin , je serrais les dents et mes poings pour retenir la rage envers moi-même . Je ne le regardais plus , je refusais de le voir souffrir un instant de plus par ma faute . J'avais besoin d'air et d'évacuer tout ce que j'avais en moi , alors sans réfléchir , j'ai enlevé mes deux armes accrochées à ma ceinture que j'ai laissées sur la table pour lui montrer que j'abandonné ma "mission" et je me suis dirigé sans un mot vers la porte . Mais je suis resté planté quelques secondes et en l'espace d'un instant je me suis remémoré tout ce qu'il venait de se passer. Ma rage était telle qu'inconsciemment j'ai donné un coup de poing au mur de toutes mes forces , tellement qu'un grand boum se fit entendre. J'étais tellement mal que...je ne sentais aucune douleur alors que j'aurais dû , c'était limite si on pouvait me donner un coup de couteau , sur le moment je ne sentirais rien absolument rien . Puis je suis sorti en claquant la porte et sans regarder mon cousin , c'était comme si mon corps agissait tout seul . Je marchais d'un pas rapide et lourd qui transcrivaient parfaitement mon état d'esprit , le regard droit devant en faisant abstraction de tout ce qu'il y avait autour de moi . Pour vous dire , à un moment j'ai même croisé une figure familière venant en direction de la maison mais mes pensées étaient tellement embrumées que je ne l'ai même pas calculée , ni même donner un seul regard . Nous nous sommes justes frôlés qui a eu l'effet d'un courant d'air. Et j'ai continué à m'éloigner , encore et encore , laissant mes jambes m'emporter là où je voulais me rendre . Mon esprit n'était pas aussi embrumé parce que je savais où aller : l'agence . Pourquoi ? Parce que j'avais besoin de savoir la raison pour laquelle on nous avait confiés cette maudite mission et je n'étais pas prêt de lâcher le bout. Tant pi si je devais tout quitté , je devais me faire pardonner pour ce que j'ai fais coûte que coûte et quoiqu'il arrive , j'en fais le serment.
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Ven 2 Jan - 11:43
Coquette, la demoiselle finissait tranquillement de vernir ses ongles d’une couleur pêche qui s’accordait à la perfection à la jupe courte de la même couleur qui l’attendait sur son lit. Elle lâcha le pinceau un instant et souffla sur sa main droite désormais vernie. Elle réitéra la manipulation pour la main gauche en dégageant, d'un gracieux mouvement de tête féminin, une mèche dorée qui lui obstruait la vue. Tout était calculé à la perfection, et la jolie anglaise ne voulait rien laisser au hasard. Puis, elle enfila un débardeur blanc légèrement moulant, sa jupe et des ballerines blanches, puis brossa sa longue chevelure blonde en chantonnant. Une pulvérisation de son parfum favori, et elle était fin prête. Elle s’empara de ses clefs et de son téléphone qu’elle glissa dans son soutien-gorge. Les sacs l’encombraient trop et elle finissait souvent par les oublier quelque part tête en l'air qu'elle était. Toute pouponnée, elle quitta sa demeure et prit la direction du quartier des Narcisses. Hé quoi ? Si elle se faisait belle c’était uniquement pour plaire à son chewi, na ! D’ailleurs depuis ce matin il ne lui avait encore envoyé aucun message, elle craignait qu’il soit encore obnubilé par ces jeux. Un peu d’attention lui ferait du bien sincèrement… Mais bon, en aucun cas elle voulait changer le caractère de son brun car c’est comme cela qu’elle l’aimait. Quoique le coup de ne pas lui avoir donné de nouvelle depuis hier l’inquiétait un tantinet. Il avait beau être absorbé par ces jeux, jamais encore il ne l’avait oublié. Ses pas continuaient de la mener vers le quartier des Narcisses, là où habitait Gabriel. Elle se souvenait encore du jour où il lui avait déclaré sa flamme – sur un coup de tête comme ça -, comme si c’était hier. Un fin sourire se peignit sur ses lèvres rouges tandis qu’elle arrivait enfin à destination. Elle aperçut Llyod sur le chemin. Llyod c’est le cousin de Gabriel ! Un jeune homme mature et extrêmement gentil ! Il était chouette et elle aimait bien entamer des discussions avec lui, de son anglais de british. Lui était américain mais elle le comprenait parfaitement, aucun problème de ce côté. Parfois leurs discussions dans leur langue perdaient complétement Gabriel ce qui la faisait souvent rire. Mais cette fois ci, Llyod ne semblait pas du tout dans son état. Plongée dans ses Pensées. Dans de Sombres Pensées si on en croyait la mine dévastée qu’il affichait.

- Hi Llyod !

Dit la demoiselle peu sure d’elle, mais le jeune homme l’ignora promptement et continua son chemin. La demoiselle s'arrêta alors un instant et l’observa s’éloigner en silence, sa longue chevelure voltigeant au grès du vent qu’elle venait de se prendre. Que se passe-t-il bon sang !? Une lady qui jurait ? En voilà des manières. Un pincement au cœur, elle toqua à la porte par politesse même si elle savait parfaitement que celle-ci était ouverte. Aucune intonation de voix, rien. Le stress en elle grimpa à une vitesse fulgurante et elle se décida enfin à entrer dans la demeure. Elle se dirigea vers le salon, aperçut le second cousin de Gabriel, Zack, qui lui aussi affichée une mine inquiète. Elle le salua d’un sourire timide et d’un petit signe de main discret. Elle l’interrogea du regard mais celui-ci le détourna pour se concentrer sur la troisième personne au salon. Alice suivit le regard azur du jeune garçon et finit par poser le sien sur… Gabriel. Mais était-ce vraiment le Gabriel qu’elle connaissait ?

- P'tain... J'avais demandé à ce qu'on me laisse seul. Foutez moi la paix à la fin...

Ouille. Cette voix tanée ne lui prédisait rien de bon. Alice ne voulait pas le brusquer car il semblait énervé, alors elle s’approcha doucement de lui, et il leva enfin la tête vers elle. Elle écarquilla ses yeux lagons, et porta une main à sa bouche. Le visage du jeune brun était strié de larmes, tordu par la rage et la colère, ravagé par la tristesse. La demoiselle retint ses larmes du mieux qu’elle put mais le voir dans cet état la ravagée à petit feu elle aussi.

- Gabriel… ? Qu’y a -t-il pour l’amour du ciel… ?

Elle s’assit près de lui sur le canapé et ne tenant plus de le voir ainsi elle prit brusquement dans ses frêles bras pour le rassurer. Mon dieu que lui arrive-t-il ? Ses douces mains lui caressèrent avec une extrême douceur sa chevelure brune, tentant du mieux qu’elle pouvait de le calmer. Là là… Puis elle posa la tête du jeune homme contre sa poitrine généreuse après lui avoir embrassé son font brulant.

- Je suis là…

Murmura-t-elle d’une voix douce.
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Ven 2 Jan - 15:43
Pourquoi qu'on m'écoutait pas à la fin ? Zack était bien parti, mais il était en train de me surveiller, de peur que je fasse quelque chose de mal ? Il n'avait pas à s'en faire pour ça, même dans cet état là, j'ferais rien, faut juste attendre que je me calme... Mais je le remercierais vraiment une fois que tout ça sera passé. Faudra aussi que je m'excuse envers Lloyd, car tout ce que j'ai dit... Putain, je m'en veux là. Tout ça a cause de la rage provoquée par un type qui me voulait un truc de merde, que jamais je n'aurais pu accepter. C'est quoi ce bordel ? Y'a un complot contre moi ou quoi ? Ces bruits de pas me mettaient en rogne, si quelqu'un venait me parler, c'était franchement pas le moment, je rejetterais tout le monde là, ou presque... Après avoir gueulé pour qu'on me laisse tranquille, il y eut un blanc de quelques secondes avant le retour des bruits de pas, qui étaient... Plus discrets ? Malgré tout ce que j'avais dit... Fallait du courage. Je relevais la tête pour observer qui était le ou la courageux/courageuse masochiste qui était venu(e) me voir. Et, voyant qui c'était, je me stoppais d'un coup de pleurer et mon expression se radoucit, même si j'étais encore assez énervé. Alice ? Que faisait-elle là ? Elle devait venir me rendre visite aujourd'hui ? Qu'importe, je venais d'arrêter de m'inquiéter.

- A...lice ?

Elle me demandait ce qu'il m'arrivait, avant de s'asseoir près de moi sur le canapé. Je voulais lui en parler mais je suis si faible... Faible de m'être énervé comme ça, faible d'avoir été un salaud avec mon cousin, faible de ne pas avoir laissé ce fumier de donneur de mission continuer ses actes... Dans le plus grand silence possible, Alice me prit dans ses bras pour me rassurer, étreinte que je lui rendis quelques secondes après. C'est comme si je marchais au ralenti... Je réagissais quelques secondes après. Avec la plus grande des douceurs, elle se mit à me caresser les cheveux, je me sentais bien, si bien. C'est la lumière qui vient dissiper les ténèbres... C'est ma lumière. Celle qui, peu importe les circonstances, pouvait annihiler les ténèbres qui s’immisçaient en moi. Au même moment ou je relevais la tête, elle m'embrassa le front, avant de la poser contre sa poitrine. Je souriais légèrement, dans un meilleur état que tout à l'heure.

- Désolé... Désolé de ne pas t'avoir parlé de mes problèmes, et de ne pas t'avoir parlé depuis hier. Je ne t'avais pas oublié. Juste que... J'ai eu quelques problèmes.

Je relevais la tête pour plonger mon regard dans celui de ma petite amie qui venait à l'instant de m'apaiser, avant de coller mon front au sien et rester silencieux. Comment allais-je lui annoncer tout ça, sans m'énerver en plus ? Je craignais un peu sa réaction, non pas que j'avais peur d'une engueulade, mais je voulais pas la voir triste, même si c'était ce qui se passait un peu en ce moment. D'une voix douce, elle m'avait dit qu'elle était là pour moi. Elle qui s'était faite belle exprès pour sûrement venir me voir pour qu'on passe une bonne journée ensemble, voilà que ça a été gâché. Quelle poisse.

- Pour tout te raconter... Y'a quelques jours, on m'avait donné rendez-vous à un endroit précis aujourd'hui, pour me donner une tâche particulière. Quand la personne m'a annoncé que cette tâche était de te tuer... Toute ma haine s'est lâchée d'un coup et j'ai commencé à le défoncer. Mais, j'avais pris conscience que je risquais gros et j'ai arrêté... Lloyd y est allé a son tour, et lui avait accepté, a cause d'une foutue histoire de devoir... Il est revenu, on s'est engueulés quelque chose de sévère et il est parti, laissant toutes ses armes à la maison, et tu es arrivée, me trouvant dans cet état-là...

Sans pour autant regarder l'expression qu'elle arborait, je la serrais fort contre moi, posant à mon tour sa tête contre mon torse, avant de lui déposer quelques baisers sur le front. Je voulais qu'elle reste avec moi. Je savais pas comment Zack réagissait à la scène, et pour le moment, c'était comme qui dirait le cadet de mes soucis... Maintenant, je me demandais ou Lloyd était passé. Je sais pas ce qu'il foutait, mais j'espère qu'il rentrera en un seul morceau, et bien vivant.

- S'il te plait... Restes avec moi, jusqu'à demain, le temps que tout se calme. Je veux t'avoir auprès de moi, là ou je pourrais te protéger si jamais quelqu'un vient faire le boulot.

Alice avait sûrement du se mettre du parfum avant de venir, car je sentais une bonne odeur venant d'elle. Si c'était exprès qu'elle s'était autant préparée, j'en suis flatté mais malheureusement, c'était pas le moment... Je soupirais, sans pour autant la lâcher. A moi, nah ! D'un oeil, je regardait ce qui se passait à la télé. Apparemment, Zack avait mis une vidéo Nyan Cat... Mais sur pause. Toujours avec son chat lui, je sais pas d'ou ça lui vient mais ça en devient violent ! Bientôt, il montera sur le dos d'un nyan cat en traînant quelqu'un par la main... Je haussais les épaules, avant de reprendre de nouveau la parole.

- Dis... Et si on essayait de passer la journée que tu voulais qu'on passe ? Je sais que avec ce qui s'est passé j'suis un peu stupide de demander ça mais bon, autant essayer... Hein ?



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Sam 14 Fév - 16:36
La belle demoiselle essayait du mieux qu’elle pouvait de calmer Gabriel, car malgré le fait qu’il laissait paraitre une facette beaucoup plus détendue qu’à son arrivée, Alice savait pertinemment que sa rage n’était pas dissipée. Au contraire, si on se rapprochait on pouvait sentir toutes les mauvaises ondes que son aura évacuait. Il en fallait beaucoup pour arriver à énerver le jeune homme, alors de nombreuses questions fusaient dans l’esprit de la jeune anglaise. Pourquoi était-il dans cet état ? Elle hésitait à prendre la parole, de peur que sa colère ne refasse surface, alors elle continuait de lui caresser tendrement ses cheveux ébène faisant baisser la tension qui régnait dans la demeure.  

- Désolé... Désolé de ne pas t'avoir parlé de mes problèmes, et de ne pas t'avoir parlé depuis hier.

- Ce n’est rien, ne t’en fais pas… lui murmura-t-elle d’une voix cotonneuse.

- Je ne t'avais pas oublié. Juste que... J'ai eu quelques problèmes.


Elle sentit son cœur se serrer, si fort qu’elle fut obligée de porter l’une de ses mains à sa poitrine. Mon dieu… Elle sentit sa gorge se nouer à présent, alors elle déglutit mais le moins bruyamment possible pour ne pas éveiller l’attention du brun. Cependant, il releva tout de même la tête et plongea son regard pourpre dans ses iris cobalts puis colla son front au sien en silence. Les inquiétudes déjà immenses de la jeune british se renforcèrent. Plus les minutes s‘écoulaient, plus elle se sentait mal car elle voulait savoir ce qu’il s’était passé. Elle n’osait pas lui poser la question, elle voulait qu’il se décide seul à prendre la parole… Non elle ne tenait plus, et s’il elle patientait plus longtemps elle allait se mettre à pleurer. Alice était encore une petite fille qui avait les larmes faciles.

- Raconte-moi ce qui s’est passé… S’il te plait… lui demanda-t-elle finalement de sa voix fluette, le regard embué de larmes.

Le jeune homme finit par prendre la parole, rompant enfin ce silence interminable.

- Pour tout te raconter... Y'a quelques jours, on m'avait donné rendez-vous à un endroit précis aujourd'hui, pour me donner une tâche particulière.


Une tache particulière ? Quelle pouvait bien être cette tache ? La demoiselle inclina légèrement sa tête sur coté faisant ainsi coulait sa chevelure dorée sur son épaule. Ce mouvement félin lui procura encore plus de candeur. Gabriel continue son récit d’une voix triste et monotone tandis que la concentration d’Alice fut beaucoup plus prononcée.

- Quand la personne m'a annoncé que cette tâche était de te tuer...

- Me… Tuer ?
répéta Alice, décontenancée.

Mais qui voudrait tuer Alice ? Et surtout pourquoi ? La demoiselle avait de nombreux ennemis qui se cachaient dans l’ombre, mais étant très peu prudente et méfiante, elle ne se doutait de rien. En effet, la majeure partie du temps c’était ceux qui se trouvait à ces coté s qui lui répétaient sans arrêts de faire attention. Le tout était de répondre à la question « pourquoi maintenant ». Il se pourrait que des gens en veuillent à son argent ! Elle était issue d’une famille de la Grande Bourgeoisie anglaise, c’était donc une riche héritière et son coffre débordé de pièce d’or, alors il n’était pas étonnant que des personnes sans morales et véreuses veulent l’éliminer afin de récupérer ses richesses ! La famille Liddel possédait un beau patrimoine, elle avait en sa possession un grand nombre d’objets antiques très couteux. La demoiselle possédait chez elle quelques-uns de ces bijoux particulièrement convoités aux enchères. Il se pourrait qu’une personne ait entendu cette information et ait voulu se débarrasser d’elle. Dans l’immédiat, Alice ne voyait pas d’autres possibilités, mais peut-être que la vérité était bien plus sombre, et qu’il s’agissait simplement de mettre à l’épreuve les cousins Valtier. Gardant un calme royal, la demoiselle resta concentrée et écouta la suite du récit.

- Toute ma haine s'est lâchée d'un coup et j'ai commencé à le défoncer.

Cette réplique la fit sourire et pourtant il n’y avait rien de drôle ! Alice n'était pas comme les autres, c'est tout. La première partie de sa phrase a débuté comme un récit de chevalier, et la fin fait contraste car elle me fait penser à une réplique de petits jeunes des bas quartiers, pensa Alice un sourire amusé aux lèvres. Elle secoua la tête. Voyons Alice, un peu de concentration !

- Mais, j'avais pris conscience que je risquais gros et j'ai arrêté... Lloyd y est allé a son tour, et lui avait accepté, a cause d'une foutue histoire de devoir. Il est revenu, on s'est engueulés quelque chose de sévère et il est parti, laissant toutes ses armes à la maison, et tu es arrivée, me trouvant dans cet état-là...

Tout s’expliquait ! Le comportement de Lloyd, la mine gênée et inquiète de Zack, tout avait un sens maintenant. Il est vrai que Lloyd ne semblait pas dans son assiette tout à l’heure, il avait l’air défait et marchait sans vraiment savoir pourquoi. Alice était beaucoup trop naïve pour comprendre tout le danger qu’il y avait dans cette histoire. Lloyd était son ami, et même s’il avait accepté cette mission, jamais il ne l’aurait accomplie. Elle le savait, et elle en était persuadée. Toujours était-il que Gabriel s’était gravement disputé avec lui, et qu’on ne savait pas où Lloyd se rendait comme ça. Le jeune homme l’étreignit fort contre lui et l’embrassa plusieurs fois sur le front. La demoiselle aux cheveux d’or ressentait toujours la même chose lorsque son amour la prenait ainsi dans ses bras. Une salve de sensations perfora son être dans une délicate lenteur, la déstabilisant plus que de raison. Ses mains devinrent moites, le temps semblait filer au ralentit, alourdit par l’air chargé en intensité. Ses pommettes quant à elles, dévoilaient une douce couleur rosée. Elle lui rendit son étreinte, en se collant fort à lui, lui offrant ainsi son parfum tout à fait exquis…

- S'il te plait... Restes avec moi, jusqu'à demain, le temps que tout se calme. Je veux t'avoir auprès de moi, là ou je pourrais te protéger si jamais quelqu'un vient faire le boulot.

Alice resta silencieuse, les paupières toujours closes… Le jeune homme lui proposa finalement de passer l’après-midi ensemble et de ne plus se soucier de tout ça. Impossible. Alice avait déjà ménagé un plan dans son esprit et elle s’apprêtait à lui en faire part. Déterminée.

- Kazu… commença-t-elle en prononçant son prénom japonais d’une voix douce mais confuse… Je refuse de rester cloitrée ici les bras croisés, à attendre patiemment que mon bourreur vienne me cueillir. Ecoute, je sais bien que ce que je vais te dire va te paraitre complétement insensé et purement masochiste mais… Je pense qu’on devrait retrouver ceux qui ont commandité mon assassinat. Je pense qu’il faudrait démasquer les coupables… Et retrouver Lloyd. Kazu, à l’heure qu’il est, il est surement en train de faire une bêtise, et je refuse d’avoir cela sur la conscience… Je sais qu’au fond toi aussi tu veux régler cela, nan…. ? Elle caressa du dos de sa main la joue gauche du jeune brun, puis se rapprocha pour déposer un doux baiser sur ses lèvres. Après tout, nous sommes des agents, lui murmura-t-elle au creux de l’oreille en souriant, malicieuse.
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Dim 15 Fév - 19:53
L'atmosphère était tendue. Alice avait beau essayer de me calmer en me caressant doucement les cheveux, elle n'arrivait pas à faire sortir la rage qui m'avait envahie. Elle était ancrée en moi, c'était comme si elle ne voulait pas sortir tant que je ne m'étais pas défoulé... Comme si même sa présence n'arrivait pas à la calmer. Elle aussi, devait ressentir les ondes négatives qui émanaient de moi tellement la rage était grande... Je lui parlais, et elle me répondait, avec une voix remplie de douceur, comme pour me calmer. C'est comme si une sphère de douceur m'entourait et tentait de faire effet en moi, de dissiper tous ces sentiments négatifs. Quand je parlais, ma voix était monotone, comme celle d'un androïde qui parlait, sans émotions, sans sentiments, comme si ils avaient tous été happés et pour tant j'étais là, et malgré tout ça, j'étais bien content, avec ma copine dans mes bras. Quand je lui avais raconté le macabre but de ce en quoi assistait ma mission, elle avait l'air décontenancée... En même temps, quand on vous dit qu'on vous a demandé de vous tuer, vous réagiriez comment ? Personne ne réagirait bien, sauf une personne suicidaire, masochiste ou qui n'a pas peur de la mort. Je vis un sourire se dessiner sur ses lèvres après l'une de mes répliques... Qu'est-ce que ça signifiait ? J'en sais rien, mais je sais qu'elle ne se moquait pas de moi. Après tout, j'ai été accepté tel que je suis... Au bout d'un moment, Alice se colla un peu plus fort à moi, resserrant l'étreinte, et je pouvais sentir un doux parfum me rentrer dans les narines... Maintenant, je me sentais bien. J'étais plus calme, mais pour combien de temps ? Qui dit que dans 5 minutes, quelque chose qui va me faire m'enrager arrivera ? Cette journée est bien pourrie. Alors que je lui avais demandé de rester avec moi pour essayer de faire fi de tout ça... Elle m'avait l'air d'avoir une idée en tête, et me dévoila tout, m'appelant aussi par mon nom japonais... J'avais pas l'habitude, mais ça me fit sourire. Ça me faisait bizarre, mais c'était un peu le surnom spécial qu'elle me donnait. Je la regardais droit dans les yeux, la laissant dévoiler son plan en l'écoutant. Elle avait du courage de vouloir affronter le commanditaire de son assassinat, et elle aussi voulait retrouver Lloyd et régler tout ça. Nous nous échangeâmes un baiser, avant qu'elle finisse sa phrase, en disant que nous étions des agents. J'avais une sorte de sourire semi-confiant, et semi-amusé à la fois.

- Je vois, tu as pris ta décision... De toute façon, je comptais aller retrouver Lloyd si je voyais qu'il tardait trop ! Le connaissant, il a du aller réfléchir mais on ne sait jamais... Et quant au commanditaire de ton assassinat... Tout d'un coup, je repris un air sérieux. Je me ferais un plaisir de le réduire en bouillie, il va voir ce que c'est de s'être attaqué aux mauvaises personnes ! Mon sang bouillonne... Je me levais doucement, comme si j'étais totalement résolu, alors qu'en fait, j'avais juste envie d'aller aux chiottes. 1 litre de coca, ça pèse lourd sur la vessie vous voyez... Je repris un air plus calme, avant de sourire à nouveau, amusé. T'as raison. Tu vas voir, je vais les défoncer à coup d'épée de gros bourrin comme je les aime et toi, tu vas sortir un tome de magie d'on ne sait ou et boum, armaggedon dans leurs faces ils vont même pas voir leurs vies défiler devant leurs yeux les pauvres !

Toute cette connerie n'était qu'un masque. Un masque pour cacher ma tristesse et mon reste de colère. Je voulais paraître heureux. Je voulais qu'Alice croie que je m'étais calmé et que j'étais prêt à partir en gardant mon calme, mais il en était rien. Il allait me falloir un peu de temps pour me calmer. Si même son amour avait du mal, c'est que j'étais bien en rogne. Je lui fis un signe de main, avant de lâcher un "J'reviens". Je montais à l'étage, ou étaient situées les toilettes. La suite, pas besoin de la connaître, ou alors vous voulez que j'vous détaille un mec qui pisse, la texture et le bruit du pipi ? Non ? Alors voila. Je redescendais doucement, sans faire aucun bruit, comme un ninja qui devait assassiner quelqu'un par derrière. Sauf que ce que j'allais assassiner, c'était une canette de coca dans la cuisine en en buvant son contenu. Je marchais à pas de velours dans la cuisine, avant d'ouvrir mon frigo et ma canette de coca. Je la bus en quelques gorgées, avant d'entendre un gros "PAM" à ma porte. Kesecé ? J'en entendis, un second, puis un troisième, puis un grand fracas. Quelqu'un venait de défoncer ma porte ? WILLOW, SI C'EST UNE BLAGUE, JE DEMANDE A MES LARBINS IMAGINAIRES DE TE TUER. En mode SpeedrunSapph je me dirigeais vers la porte, et il ne fallut pas longtemps à celle que j'aimais pour me rejoindre. Je regardais en direction de la porte. Un mec était là, et se tenait droit, immobile. Je le regardais. Tout d'abord, mes pupilles s'écarquillèrent, et mon expression redevint la même expression enragée que celle de tout à l'heure. Je serrais les poings. D'un seul coup, cette flamme qui avait mis tant de temps à s'atténuer venait de rejaillir en un grand brasier. Ce brasier, un jour, allait entièrement me consumer. Lui... Il était la source de mes problèmes. Il était celui qui m'avait rendu dans cet état. Il était celui qui m'avait fait m'engueuler avec mon cousin. Il était celui qui avait réussi à me décrocher un grand instant de faiblesse et à me faire connaître une rage comme je n'en avait jamais connue auparavant. Il se tenait devant moi, avec son espèce de rictus. Le même qu'il avait quand il m'avait demander de LA tuer... Je vais être sans pitié. Je vais le faire souffrir, je veux entendre ses cris, l'entendre hurler son désespoir, me supplier d'arrêter. Oui... C'est ce que je voulais en ce moment.

- Ton cousin est un vrai incompétent dis moi... Il n'est même pas parvenu à accomplir la mission que je lui avais donné ! Assassiner quelqu'un, c'est pas difficile quand même ? Même le plus incompétent de mes larbins pouvait le faire !

...Ou alors, parce que JE l'en ai empêché. Je ne disais rien. Je laissais ce qu'il me restait de raison m'en empêcher. Il s'avança un peu, rentrant dans la maison. Il se mit à marcher de droite à gauche, les mains derrière le dos, pour parler, comme un méchant de jeu vidéo, mais dans la vraie vie. Mais... Comment m'avait-il retrouvé ?

- Je ne suis pas idiot, je me doutais très bien que j'aurais à faire ça de mes propres mains. C'est pour ça que dans ton papier, j'ai inséré, comme dans tous mes autres papiers, une sorte de micro-puce pour te tracer, et te retrouver si jamais tout cela ne s'était pas très bien passé. Et oui, je t'ai battu, Gabriel Valtier... Abandonnes, tu n'est pas de taille contre ma richesse et ma technologie ! Tu auras beau résister comme tu le peux, je t'écraserais, toi et la blonde derrière toi comme des cloportes... Je suis venu ici pour vous éliminer tous les deux. Je n'ai pas besoin de vous, vous n'êtes que des gênes pour mon plan. Et comme je vais vous tuer ici et maintenant, je vais tout vous dévoiler...

Je ne sais pas par quel miracle j'ai réussi à ne pas lui foncer dessus. Peut-être parce que je voulais savoir pourquoi il voulait faire ça ? Mes membres tremblaient. Non pas de peur ou d'excitation, mais bel et bien de rage. Cette rage primale qui vous envahit quand vous sentez le danger sur vous et les êtres aimés, quand quelqu'un que vous haïssez s'apprête à commettre l'irréparable... J'avais le regard rivé sur lui. D'un coup, il s'immobilisa.

- Cette femme. Sa famille est d'une très grande richesse. La famille Liddel, une grande famille de la bourgeoisie anglaise, possède une très grande fortune. A la base, je voulais la prendre en otage, pour que ses parents signent un héritage qui allait me revenir, et ainsi les tuer après pour accumuler une immense somme d'argent... Mais j'ai décidé de tuer leur fille, pour que ses parents sombrent dans le désespoir et pour que je puisse les tuer pour hériter de leur argent. Je ne voulais pas me salir les mains, et j'ai essayé d'embaucher des gens pour la tuer, toi, ainsi que ton cousin. Mais, ça n'a pas marché... Vous n'êtes pas assez dociles. Une vois que j'en aurais fini avec toi, j'irais m'en occuper personnellement... A moins que mes hommes de mains s'en soient chargés. Maintenant, meurs, Gabriel Valtier, ou plutôt devrais-je dire...

- La ferme... Ces sons étaient sortis de ma bouche d'une voix faible mais grave, comme une mise en garde. Il se mit à prendre un sourire carnassier, avant de finir sa phrase.

-... Agent Sapphire !

Mes yeux, qui étaient clos depuis quelques secondes, se rouvrirent en même temps que je commençais à lui foncer dessus, pour engager le combat. Cette rage, passa du stage de brasier à celui d'un inferno noir. D'un geste vif et enragé, je lui asséna un coup de poing, avant de commencer à tenter de l'enchaîner.

-Je t'ai dit... DE FERMER TA GUEULE ! Ce son s'émit, tel un cri de rage, dans toute la maison. L'heure du combat était venue. Un combat pour défendre nos vies, mais aussi pour me venger...



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Lun 23 Fév - 12:00
Lorsque le jeune brun esquissa enfin un sourire sur son minois tordu par la tristesse et la haine devant l’appellation qu’elle a usé pour le nommer, la jeune fille ressentit une sorte de satisfaction au fond d’elle-même. Non c’était beaucoup plus fort : elle était fière d’elle. Elle détestait le voir dans cet état, alors le faire sourire c’était la plus belle chose qu’elle aurait pu faire non ? Gabriel l’avait écouté attentivement en l’observant droit dans les yeux, puis il avait fini par sourire, confiant.

- Je vois, tu as pris ta décision...

- Oui… Et je ne pense pas que tu réussiras à me convaincre de rester les bras croisés, fit-elle en lui souriant un éclat de malice au fond de son regard azur.

- De toute façon, je comptais aller retrouver Lloyd si je voyais qu'il tardait trop ! Le connaissant, il a du aller réfléchir mais on ne sait jamais...

Réfléchir en étant dans un état pareil n’était jamais bon. On finissait bien souvent par faire les mauvais choix car notre conscience était influencée par la haine de soi. Méditer avec un esprit sous la colère nous conduisait à agir de façon violente et démesurée. Dans la plus part des cas bien sûr. Lloyd était quelqu’un de très réfléchi et professionnel. Il perdait rarement son sang-froid et faisait preuve très souvent d’un calme royal quelle que soit la situation. C’était un garçon mature, c’est pourquoi Alice n’était pas déjà partie à sa recherche. Si cela avait été Ethan, elle aurait déjà organisé une battue connaissant le caractère instable du jeune ténébreux. Même si elle s’inquiétait, elle savait qu’il serait capable de prendre les bonnes décisions. Pour preuve, s’il avait voulu la tuer, il l’aurait déjà fait depuis longtemps.

- Et quant au commanditaire de ton assassinat... Dit-il en ayant pris un air sérieux qui glaça le sang d’Alice. Je me ferais un plaisir de le réduire en bouillie, il va voir ce que c'est de s'être attaqué aux mauvaises personnes ! Mon sang bouillonne...

Il se leva, l’air déterminé comme si plus rien ne comptait, comme s’il devait atteindre un objectif. Cet objectif était de réduire en poussière les commanditaires de cet assassinat sans aucune pitié. La rage n’apportait rien de bon… Même s’il s’agissait des pires ordures du monde, il fallait être mieux qu’eux et ne pas s’abaisser à leur niveau. Eux, ce qu’ils attendaient impatiemment justement, c’était de voir Gabriel libérer sa rage et commettre quelque chose d’irréparable. Une fois l’irréparable commis, il commencera à avoir des remords car c’est avant tout un être humain… Et croyez bien que ces personnes utiliseront ses remords pour mieux le manipuler.

- Kazu… Tu devrais essayer de te calmer, ce n’est jamais bon d’être aussi piqué à vif…

Dit-elle la mine inquiète, en se tripotant les mains toute nerveuse. Le jeune brun reprit son calme, et se mit à sourire amusé.

- T'as raison.

La jeune fille sourit satisfaite. Je suis soulagée qu’il ait compris que laisser sa rage s’emparer de lui n’était pas la meilleure solution qu’on aurait pu avoir.

- Tu vas voir, je vais les défoncer à coup d'épée de gros bourrin comme je les aime et toi, tu vas sortir un tome de magie d'on ne sait ou et boum, armaggedon dans leurs faces ils vont même pas voir leurs vies défiler devant leurs yeux les pauvres !


Le sourire d’Alice s’effaça derechef, faisant place à une mine consternée. Hiiin, mais il a rien compris de ce que je lui ai dit ce n’est pas croyable ! Toujours était-il que les bêtises qu’il venait de débiter comme  son habitude, eurent le don de faire sourire la jeune demoiselle. Malgré tout ce qui se passe, il conserve sa bonne humeur, je le respecte… Visiblement, son masque impénétrable réussit à tromper Alice, mais elle remarqua bien vite qu’il n’était toujours pas calmé. Elle percevait toujours cette aura noire qui l’entourait… Elle ne dit rien, se contentant de l’observer de ses prunelles muettes. Le jeune homme lui fit signe qu’il montait à l’étage, et s’engagea dans les escaliers. Alice pourrait méditer sur tout ce qui venait de se produire en attendant. La jeune femme s’affala sur le canapé, les jambes fauchées. Mon dieu… Tout cela était beaucoup trop fort en émotion, il fallait qu’elle se ressaisisse au plus vite et qu’elle garde son sang-froid sinon cela ne ferait qu’empirer la chose. La demoiselle aux cheveux d’Or ferma quelques instants ses paupières et soupira longuement pour expulser ses inquiétudes… Mais soudain, un bruit venant de la porte d’entrée la fit sursauter. Elle se releva doucement tandis que le jeune homme s’était déjà précipiter pour voir de quoi il s’agissait. La jeune fille vint le rejoindre à pas de loup, restant en retrait, prudente. Une première pour elle qui fonçait toujours dans le tas tête baissée. Son regard cobalt se posa sur un homme, âgé surement de la quarantaine, corpulent et assez costaud. Oh qui-est-ce ? Elle tourna son doux visage vers celui de son amour, et elle écarquilla les yeux lorsqu’elle croisa son regard haineux et aperçu ses phalanges blanchies à force de serrer les poings. Son esprit vif se mit en route. Serait-ce le commanditaire ? Alice se rapprocha encore un peu des deux hommes qui se toisaient l’un l’autre…

- Ton cousin est un vrai incompétent dis moi... Il n'est même pas parvenu à accomplir la mission que je lui avais donné ! Assassiner quelqu'un, c'est pas difficile quand même ? Même le plus incompétent de mes larbins pouvait le faire ! Je ne suis pas idiot, je me doutais très bien que j'aurais à faire ça de mes propres mains. C'est pour ça que dans ton papier, j'ai inséré, comme dans tous mes autres papiers, une sorte de micro-puce pour te tracer, et te retrouver si jamais tout cela ne s'était pas très bien passé. Et oui, je t'ai battu, Gabriel Valtier... Abandonnes, tu n'est pas de taille contre ma richesse et ma technologie ! Tu auras beau résister comme tu le peux, je t'écraserais, toi et la blonde derrière toi comme des cloportes... Je suis venu ici pour vous éliminer tous les deux. Je n'ai pas besoin de vous, vous n'êtes que des gênes pour mon plan. Et comme je vais vous tuer ici et maintenant, je vais tout vous dévoiler...

Quel odieux personnage ! Eux ? Des cloportes ? Il ne sait pas à qui il s’adresse ! S’il continuait de parler, Gabriel allait perdre tout son calme et tout contrôle de lui-même. Alice voyait que le jeune homme tremblait de tous ses membres,  luttant pour ne pas céder à la tentation de lui sauter au cou et de l’étrangler. Bon il est vrai qu’elle aussi voulait le voir regretter ses paroles, mais était-elle prête à être violente pour cela ?

- Cette femme. Sa famille est d'une très grande richesse. La famille Liddel, une grande famille de la bourgeoisie anglaise, possède une très grande fortune. A la base, je voulais la prendre en otage, pour que ses parents signent un héritage qui allait me revenir, et ainsi les tuer après pour accumuler une immense somme d'argent... Mais j'ai décidé de tuer leur fille, pour que ses parents sombrent dans le désespoir et pour que je puisse les tuer pour hériter de leur argent.

Il parlait d’elle comme un objet qu’on troque sans ménagement. Alice fronça les sourcils et serra à son tour ses petits poings. Si Gabriel engageait le combat, elle le laissera faire…

- Je ne voulais pas me salir les mains, et j'ai essayé d'embaucher des gens pour la tuer, toi, ainsi que ton cousin. Mais, ça n'a pas marché... Vous n'êtes pas assez dociles. Une vois que j'en aurais fini avec toi, j'irais m'en occuper personnellement... A moins que mes hommes de mains s'en soient chargés. Maintenant, meurs, Gabriel Valtier, ou plutôt devrais-je dire...

- La ferme...
- ... Agent Sapphire !

Et tout se passa très vite. La jeune homme libéra toute la haine emmagasinée tout au long de cette matinée et fonça droit sur l’homme en lui affligeant un coup de poing qui lui décrocha la mâchoire. Alice par réflexe ferma les yeux en serrant les dents. Trop de violence pour une lady !

-Je t'ai dit... DE FERMER TA GUEULE !


L’homme se débattit et se mit lui aussi à donner des coups. Alice voulait aider Gabriel car il n’y arriverait pas tout seul ! Même s’il s’était amélioré en combat rapproché, l’homme était beaucoup plus corpulent que lui qui était assez frêle comme jeune homme. Sans réfléchir, elle se saisit du vase et voulu le briser sur le crâne de l’homme mais ils bougeaient beaucoup trop, impossible de viser l’un sans blesser l’autre ! Gabriel lui indiqua de rester en retrait, mais elle n’en fit qu’à sa tête et brisa le vase sur l’homme qui tenter d’étrangler son petit ami. Légèrement assommé, il se tourna vers elle en l’insultant et lui donna un coup au niveau du ventre. Elle poussa un cri de douleur, et tomber au sol se tenant le ventre. Il semblait dopé vu la puissance de ces coups, mais Gabriel tenait le coup même si il faiblissait. Alice comprit qu’il fallait travailler en duo, comme dans son jeu. Alors elle se releva et sauta sur lui bouchant la vue.

- Gabriel vas-y !
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Sam 7 Mar - 12:23
Toutes les tentatives d'Alice pour me calmer qui semblaient avoir marché étaient vaines. Mon poing était parti sur la gueule de celui qui nous avait causé tous ces problèmes. En plein dans la mâchoire. Mais, je sais très bien que malgré toute cette haine qui renforçait mon coup de poing, il en fallait plus pour le mettre à terre. Il me semblait... Différent. On aurait dit qu'il avait encaissé mon coup sans broncher... Il était plus musclé que la dernière fois. Non, c'est moi qui hallucine, c'est tout. Je continuais à le taper alors qu'à son tour il me mit un coup de poing dans le ventre. C'était pas qu'une connerie en fait... Le coup, je l'avais senti et pas qu'un peu, mais je ne montrais aucun signe de faiblesse. Je m'étais juste plié en deux en reculant quelques secondes, ce qui lui donna le temps de me décrocher une droite, que je me mangea dans l'épaule en esquivant. Il s'était dopé et était devenu réellement plus puissant... Un peu comme Végéta qui se laisse contrôler par Babidi pour être encore plus puissant pour combattre Son Goku, pour vous donner une idée. Sauf que là, c'était différent... Je me battais pour protéger celle que j'aimais, et pour rester en vie par la même occasion. J'avais beau demander à Alice de rester en arrière car j'avais peur qu'elle morfle à cause de tout ça, elle n'en avait fait qu'à sa tête et s'était saisie d'un vase, avant de le casser sur la tête de l'autre masse de muscle qui avait pris le dessus sur moi et qui tentait de m'étrangler. Elle avait réussi à un peu le stun... Mais, cet enfoiré se retourna en l'insultant et lui donna un coup au ventre, la faisant tomber en se tenant le ventre après un cri de douleur. Je serrais les poings. Il allait payer...

- Ordure...

Je savais qu'il était plus fort que moi. C'était évident même, je ne suis qu'un frêle homme.. Si ça avait été Ethan à ma place, il l'aurait atomisé en 30 secondes. Je le regardais, avant de me souvenir de quelque chose... De ce que m'avait dit mon cousin il y a quelques temps, quand il m'entraînait au combat. Bon, je le suivais pas trop mais je me souvenais de quelques trucs, comme frapper là ou sont les points faibles de l'humain, et il m'avait donné quelques méthodes pour faire ça... Utiliser la force de son adversaire contre lui. Faire preuve de ruse et d'agilité pendant un combat... Je n'y avais jamais réellement pensé. C'est vrai quoi, pour moi la baston c'était un gros truc de bourrin ou le plus fort gagnait, mais au fond j'avais tort... Sauf que, je ne me souvenais plus du tout des méthodes et des points faibles. Il fallait que je le distraie, le temps qu'Alice se relève, car seul, j'allais pas pouvoir tenir très longtemps. Le combat repartit de plus belle, je lui donnais des coups, il me les rendais avec bien plus de force, mais j'arrivais à tenir. Je faiblissais. J'avais mal partout, je sais pas comment je faisais pour tenir debout malgré la douleur. La rage qui m'aidait à ne pas fléchir ? Sûrement. Puis, alors qu'il allait m'asséner un bon gros uppercut, ma petite amie se releva et lui sauta dessus dans le but de lui boucher la vue, me donnant le signal d'y aller. L'homme se débattait, il fallait faire vite... Je fermais les yeux quatre seconde avant de courir vers lui.

- Recules Alice, ça risque de taper fort !

Elle s'enleva de la au dernier moment, pour se reculer juste assez. A peine recouvrant la vue, l'homme mangea un coup de pied frontal de ma part, la pointe de mon pied dans le menton. Il n'avait pas eu le temps de l'esquiver, et sa tête s'était levée vers le haut, avant qu'il se remette à me regarder, haineux, la gueule en sang, se tenant le menton. C'est pas fini... Sans lui laisser de répit, je me dirigeais tête baissée vers lui avant de lui décrocher un uppercut avant qu'il ne puisse réagir dans le menton... Vous voyez un Shoryuken ? Bah là c'était pareil. Il tomba à la renverse avant de crier. Je lui avais fait mal... Enfin, on lui avait fait mal, car sans Alice, j'aurais pas pu lui faire ça. Finalement, il fallait qu'on combatte à deux... C'est comme dans un rpg, ou seul on n'y arrive pas mais à deux on était plus puissant. L'enfoiré se releva, avant de se remettre à courir vers moi.

- Toi... C'est pas parce que t'as réussi à m'avoir que tu vas faire le malin. J'en ai marre maintenant, je vais te tuer vite fait bien fait toi et toute ta famille, enfoiré !

Ce coup était prévisible. Il levait le poing droit, pour me donnait un crochet... C'est comme si il avait un pattern bien précis. A chaque fois qu'il faisait ça, c'est qu'il allait le faire. Je me baissais pour esquiver son coup, avant de lui donner un coup de genoux dans le ventre. Il se recula après avoir craché. Tous ses coups... Je les connaissais. En me les mangeant, j'avais appris à les reconnaître. Il faisait souvent la même chose... Mais ça n'excluait pas que j'arrivais à me manger des coups quand même... Alice était un peu en arrière, sûrement à réfléchir à un plan ou quoi. Je lui fit un signe de la main, je levais le pouce en l'air pour lui montrer que maintenant, je pouvais le gérer. Mais au fond, j'étais épuisé, et je pouvais plus tenir debout... Je le regardais, d'un air épuisé et a moitié défoncé. Lui par contre avait l'air en pleine forme, avant de se mettre à rire.

- Alice... Si jamais je ne l'achève pas avec ce coup... Saches que je suis désolé, désolé d'avoir été aussi faible. Je m'en veux d'avoir été aussi flemmard... En fait, je crois que si j'avais écouté les gens et que j'avais appris à me défendre, je l'aurais démonté sans problèmes. Si jamais ça arrive... Bats-toi jusqu'au bout. Si tu as bien vu ce qu'il a fait, tu devrais être capable de le finir. C'est comme une sorte de boss, il fait toujours la même chose.

Je me mis à lui foncer dessus après ça. J'armais ma jambe, pour lui asséner un kick frontal, encore. L'ayant compris, il se baissa, pour esquiver le coup. Sauf que c'était une feinte. J'en avais profité pour passer à côté de lui et monter sur la table basse qu'il y avait derrière, là ou y'avait le vase. Il se demandait ou j'était, avant de se retourner derrière et me voir en l'air. Abasourdi, il n'avait rien pu faire face au coup de talon que je lui avait asséné dans le nez, qui avait craqué. Avec ce coup qui était mon meilleur coup de pied mais le plus dangereux car c'était pas au point et car il n'y a pas toujours de point d’où je pouvais sauter. Mais là, ça avait marché, et avec la force de mon pied plus celle de mon saut, il était tombé par terre, et ne bougeait plus. J'avais réussi à l'assommer, en lui pétant littéralement le nez. Sauf que bah, moi aussi du coup j'étais par terre pas loin, et je ne pouvais plus me relever. Mes jambes étaient lourdes et engourdies, et j'avais encore plus mal partout. Y'a pas a dire, j'avais morflé, mais on l'a eu.



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Ven 24 Avr - 8:43
- Recules Alice, ça risque de taper fort !

Message reçu. Elle sauta avec agilité en arrière, retombant comme une véritable ninja sur ses deux jambes fléchies. Oh gosh, on peut dire que ces entrainement à l’organisation avec Elise ont finalement servi. Moi qui pensais que jamais j’aurais besoin de mettre à l’œuvre ces techniques… pensa-t-elle fièrement. Le jeune brun n’attendit pas plus de trois secondes pour asséner un violent coup de pied dans le menton de l’homme à la carrure imposante. Le sang gicla, Alice tourna de l’œil, fragile. Mais Gabriel ne se démonta pas à la vue de tout ce sang et l’enchaina avec un autre coup de poing au même endroit. Rien ne valait cette technique destructrice qui procurait une douleur lancinante à celui qui encaissait les frappes. Mais ces deux coups ne l’arrêtèrent pas pour autant car il se releva et fonça droit sur Gabriel en hurlant.

- Toi... C'est pas parce que t'as réussi à m'avoir que tu vas faire le malin. J'en ai marre maintenant, je vais te tuer vite fait bien fait toi et toute ta famille, enfoiré !

- Kazu attention !

Par chance et pour le plus grand bonheur de l'anglaise, le jeune brun réussit à l’esquiver à temps et à lui infliger un autre coup dans le ventre. Alice, qui restait en retrait sur ordre de celui-ci, était impressionnée par cette maitrise et le sang froid dont il faisait preuve. L’homme était mal en point, ce n’était qu'une question de temps pour qu’il finisse par s’écrouler. Ce qui était indubitable, c'esr que le jeune garçon avait compris l’enchainement des coups de leur adversaire et pouvait prévoir sans aucun mal le prochain coup qu’il allait faire. C’est pour cela qu’il ne se prenait plus rien et arrivait à le toucher à chaque fois. Bien joué, pensa la demoiselle fière de lui. Mais malgré l’avantage énorme qu’il avait, Alice voyait bien que lui aussi commençait à faiblir et que si ça continuait, il allait finir par s’écrouler en même temps que son adversaire. La jeune bristish serra les dents et pria pour qu’il tienne jusqu'au bout.

- Alice... Si jamais je ne l'achève pas avec ce coup... Saches que je suis désolé, désolé d'avoir été aussi faible. Je m'en veux d'avoir été aussi flemmard... En fait, je crois que si j'avais écouté les gens et que j'avais appris à me défendre, je l'aurais démonté sans problèmes. Si jamais ça arrive... Bats-toi jusqu'au bout. Si tu as bien vu ce qu'il a fait, tu devrais être capable de le finir. C'est comme une sorte de boss, il fait toujours la même chose.

- Tais-toi idiot… souffla-t-elle entre ses dents serrés, des larmes perlant le long de ses joues pêcheuse, atteinte devant ce discours qui ressemblait en tout point aux dernières paroles d’un héros de rpg. JE SAIS QUE TU VAS Y ARRIVER BATS TOI !

Hurla-t-elle, sa voix donnant un coup de boost au jeune homme qui fonça droit sur son adversaire sans aucune pitié. Tout se passa extrêmement vite, et Gabriel en vint à bout grâce à son attaque finale. Les deux tombèrent en même temps, dans un nuage de poussière (ouais comme dans les films /stop/), exténués. Le sang de la demoiselle ne fit qu’un tour, et elle se précipita aux côté de son preux chevalier. Paniquée, elle colla sa tête sur la poitrine du jeune brun pour vérifier sa respiration. Il respirait toujours, mais difficilement, complétement essoufflé. Des larmes de joies perlèrent, encore une fois, le long de ses joues, striées par les larmes qui s’étaient échappées quelques minutes avant la fin de ce combat. Elle plongea sur lui, et le serra fort contre elle.

- Gabriel… hoqueta-t-elle entre deux sanglots en lui caressant sa chevelure noire. Tu as été incroyable…

Elle s’écarta de quelques centimètres et déposa un baiser brulant sur les lèvres du jeune brun pour lui montrer à qu’elle point elle était fière de lui. Sauf qu’à le câliner comme ça, il allait finir par étouffer alors elle se releva et l’aida à faire de même, en passant son bras sur son épaule. Il fallait qu’il s’allonge, il était blessé. Mais il n’avait plus à s’en faire, Alice allait prendre soin de lui, c’était une excellente infirmière ! Combien d’animaux elle avait guéri lorsqu’elle se baladait en forêt auparavant. Bon Gabriel n’était pas un animal mais le principe était le même non ? Elle enjamba le corps inanimé de l’ordure qui avait causé tout ce désastre et allongea le brun sur le canapé avant de déposer un bisou magique sur son front brulant. (Voilà, guéri ! /stop/) Elle accouru à la cuisine pour lui chercher un verre d’eau et monta quatre à quatre les escaliers de la demeure pour aller chercher dans la salle de bain de quoi désinfecter et nettoyer. Elle redescendit les bras chargés et déposa le tout sur la table à côté. Elle lui passa une serviette mouillée sur son visage baigné de sueur, un sourire timide aux lèvres.

- Bouge pas mon amour, ça risque de piquer un peu…

Elle appliqua avec soin le coton imbibé de désinfectant sur les plaies de son visage et de la pommade sur les zones rouges. Des bleus n’allaient pas tarder à fleurir. Elle vit le jeune homme grimacer et s’excusa bien qu’elle savait que ce n’était pas à cause d’elle, mais de la douleur de ses blessures.

- Il faut que tu retires ton t-shirt… Pour les bandages…

Son teint de pêche vira au rouge pivoine. Il fallait toujours qu’elle se mette dans des situations gênantes haaa…
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Lun 27 Avr - 14:24
Son cri avait retenti dans toute la pièce. Son cri, baigné de larmes, me donna les forces qui m'étaient nécessaires pour triompher. Le coup que j'avais réussi à asséner à mon adversaire fut celui qui l'avait vaincu. Il s'agissait un peu de mon coup le plus puissant... Ma super attaque, en quelques sortes. Même si on ne pouvait pas qualifier ça de tel... Enfin, le plus important est que ça avait marché, et que j'avais gagné. Et j'avais beau être étalé contre le sol, défoncé, a moitié détruit... J'avais un grand sourire. C'était la première fois de toute ma vie que j'avais combattu comme ça, et j'espère ne jamais avoir à le refaire... Oh non, déjà que là, c'était passé juste... Si je m'étais gaufré, on serait morts tous les deux. J'avais un peu de mal à respirer, en plus d'être essoufflé. Cependant, ce n'était pas la fin pour moi. Non, j'étais bel et bien là. Alice s'approcha de moi et cala sa tête contre mon coeur, voir si j'étais encore en vie. Et heureusement que oui, je vivais ! Elle se remit à pleurer, de joie cette fois, sans doute, avant de me plonger dessus et de me serrer fort contre elle. Etreinte que je n'avais pas pu lui rendre, mes bras étaient en compote, comme si je n'avais plus aucune force. Aïe. Puis, elle se mit à parler, en me disant que j'avais été incroyable. Mon sourire s'élargit un peu, avant de retomber. Puis, elle s'éloigna de moi de quelques centimètres, afin de déposer un baiser sur mes lèvres. Baiser auquel je répondis cette fois.

- Tu sais, à force de me serrer comme ça, je vais finir par m'évanouir ! Avais-je dit en riant un peu, rire qui s'était vite transformé en air triste. Merci... Je ne voulais pas que ça se finisse comme ça. Y'a pas à dire, je suis dans un sale état maintenant, j'ai bien souffert... Je suppose que c'est comme ça que finissent les vrais guerriers après une lutte sans merci ? Qu'importe, c'est définitivement pas fait pour moi tout ça !

Celle que j'aimais se releva et m'aida à me relever, en passant son bras sur mon épaule. Je ne pus m'empêcher de lâcher un petit bruit de douleur, mon épaule me faisait aussi un mal de chien... J'avais du mal à tenir sur mes jambes. J'avais besoin de soins, car je doute que j'allais pouvoir tenir comme ça très longtemps. On est pas dans un jeu vidéo ou on se régénère automatiquement ou quoi ! C'est dommage... J'étais tellement mort que si le type s'était relevé et qu'il aurait fait du mal à Alice, que j'aurais pu me transformer en Super Saiyen à cause de la haine pour lui démonter la tronche. Mais bien sur, c'était pas possible, car les Saiyen, ça n'existe pas. Et puis j'ai jamais eu de queue de singe. Après avoir enjambés le corps inanimé mais vivant de cet adversaire redoutable qui était un véritable enfoiré, Alice m'allongea sur le canapé. Malgré la douleur, ça faisait du bien d'être allongé sur quelque chose de mou et de confortable... Enfin, plus confortable que le sol, c'est déjà ça. Comme l'aurait dit Chrom de Fire Emblem Awakening, y'a des endroits meilleurs pour dormir... Elle déposa un bisou sur mon front, avant de partir à la recherche de trucs pour me soigner. Bon, je ne remets pas en doute ses talents pour soigner ou quoi que ce soit mais... Ça ne serait pas mieux que je soie soigné par du personnel de qualité et embauché pour faire ça, et qui en ont fait leur métier ? Réflexion faite, j'avais pas trop envie d'aller à l'hosto, bwaaaah. Enfin, je pense pas avoir besoin d'y aller pour ça, si ? FUCK.

Ma princesse était finalement arrivé, et lourdement armée... Oh. De l'eau. Du coton. Du matériel de désinfection. Ooooh crotte, j'allais morfler ! Comme elle le disait, ça va piquer... Sauf que ça va pas piquer qu'un peu. Bon, Gab, fais pas ta chochotte, t'as bouffé bien pire que ça, alors c'est pas un peu de produit désinfectant qui va me... BOUAH, ça pique ce truc ! C'est de l'alcool à 90 ? Aaaargh... Elle s'excusa malgré tout. C'était pas de sa faute, c'était à cause de tous ces gnons que j'avais pris. Rah, si j'avais été moins bourrin seulement... Satanées blessures, vivement qu'elles guérissent. Après en avoir fini avec mon visage, Alice me demanda de retirer mon t-shirt pour mettre les bandages, avant de devenir toute rouge. OW SHIT NIGGA ! Elle allait voir ma musculature ô combien... Banale et normale, digne d'un geek qui fait pas de sport. Heureusement qu'il y a les entraînements avec Lloyd et que j'ai un peu pris, ça m'empêchera d'avoir la brioche. Merci cousin de moi ! Maintenant, je devais lui demander de m'apprendre plus de choses, pour être encore plus efficace, histoire de ne pas finir en steak tartare si je n'ai pas à me rebattre.

- Euuuh... D'accord, mais fais pas gaffe à ma musculature de merde, c'est en construction, parce que attention, je m'entraine, je vais devenir un guerrier moi madame !

En construction, comme un immeuble autour du quel y'a un rassemblement de maçons Portugais //PAF// Même dans un moment pareil, je trouvais encore des conneries à dire. Gabriel Valtier, inarrêtable dans ses conneries, sauf par la mort ou la concentration. Comme convenu, j'enlevais mon t-shirt, avant de le poser a côté de moi, sur un coin de canapé accessible par mes mains. Et, Alice me fit le bandage... Sérieux, j'allais ressembler à Naruto après avoir pris sa mort par Sasuke a la cascade de la fin à la fin de la première partie de Naruto quoi. Sauf que, heureusement, j'suis pas dans un lit d'hôpital. D'un coup, le téléphone sonna... Rah, c'est pas le moment ! Je sais pas qui était celui qui appelait, mais il allait se prendre un vent monstrueux. Au pire, j'pouvais trouver une excuse bidon pour me justifier, car j'allais pas gueuler sur tous les toits que je m'étais battu comme un gladiateur pour défendre ma copine d'un psychopathe qui voulait tous nous zigouiller un a un et qui s'était dopé comme un cycliste du Tour de France, si ?

- Euhm... Ne réponds pas au téléphone, c'est sûrement de la pubs, sont chiants ces vendeurs de stores !


En fait, j'en savais rien, et j'en avais strictement rien à battre étant donné les circonstances du moment. Le téléphone sonna une seconde fois, avant que son bruit s'estompe dans les méandres du silence actuel. Une chose était sûre, il/elle persistait à vouloir me parler. Une fois mon torse bandé, j'essayais tant bien que mal de me rasseoir sur le canapé, et bon sang ça faisait toujours mal. Une fois assis, je croisais mes bras, avant de regarder en face de moi quelques secondes, puis, je laissais tomber mes bras contre mon corps. Je suis exténué bon sang... Un remontant me ferait du bien. Je me mis a avoir un léger sourire.

- Merci d'avoir pris soin de moi... S'il te plait, tu peux aller me chercher une canette de coca ? Enfin, tu peux en prendre pour toi aussi, fais comme chez toi ~


Sauf que là, quelqu'un tapa à la porte. Bon sang, pas encore... Si y'en avait un second comme lui qui venait, on était tous morts. C'est pas vrai... Je ne croyais pas au miracles ou au désespoir absolu, mais là... Si c'était le cas, aucun power-up ne me sauverait. Nous sommes dans la réalité (HRP: Enfin, dans un rp, mais osef //PAF//), pas dans un jeu vidéo ou dans un manga... Je levais le bras pour me saisir de mon épée de déco, qui était accrochée au-dessus du canapé. Ouais, j'avais changé sa place, pour que ça rende mieux. Après l'avoir prise, je me levais difficilement, m'en servant d'une sorte de bâton de marche. Heureusement que j'en avais pas retiré le fourreau, elle aurait été abimée... Bref. Doucement et difficilement, j'avançais vers l'entrée, puis, la porte s'ouvrit. Je me calais contre un mur, avant de pointer l'arme dans son fourreau dans la direction de l'entrée, prêt à lutter encore, même si je n'y survirais pas.

- Si c'est encore un de ces gars-là... Ramènes toi, j'ai pas peur de toi, je vais te couper en deux ! Oups, bad error. C'était une fille. Petite. Brune. Des couettes. Yeux vairons mauves et violets, ardoise. Yumi ? Pourquoi était-elle ici ? C'est sans importance maintenant... Yumi ? Qu'est-ce que tu fais là ? Ah, désolé pour l'épée, mais je sors d'une situation difficile et j'ai cru que... Boarf, rentres. Désolé de la tenue aussi.



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Dim 3 Mai - 11:58
Une journée bien longue que voilà, entre travailler à l'Agence et postuler quelques part pour gagner un peu plus d'argent. Puis aider une personne, et dormir, manger et glaner. Fin glander, j'avait fait tout sauf ça. Et la journée, elle se terminait mal pour moi. Finalement, je n'avais trouvé aucun job, on me refusait pour une seule et même chose. La vie pouvait être si compliquée parfois. Parfois, un seul de vous handicap pouvait tout briser en mille morceaux. Ça ne me plaisait pas qu'on me dise à chaque demande qu'en étant muette, il aurait été difficile de m'intégrer parmi les autres, et blablabli et blablabla. Je suis devenue agent secret, et c'était bien mieux que ces fichus boulots ! Mais si je postulais, c'état pas pour rien. Nagisa, j'avais un peu plus de mal à la voir la journée, il n'y avait que le soir, pendant le dîner ou quand on regardait un film avec Juan. Puis Tenzin, c'est maître ninja puissance 1000, il fallait veiller la nuit pour taper la discute, recommencer à catcher avec lui ou le griller. Haha, c'était marrant, mais ça me manquait un peu. À croire que le boulot prenait toute la journée.

Il commençait peu à peu à se faire tard, malgré que le soleil soit toujours aussi haut. Je n'avais plus rien à faire, juste à rentrer à la maison pour retrouver les autres. Du moins, si elles étaient là. Je me demandais souvent ce que pouvaient faire les gens la journée. Sapph, il devait geeker, à coup sûr. MG, elle devait remonter les bretelles à des agent -pour des raisons de sécurité, je ne mentionnerai aucun nom probable-, et les autres s'occupaient à leur façon. Je continuai de prendre le chemin de la maison, pensant à toutes ces choses bizarres qui passaient dans mon esprit. Je ne m'étais pas rendue compte que le téléphone avait sonné, j'étais perdue dans mes pensées. Puis ça vibrait dans mon sac et je le sortis enfin voyant un appel manqué et un nouveau message. Cobalt qui avait essayé de m'appeler tiens. Il avait dû zappé que les muets, bah ça parlait pas. Heureusement qu'il m'avait envoyé un message à la suite.

"Hey, sa te dirais de rép aux appels ? Je voulais savoir si t avait des new de Lloyd."

Aaaaah mais comment peut-on écrire aussi maaaaal ?! Certes, le langage SMS est utilisé la plupart du temps -bon ok, toujours- sur les portables, mais non, je suis contre, c'est moche, ça ne facilite pas plus que ça la compréhension des messages que l'on envoie, et ça nous fait saigner des yeux. Encore que, ça peut aller pour lui.
Un sourire sur mon visage, j'avais bien envie de l'enfoncer encore plus dans son tripe du « réponds à mes appels », mais je me retins et me focalisai plutôt sur la fin du message. Des nouvelles de Lloyd ? Lui, son meilleur pote, n'en avait pas ? C'était pas normal, y'avait un truc qui ne tournait pas rond. Le connaissant, il avait dû l'appeler maintes et maintes fois pour qu'il arrive à me demander. Donc, y'avait bien un problème. Je répondis à Luke avant d'harceler Lloyd sur son téléphone.

Beeeeeep, vous êtes sur la messagerie du 0X XX XX XX XX. Veuillez laisser un message après le bip sonore. Beeeeeeep.

Hoy salut Lloyd ! Tu vas bien ? Luke m'a demandé si j'avais des nouvelles de toi. Qu'est-ce qui va pas ? Oh, mais tu peux pas m'entendre, c'est vrai ! PARCE QUE JE SUIS MUETTE. Sgohdgljdgiod. Franchement, ils auraient pu inventer des machines pur la télépathie en bluetooth, les téléphones sont vraiment inutiles... Mais je n'abandonnai pas et l'appelai encore et encore, jusqu'à en avoir marre et d'abandonner définitivement. Une vingtaine d'appels -il va se demander pourquoi une muette va appeler quelqu'un-, en plus de ceux de Cobalt. Spammage de messages maintenant. Qui va du « Llooooyd, réponds s'il te plaît. » au « Réponds pas et je te tue ! », m'voyez. Aaaah, l'amour rend aveugle, et fou. Mais toujours pas de réponses après trente bonne minutes à poireauter sur le chemin. Je prévins rapidement Cobalt que je n'avais pas de nouvelles non plus. Deux minutes s'étaient à peine écoulées que j'en reçus un nouveau, du même. Me demander d'aller lui rendre visite ? Mouais pas faux. En espérant qu'il se soit endormi après un film, et là ç'aurait été normal. Ou s'il était de sortie avec... La Iris là. Elle est gentille, mais elle peut pas me piffer. BAH TANT PIS POUR ELLE. T'as la classe ou tu l'as pas, et vu le choix qu'il a pris, tu l'as pas. Haha. Bref, direction la maison de Raven. En plus, y'aura Sapph, il en saura peut-être plus sur cette mystérieuse disparition.

J'atteignis rapidement la maison des garçons, vu qu'ils n'habitaient pas loin de chez nous. Une dizaine de minutes de marche, réfléchissant à quelle connerie le beau ténébreux aurait pu faire aujourd'hui. Ça m'avait piquée la curiosité, mais j'étais tout autant inquiète, j'avais plus qu'il se soit arrivé quelque chose d'encore plus grave.
J'étais devant la porte d'entrée et toquai. Un drôle de bruit se fit entendre, et dès que j'ouvris la porte, je vis une arme pointée sur moi. Haha, si c'est pas une blague ça ! Maintenant, repose-moi ça tout de suite avant de blesser quelqu'un, veux-tu ? Au secours on veut me charcuter ! Je suis pas un cochon, que je sache ! Si tu veux du Justin, tu files au magasin, et en vitesse ! J'avais quand même sursauté, c'est pas tous les jours qu'on se faisait accueillir avec une épée sous la gorge. Mais je levai mon regard pour voir un Gabriel sauvagement blessé, torse-nu, l'épée à la main. Et lui aussi, il se rendit enfin compte qu'il s'était trompé de personne. Je tirai une grimace qui traduisait la fameuse question « Qu'est-ce qu'il s'est passé ?! ». Alice n'était pas loin, je lui fais un geste de la main, toujours aussi inquiète. Je regardai tout autour de moi, après que Gabriel m'ait invitée à entrer. Boxon total, ils ont fait une fête ou quoi ? Et c'est qui ce mec qui gisait par terre comme un mort ? Décidément, j'en apprenais de plus en plus. Peut-être que Lloyd était dans cette affaire, lui aussi. Je m'emparai de mon ardoise et écrivis à l'attention du petit couple.

- Euuuh, désolée de vous déranger, je voulais juste te demander si tu avais des nouvelles de Lloyd, Luke fait que de me demander ça. Mais avant, je peux savoir pourquoi vous êtes dans un sale état ? :/

On aurait dit une maison hantée, sa baraque. Et Gabriel n'allait pas tarder à la rejoindre, il était à moitié mort. Je le ramenai vers Alice doucement, pour pas qu'il ressente la moindre blessure et m'assis à leurs côté. Je regardais le mec par terre, puis Sapph, puis le mec mec par terre et encore Sapph. C'est de sa faute pour que le brun soit dans cet état, si je comprends bien. J'écoutai les explication, puis après, un silence. Pas un mot sur Raven, et ça m'inquiétait encore plus. Pas que je me fiche de l'état de Sapph, mais si Lloyd était mêlé à tout ça, c'est que ça devait être encore pire de son côté. Mon ardoise dans la main, je continuais d'écrire dessus..

- S'il y a quelque chose que je peux faire en attendant... Ouais, par exemple ramasser et balancer la moitié de cadavre qui était toujours par terre.
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Ven 26 Juin - 13:45
- Euuuh... D'accord, mais fais pas gaffe à ma musculature de merde, c'est en construction, parce que attention, je m'entraine, je vais devenir un guerrier moi madame !

La demoiselle se retint de rire devant cet aveu et commença à dérouler les bandages un fin sourire décorant son doux minois. Le jeune homme retira son t-shirt afin qu’elle puisse lui faire les soins nécessaire. Son regard bleu se posa sur le torse de Gabriel. Awi il avait pas menti /paf/ Ce n’est pas grave, sa carrure ne la dérangeait pas du tout, elle l’aimait comme ça, na. Et puis, entre nous, la jeune anglaise était assez mal placée pour faire des remarques sur les muscles du jeune garçon sachant que sa morphologie à elle s’approchait fortement d’une allumette. Une allumette avec une poitrine généreuse d’accord. De toute manière avec ou sans biceps, il avait mis une sacrée racle à l’homme dopé, pensa-t-elle tout en continuant de bander le brun avec la plus grande précaution. Le téléphone se mit à sonner mais la demoiselle ne cilla pas, elle resta concentrée sur son patient endommagé.  

- Euhm... Ne réponds pas au téléphone, c'est sûrement de la pubs, sont chiants ces vendeurs de stores !

Elle se mit à éclater de rire et colla un bisou sur son front brulant. Bizarrement, ces quelques mots insufflèrent une bouffée de confiance au creux de son poitrail. Quel idiot. C’est vrai qu’elle ne comprenait absolument pas les vendeurs de fenêtres. A croire que les gens vivaient dans des maisons sans fenêtres, c’est stupide. La jeune blondinette eut enfin fini, toute fière d’elle car le bandage n’était pas mal du tout pour une première fois, vraiment ! La preuve que les bandages pour humains c’était le même principe que pour les animaux, songea-t-elle.

- Merci d'avoir pris soin de moi...
- Ne me remercie pas voyons, c’est la moindre des choses…
murmura-t-elle timide.
- S'il te plait, tu peux aller me chercher une canette de coca ? Enfin, tu peux en prendre pour toi aussi, fais comme chez toi ~
- Bien sur mon chéri, dit-elle en souriant avant de se lever.

C’est bien parce qu’il était mal en point ! La demoiselle se dirigea vers la cuisine, ouvrit le frigo et vit le paradis des canettes de coca. Cherie, light, zero, caramel mon dieu ! Laquelle prendre ? Telle était la question. Les yeux de la blondinette ne savaient plus où se poser c’était horrible. Trop trop trooooop de choix ! Et Alice et les choix ça faisait bien dix mille. Bon, quand on ne sait pas choisir, on ne choisit pas. Elle prit une canette de chaque sortes sauf qu’étant humaine et n’ayant que deux bras elle décida de jouer les équilibristes avec les bouteilles comme les serveurs dans les pubs. Elle revint au salon veillant à ne rien faire tomber mais le jeune brun avait disparu. SYMPA elle elle se cassait la tête à ramener tout ça JUSTE pour lui et lui il s’en allait. Ha non il était dans le hall. Avec une jeune fille brune qui lui rappelait fortement quelqu’un… Elle l’avait déjà croisé quelque part oui… HA MAIS C’EST LA MUETTE ! Alice oublia qu’elle portait des canettes et lâcha tout pour lui faire coucou un grand sourire aux lèvres. Les canettes firent un bruit monstrueux qui retentit dans toute la demeure,  et plusieurs d’entre elles s’écrasèrent lourdement sur l’homme qui était toujours allongé par terre. La légende sur l’intelligence des blondes n’était définitivement pas une légende quand on voyait ce que faisait Alice parfois... Tête en l’air et pas douée… Oops… Son sourire devient vite gêné. Elle enjamba le foutoir, et rejoins les deux jeunes gens à l’entrée. Ow Yumi était trop mimi avec sa pitite ardoise et ses couettes ! Sauf que la petite brune avait l’air très inquiète…

- Euuuh, désolée de vous déranger, je voulais juste te demander si tu avais des nouvelles de Lloyd, Luke fait que de me demander ça. Mais avant, je peux savoir pourquoi vous êtes dans un sale état ? :/


- C’est… une longue histoire assez farfelue,
commença Alice un sourire crispé. Mais viens entre, on sera mieux au salon !

La blonde referma la porte puis aida Yumi à faire assoir le jeune brun sur le divan. Elle se chargea de raconter toute l’histoire à la nouvelle arrivante sans omettre un seul détail. Mais c’est en omettant aucun détail qu’elle en remarqua un plutôt étrange, surement insignifiant pour l’enquête mais important pour Alice… Pourquoi l’homme avait-il appelé Gabriel… Agent Sapphire ? Elle laissa le jeune brun poursuivre la suite de l’histoire, réfléchissant sur cette appellation, les sourcils légèrement froncés. Elle ne mit pas longtemps à déduire que son petit ami travaillait pour Mère Grand, principale ennemie de son patron… Il fallait qu’elle tombât amoureuse d’un opposant ! Bon dieu elle avait un don pour s’attacher à des agents du camp adversaire ce n’était pas croyable. La preuve, son meilleur ami travaillait aussi pour l’Agence Cooki buuuh. Il faudra qu’elle ait une discussion avec Gabriel à ce sujet… Quoiqu’il en soit, ça ne les avançait pas plus sur la disparition de Lloyd…

- S'il y a quelque chose que je peux faire en attendant... Ouais, par exemple ramasser et balancer la moitié de cadavre qui était toujours par terre.

- Awi je l’avais oublié celui-là, dit-elle en posant son index sur sa lèvre inférieure, ses grands yeux bleus regardant le cadavre avec innocence. Je doute qu’on passe inaperçus si on se promène avec un cadavre dans la rue… A moins qu’on l’enterre dans le jardin ! Nan ?

Alice, jeune fille innocente, pleines d’idées lumineuses et atrocement… glauques. Voyant la tête que tirait Yumi et le jeune brun, elle se résigna à opter pour une idée moins… moins bizarre. Elle se leva donc et prit les draps qu’elle avait ramenait avec elle tout à l’heure pour soigner Gabriel, et recouvrit le cadavre de l’homme.

- Voilà qui est résolu, bon si on se concentrait sur Lloyd ? Gabriel tu n’as pas une idée d’où il aurait pu aller ? Il faut réagir vite, à l’heure qu’il est, il est peut -être en danger…
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Jeu 16 Juil - 3:13


HRP

Spoiler:
 
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Mar 6 Oct - 22:06
Finalement, Gabriel expliqua à Yumi ce qu'il s'était passé, et se mit avec les filles à cogiter à là ou Lloyd aurait pu aller. Quelques minutes plus tard, le brun reçut un appel de Luke, paniqué, lui disant que son cousin était introuvable personne ne savait ou il était passé. Le brun, apprenant tout ça, envoya son téléphone violemment contre le canapé, se mit à pleurer et à crier, ayant perdu sa seule famille résidant ici, mais fut réconforté essentiellement par Alice.

Quant à ce qu'il se passa après ces douloureux évènements... La suite, au prochain épisode, avec un Gabriel un peu plus mature.

HRP:
 



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Merci les gens 83:
 

Ce que ma connerie peut faire:
 
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